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UNE PRESTIGIEUSE EXPOSITION...

| 10/04/2026
Informations

UNE PRESTIGIEUSE EXPOSITION
POUR LES 30 ANS DU MUSÉE DES TIMBRES ET DES MONNAIES DE MONACO

Créé en décembre 1995 par ordonnance du prince Rainier III et ouvert au public en janvier 1996, le musée des Timbres et des Monnaies de Monaco a aujourd’hui 30 ans. À cette occasion, une prestigieuse exposition, dont le commissaire général est le professeur latiniste émérite Jean-Louis Charlet, est organisée depuis le 24 mars dans les locaux du musée. Conçue à partir des archives de la Principauté, elle fait connaître la genèse de cette création, notamment en ce qui concerne sa partie monétaire. C’est ainsi qu’ont été rappelées, pour la première fois, les expériences de musée Monétaire à Monaco qui précédèrent ce musée, appelé couramment MTM ou encore musée de Fontvieille, avec le rôle majeur joué par un grand numismate niçois décédé en 2002, Jean-Jacques Turc, dont il importe de perpétuer le souvenir.

Cette exposition exceptionnelle, la sixième depuis 2008 en ce qui concerne l’activité monétaire du MTM (2008, 2012, 2015, 2020, 2023, 2026) a été naturellement inaugurée par S.A.S. le prince Albert II comme les précédentes et elle se poursuivra jusqu’à la fin du mois d’avril.

À l’ouverture du musée en janvier 1996, la philatélie occupait la part la plus importante du MTM, ce qui était parfaitement logique. La collection philatélique de S.A.S. le prince de Monaco est en effet une des plus importante du monde, avec celle que possédait la reine Élisabeth II d’Angleterre. En ce qui concernait alors la numismatique, celle-ci était éclatée entre trois collections : celle de S.A.S le prince de Monaco, conservée au Palais avec une partie exposée au Palais même au sein du musée des Souvenirs napoléoniens et des Archives, aujourd’hui disparu ; celle du gouvernement monégasque constituée à l’initiative de Jean-Jacques Turc ; enfin celle du musée d’Anthropologie préhistorique, au Jardin Exotique, où étaient conservées toutes les monnaies découvertes à Monaco depuis le XIXe siècle dont notamment le célèbre trésor de La Condamine (monnaies romaines en or du Bas-Empire).


Fig.1 - plan du Musée - © Musée des Timbres et des Monnaies

La surface totale du MTM comprenant les espaces d’exposition, les locaux administratifs et les réserves est d’environ 600 m². La disposition des deux salles d’exposition est la suivante : une grande salle d’exposition rassemblant un maximum de timbres et de monnaies exposées et une petite salle, dite « salle des timbres rares » réservée à la présentation des raretés philatéliques lors des exposition philatéliques internationales qui ont lieu tous les deux ans au musée sous le nom de Monacophil. Depuis 2008, cette salle accueille les monnaies les plus rares présentées lors des expositions numismatiques de prestige appelées Monaco numismatique (2008, 2012, 2015, 2020, 2023).

Voici comment se présentaient ces deux salles en 1996 (fig.1). Elles ont un peu changé depuis sauf en ce qui concerne la numismatique. On remarquera d’abord l’emplacement d’une grosse machine, une rotative destinée à l’impression des timbres. À l’origine, J. J. Turc souhaitait que le MTM puisse présenter sur cet emplacement, au sol renforcé en raison du poids de la rotative, le balancier de J. J. Droz dit « à têtes de lion » qui avait servi à frapper, de 1837 à 1841, des monnaies et des médailles dans l’atelier monétaire aménagé dans le Palais de Monaco sous le règne du prince Honoré V. Ce balancier avait été acheté à la Monnaie de Paris par Honoré V puis revendu à celle-ci en 1842 après la fin des émissions. J. J. Turc souhaitait que ce balancier, « mis à la retraite » en 1956, retourne à Monaco sous la forme d’un prêt de la Monnaie de Paris. Les négociations ayant échoué à l’époque, l’emplacement destiné au balancier de Droz, fut alors occupé par la rotative.


Fig.2 - Balancier de Droz - © édition Gadoury

Toutefois, les négociations reprises avec mon concours actif, après la mort de J. J. Turc, permirent le retour du balancier à Monaco en janvier 2011, sous la forme d’un prêt de longue durée accordé par la Monnaie de Paris qui accepta d’ajouter au balancier un découpoir. Le balancier de Droz (fig.2) occupe maintenant sur le plan de la fig.1 l’espace marqué « Haltemedia » ; un peu plus tard, une donation permit d’accueillir en complément un petit balancier qui occupe aujourd’hui l’espace marqué « vidéo ». Naturellement, pour pouvoir recevoir le balancier de Droz (1,400 tonne), il a fallu renforcer le sol du MTM à l’emplacement choisi.

Dans la présentation actuelle du MTM, le balancier de Droz et le découpoir sont particulièrement mis en valeur par les textes et les planches de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (1750-1770) dont le balancier, construit en 1796, est presque contemporain ; un exemplaire original de l’Encyclopédie consacré au monnayage ainsi que des ouvrages monétaires de 1692 et 1714 accompagnent les planches d’explication.


Fig.3 - Cérémonie d’installation du balancier en 2011 - ©archive personnelle

Le balancier, qui est un des joyaux du MTM, fut installé solennellement en janvier 2011, avec le découpoir, par S.A.S. le prince Albert II en présence des représentants de la Monnaie de Paris, au cours d’une cérémonie accompagnée d’une petite exposition (fig.3).

À cette date, la surface consacrée aux monnaies dans le MTM avait considérablement augmenté depuis l’époque de J. J. Turc (1996-2002). À l’origine, les monnaies exposées comprenaient celles de la collection du gouvernement, constituée par J. J. Turc, ainsi qu’un échantillon de la collection princière. En 2002, Turc étant décédé, le prince Rainier III décida d’étendre à la numismatique, la compétence de la commission consultative placée auprès de lui pour s’occuper de la philatélie. Christian et Jean-Louis Charlet, quelques années plus tard Francesco Pastrone, furent alors nommés membres de cette commission princière alors qu’ils siégeaient déjà au comité de gestion du musée des Timbres et des Monnaies depuis 1999, en remplacement de J. J. Turc très âgé et victime de son état de santé.


Fig.4 - Vues intérieures du musée - © Musée des Timbres et des Monnaies

Le nombre de monnaies exposées au MTM fut alors plus que doublé par venue de l’échantillon de la collection princière exposée au musée Napoléonien et des Archives, puis par les donations successives de la collection Barruero et de la collection Vescovi de luigini (1600 exemplaires). Dans le même temps, la collection du gouvernement fut fusionnée avec la collection princière. Ces acquisitions permirent d’accroître le nombre des vitrines consacrées à l’exposition permanente de monnaies, monnaies monégasques et billets. Les photos ci-jointes (fig.4) permettent de se rendre compte de l’espace occupé par la présentation des monnaies ainsi que des outillages monétaires, dont le balancier de Droz est le plus important.

Outre la plus belle et la plus importante collection de monnaies monégasques du monde, avec celle du roi d’Italie Victor-Emmanuel III conservée au musée National romain (Rome), l’autre caractéristique principale du MTM est de montrer aux visiteurs les outils et les étapes de la fabrication des monnaies, antérieurement à nos techniques contemporaines. C’est ainsi qu’ils peuvent voir, à l’exception du laminage, les outils des différentes étapes de la fabrication monétaires : gravure des coins, découpage des flans dans les feuilles obtenues par le laminoir à partir de lingots, frappe des flancs qui sont transformés en monnaies par le balancier. Les monnaies sont alors le produit fini dont le visiteur comprend comment il a été obtenu.

Ce caractère pédagogique du MTM, accentué par la présence de nombreux cartels explicatifs, tant des monnaies exposées que des outillages, fut relevé il y a quelques années par le Recteur de l’Académie de Nice. Il fut remarqué également par l’éminente numismate que fut madame Françoise Dumas (1932-2024), ancienne directrice de la Bibliothèque de l’Institut de France (Académie française et les 4 autres Académies) après avoir été conservatrice au Cabinet des Médailles et présidente de la Société Française de Numismatique.


Fig.5 - Photographie de Christian Charlet et Michel Amandry en 2012 - ©jda

Alors en vacances à Nice, Françoise Dumas décida de venir visiter le MTM de Monaco dont elle avait entendu parler à travers mes communications et interventions à la Société française de numismatique où elle participait aux réunions avec assiduité. À son retour à Paris, elle fit connaître sa grande satisfaction d’avoir découvert un musée de grande qualité, présentant des monnaies très rares, en liaison étroite avec le monnayage. Comme le recteur de l’Académie de Nice ultérieurement, elle avait apprécié la pédagogie recherchée par le MTM résolument tourné vers l’information des visiteurs plutôt que vers la satisfaction personnelle des exposants. Le rapport positif très favorable de Françoise Dumas permit de convaincre le directeur du DMMA (Cabinet des Médailles) Michel Amandry d’accepter la participation de la BnF à la première exposition numismatique de 2008 puis à celles de 2012 et de 2015, Michel Amandry venant lui-même personnellement à l’exposition de 2012 comme le montre ci-après la photo où, en compagnie de Chr. Charlet, commissaire général de l’exposition, il installe dans les vitrines les monnaies prêtées par la BnF (fig.5).

L’exposition de 2008 fut consacrée à faire connaître une série de monnaies exceptionnelles, de l’Antiquité grecque à nos jours, les décadrachmes de Syracuse voisinant avec les multiples d’or de Louis XIII appelés communément à tort « 10 louis » et « 8 louis ». À cette occasion, le Cabinet des Médailles avait prêté la pièce de 500 Fr or 1934 au nom de Louis II de Monaco financée à 2 exemplaires par le mécène Charles de Beistegui. Celle de 2012 associa les monnaies à des documents d’archives uniques sur le thème de la souveraineté monégasque reconnue en 1512 et de l’avènement de la Principauté, substituée à la Seigneurie, un siècle plus tard en 1612-1614.

Un beau catalogue, encore disponible au MTM, retrace cette magnifique exposition qui fit mieux connaître aux visiteurs l’histoire de Monaco et de ses princes.

2015 fut une grande date, celle du tricentenaire de la mort de Louis XIV. Beaucoup de gens ignoraient alors les liens exceptionnels qui unissaient le Roi-Soleil et la Principauté de Monaco. Et pourtant… Depuis le traité de Péronne, conclu en septembre 1641 entre Louis XIII et Honoré II de Monaco, des relations privilégiées avaient été créées entre la France et Monaco ; elles sont encore à l’origine des liens actuels entre les deux pays qui reposent sur cette pierre angulaire multiséculaire. À l’occasion de la conclusion de cette nouvelle alliance, Louis XIII avait remis à Honoré II ses propres colliers des ordres royaux et peu après le tout jeune Louis XIV était devenu parrain du futur Louis Ier, petit-fils et successeur d’Honoré II dont Louis XIV fera son ambassadeur extraordinaire auprès du pape en 1700. Cette grandiose exposition (cf. Catalogue) mit en lumière de façon éclatante la numismatique du Roi-Soleil et celle des princes de Monaco, valorisée par la présence de somptueux documents d’archives prêtés par le Palais de Monaco (Direction des Archives et de la Bibliothèque).

Parallèlement, à la suite de la donation du grand collectionneur monégasque Marcel Barruero, le numismate professionnel Romolo Vescovi fit don au prince Albert II de son exceptionnelle collection de luigini (1600 exemplaires variés) qui avait servi à la rédaction de l’ouvrage du commandant Cammarano (1998), publié par les Éditions Victor Gadoury avec le concours du Cabinet des médailles de la BnF. Les luigini (italien : petits louis) étaient les imitations des petites pièces d’argent de 5 sols, créées par Louis XIII en 1641 et frappées ensuite par sa nièce, Anne-Marie-Louise de Bourbon-Orléans-Montpensier, princesse de Dombes, fille de Gaston d’Orléans et cousine germaine de Louis XIV. Ces petites pièces d’argent furent systématiquement imitées à Orange, Monaco, sur la Riviera italienne et en d’autres endroits, conduisant à une énorme production spéculative d’environ 180 millions d’exemplaires dispersés dans l’Empire ottoman, appelé « Le Levant » où leur valeur était augmentée jusqu’au double. Commencée vers 1658, cette spéculation fut stoppée par les autorités turques en 1670. L’exposition au MTM en 2023, grâce à la collection Vescovi devenue monégasque et à d’autres, dont celles de Jean-Louis et Olivier Charlet, permit la rédaction d’un exceptionnel catalogue scientifique qui est aujourd’hui une référence mondiale car il fait autorité par la qualité de son contenu qui rassemble les meilleures connaissances établies en matière de luigini, en complément des catalogues existants qu’il valorise.

Le développement de la numismatique en Principauté, depuis le début du XXIe siècle et l’intérêt porté par S.A.S. le prince Albert II à cette discipline a suscité une nouvelle orientation de la collection princière. Dès son avènement, le prince Albert II s’est personnellement investi dans la mise en valeur historique des anciens fiefs territoriaux possédés autrefois par ses ancêtres, tant en France qu’en Italie. Seul ou en famille, le prince souverain visite chaque année un ou plusieurs de ces anciens fiefs.

En Italie, il y a bien sûr l’ancienne principauté de Bardi et Compiano, Borgo Val di Taro située entre le duché de Parme et la Spezia. Au début du XVIIe siècle, l’oncle maternel d’Honoré II de Monaco, le prince Federico Landi de Valdetare fut le tuteur de celui-ci, c’est-à-dire le régent de fait de la seigneurie de Monaco. C’est lui qui détermina son pupille à transformer en 1612-1614 la Seigneurie en Principauté et à proclamer son droit de battre monnaie. Il était donc naturel, sur le plan numismatique d’ajouter à la collection de monnaies monégasques du MTM une collection des monnaies de Federico Landi de Valdetare : la collection qui a été ainsi constituée, à partir de celle de l’ambassadeur René Novella, est la plus belle existante. Elle a été exposée à Charleville-Mézières en 2025 (Exposition Rethel-Mazarin).

Parmi les autres fiefs italiens, il faut signaler le marquisat de Campana et le comté de Canossa ainsi que quelques petits fiefs en Italie du Sud au-delà de Naples. Ces titres apparaissent sur les premières monnaies de Monaco frappées en 1640 : le MTM en présente la série la plus complète possible.

En ce qui concerne les anciens fiefs situés en France, les Grimaldi les ont reçus à trois occasions, aux XVIIe et XVIIIe siècles :
• En 1642, fiefs donnés par Louis XIII en compensation des fiefs italiens (Campana et Canossa, etc.) confisqués par le roi d’Espagne Philippe IV. Ces fiefs furent le duché-pairie de Valentinois, le marquisat des Baux de Provence, le comté de Carladez en Auvergne, la baronnie des Buis (Buis-les-Baronnies) en Dauphiné. Le titre de duc de Valentinois et pair de France figure sur les monnaies d’Honoré II.
• En 1715, fiefs de Normandie et de Bretagne (comté de Torigny-sur-Vise, baronnie de Saint-Lô, duché d’Estouteville, seigneurie de Matignon) apportés aux Grimaldi par Jacques de Gouyon-Matignon à l’occasion de son mariage avec Louise Hippolyte Grimaldi, princesse héritière de Monaco. Jacques de Gouyon-Matignon devient successivement duc de Valentinois et pair de France (1715) puis prince de Monaco (1731) avant d’abdiquer en faveur de son fils Honoré III en 1733 à la majorité de ce dernier, fixée à l’âge de 13 ans ;
• En 1770 fiefs en Ardenne (duché de Rethel), en Alsace (seigneuries de Thann et Belfort, comté de Ferrette) et en Île-de-France (Massy, Longjumeau, Chilly-Mazarin) par Louise d’Aumont, duchesse de Mazarin (Rethel-Mazarin) à l’occasion de son mariage avec le prince héritier de Monaco, futur Honoré IV.

L’intérêt porté par S.A.S. le prince Albert II aux anciens fiefs des Grimaldi a permis d’accroître sa collection de monnaies d’une part d’espèces de l’ancien duché de Valentinois (ancienne collection Chareyron) d’autre part des princes de Gonzague ducs de Rethel au XVIIe siècle1. Les monnaies du Valentinois ont fait l’objet d’une exposition au MTM en 2023 avec catalogue rédigé par le commissaire général de l’exposition J. L. Charlet, tandis que les monnaies des Gonzague ducs de Rethel ainsi que les monnaies de Bardi et Compiano ont été exposées au musée de l’Ardenne de Charleville-Mézières de mars à juin 2025 (catalogue monétaire établi par Chr. Charlet).


Fig.6 - Pistole d’or - © Musée des Timbres et des Monnaies


Fig.7 - Tallero au phénix - © Musée des Timbres et des Monnaies

On le voit, le MTM a joué un rôle majeur depuis un quart de siècle dans le développement de la numismatique à Monaco et il est reconnu aujourd’hui comme un musée de haut niveau malgré sa dimension relativement modeste. Cela tient à la qualité de son contenu, notamment les grands outillages (balancier de Droz et découpoir de Gengembre). Parmi les monnaies exceptionnelles, on peut citer :
• La pistole d’or 1649 (fig.6), connue à quelques exemplaires et très recherchée.
• Le tallero au phénix, vers 1660, connu à 2 exemplaires (fig.7), sans doute créé à l’occasion du mariage du futur Louis Ier, petit-fils et successeur d’Honoré II. Cette extraordinaire monnaie aux armes paternelles (Grimaldi) et maternelles (Valdetare) d’Honoré II évoque à travers cet événement le « passage de témoin » du vieillard Honoré II à son très jeune petit-fils (18 ans) grâce au symbole du phénix renaissant de ses cendres. Cette monnaie d’exception n’avait pas cours en France mais pouvait circuler au Levant.
• L’écu d’argent de Louis Ier 1681. Cette monnaie rarissime (fig.8), dont le MTM expose aujourd’hui le plus bel exemplaire connu et qui a été exposée en Chine, est une imitation de l’écu de Louis XIV, peut-être gravée par l’artiste Joseph Roettiers. Ce portrait de 1682 est repris en 1708 par Antoine Ier (fig.9).

• L’essai en or de la magnifique pièce de 10 francs gravée par Roger Bernard Baron après le décès tragique de la princesse Grace en septembre 1983. Au revers figure une rose, symbole privilégié de la défunte (fig.10).


Fig.8 - Écu d’argent Louis Ier 1682 - © Musée des Timbres et des Monnaies


Fig.9 - Écu d’argent Antoine Ier (1708) - © Musée des Timbres et des Monnaies


Fig.10 - Essai en or 10F princesse Grace 1982 © Musée des Timbres et des Monnaies


Fig.11 - 5 francs Honoré V 1837 - © Musée des Timbres et des Monnaies

On notera par ailleurs que les pièces de 5 francs 1837 en argent (fig.11), décime et 5 centimes en cuivre, sont présentées à côté du balancier qui a servi à les frapper tandis qu’une maquette, réalisée par J. J. Turc, montre le fonctionnement matériel de l’atelier monétaire dans le Palais au XIXe siècle (fig.12).


Fig.12 - Maquette réalisée par Turc - © Musée des Timbres et des Monnaies

Lors de la dernière journée du patrimoine en octobre 2025, le MTM a reçu 175 visiteurs enchantés de leur passage au musée, de ce qu’ils ont découvert et des réponses qui ont été apportées à leurs questions. Avant eux, les participants au colloque de la SENA en 2015, aux Journées numismatiques de la SFN et, plus récemment encore Philippe Théret, Michel Taillard et Laurent Schmitt ont pu parvenir aux mêmes conclusions.

En raison d’importants travaux d’agrandissement du centre commercial de Fontvieille, il est possible que l’actuel musée des Timbres et des Monnaies soit déplacé dans un lieu non encore défini. Alors formons les vœux les plus fervents que si cette hypothèse se réalise la nouvelle vie que le MTM recevra sera le signe d’une nouvelle marche en avant.

Christian CHARLET
Membre du Comité de gestion
du MTM de Monaco depuis 1999

N.B. Les photos sont extraites de la brochure d’information et des archives du musée des Timbres et des Monnaies (MTM), ainsi que du Gadoury rouge 2017 pour le balancier de Droz.


  1. 1 Le duché de Rethel prit le nom de duché de Mazarin après son acquisition au profit d’Hortense Mancini, nièce du cardinal Mazarin, duchesse de Mazarin.

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