Une délégation de l'Association pour la création d'une monnaie locale basque, écologique et solidaire (Ambes) s'est rendue en Bavière du 25 au 28 janvier. Elle a pu y étudier longuement le fonctionnement et l'impact du chiemgauer, la monnaie locale la plus aboutie d’Europe. Une monnaie locale créée en 2003 et qui a généré en 2011 un chiffre d'affaires de plus de 6 millions d'équivalents euros dans la région du Chiemgau, qui compte 280 000 habitants. Le chiemgauer a pour objectif de relocaliser une partie de l'économie et de renforcer les liens sociaux, la vie associative et les solidarités dans les communautés locales.
La prochaine réunion du comité de pilotage de l'association Ambes, mercredi 1er février, aura pour thème unique le compte-rendu détaillé de ce voyage d'étude : y sera évoqué ce que les « voyageurs » ont pu apprendre là-bas sur le fonctionnement concret de cette monnaie locale utilisée à ce jour par 600 entreprises et des milliers d'habitants, ainsi qu'un bilan de son évolution de 2003 à aujourd'hui. À titre d’exemple, le chiemgauer a permis en 2011 de financer des associations locales à hauteur de 50 000 équivalents euros.
Ce compte-rendu sera suivi d'une discussion sur les points que cela soulève quant au projet de monnaie locale en Pays Basque. Pour rappel, il s’agit de créer une monnaie utilisable uniquement au Pays Basque, pour relocaliser et dynamiser l'économie, en empêchant la monnaie de 'fuir' le territoire et la rendant 'fondante', c'est-à-dire que plus on tarde à l'utiliser, plus elle perd de la valeur. Aucun intérêt à épargner : la monnaie perd ainsi son caractère spéculatif.
Les personnes intéressées par le projet de monnaie locale en Pays Basque et qui ne sont pas membres du comité de pilotage de l'association Ambes peuvent assister à cette réunion qui aura lieu ce mercredi 1er février à 19h à Bayonne dans les locaux de la Fondation Manu Robles-Arangiz (20, rue des Cordeliers, dans le Petit Bayonne, renseignements au 06 32 38 23 19).
Espérons que les billets créés seront assez beaux pour que nous puissions les vendre aux collectionneurs !