
SYLLOGE NUMMONRUM ROMANANORUM ITALIA

Sous la direction de Niccolò Daviddi et Francesco Paratico, Sylloge Nummonrum Romananorum Italia (SNGRI), Museo Archoeologico « Gaio Cilnio Mecenate di Arrezzo », Roma – Repubblica, Miniisterio della Cultura. Direzione regionale Musei nazionali Toscana, Edizioni D’Andrea, Bari, 2025, relié cartonné 21 x 30 cm, 216 p. 632 n°, illustrations couleur (en italien). Code : Ls 121 ; Prix : 55€.

Sous la direction de Stefano Bani, Sylloge Nummonrum Romananorum Italia (SNGRI), Museo Archoeologico « Gaio Cilnio Mecenate di Arrezzo », Volume II, Roma – Impero, Edizioni D’Andrea, Bari, 2025, relié cartonné 21 x 30 cm, 287 p., 822 n°, illustrations en couleur (en italien). Code : Ls 122 ; Prix : 60€.
Nous avons déjà eu l’occasion plusieurs fois de vous présenter des ouvrages de la série SNGRI, dont plusieurs volumes de la série ont été rédigées pour le Monetiere del Museo Archeologico Nationale, Firenze : vol. I, Augusto ; (vol. IV. 1 & 2 guerres Civiles et Flaviens ; vol. IX. 1& 2, les Sévères ; vol. X, de Maximin Ier à Volusien ; vol. XI, d’Émilien à Victorin ; vol. XIII, de Dioclétien à Licinius II dont nous avons pu rendre compte dans les colonnes du Bulletin Numismatique et qui sont toujours disponibles pour ces volumes et en cours de publication pour ceux restant à paraître.
« Le premier livre de cette célèbre institution est consacré à l'un des monnayages qui a toujours fasciné les chercheurs du monde entier, celui de la Rome républicaine. Les spécimens les plus anciens, c'est-à-dire la série des monnaies coulées, sont conservés ici. L'ouvrage se termine par les premiers exemplaires en argent, frappés après que Rome eût pris contact avec l'Italie méridionale. Niccolò Daviddi et Francesco Paratico, avec la contribution de Fiorenzo Catalli, grâce à la clairvoyance des responsables Stefano Casciu et Maria Gatto, respectivement directeur régional des musées nationaux de Toscane et directeur du musée Archéologique national d'Arezzo. »
Après les présentations communes, propres à ce type d’ouvrages, pour les responsables régionaux et du musée (p. 3) le début du livre est suivi du mot de l’éditeur Alberto D’Andrea (p. 4 ) et précède une introduction détaillée de l’histoire de la collection du musée Archéologique national d’Arezzo par F. Paratico (p. 5-23) où son auteur décrit le lieu de conservation, l’ampleur de la collection numismatique depuis l’origine. Ces données sont complétées par une chronologie du monnayage républicain sous la même plume (p. 24-30).
Le catalogue débute à la page 30 pour prendre fin à la page 182 avec un total de 632 notices de monnaies depuis la série librale (n° 1-46) jusqu’à trois quinaires d’Octave, frappés en 29-27 avant J.-C., auxquels s’ajoute une monnaie de Panorme. Les 390 premiers numéros de la SNG ne sont constitués pratiquement que de monnaies de bronze coulées ou frappées, photographiées à l’échelle 1, souvent avec de jolies patines vertes, en dehors de quelques deniers (p. 30-122). Les pages suivantes voient se mélanger les dernières monnaies de bronze associées au monnayage d’argent des IIe et Ier siècles avant J.-C. Parmi ces monnaies, nous découvrons un rare aureus pour Sylla frappé en 82 avant J.-C. (n° 553, p. 154 (agrandissement) et 155). Si la collection d’argent ne présente rien d’exceptionnel, celle de bronze est tout à fait édifiante et mérite notre attention. Elle confirme la richesse des musées italiens pour ces séries, souvent délaissées chez nous, en raison de leur aspect et de leur masse qui ne s’intègrent pas toujours facilement dans les médailliers en dehors du Cabinet des médailles (BnF/ DMMA). Il est à noter que le dernier numéro est une reproduction et décrite comme telle.
Ce premier volume se referme sur plusieurs index, fort utiles : ateliers (p. 183) ; autorités d’émission (p. 184-189) ; types de droit (p. 190-191) et de revers (p. 194-194) complétés par celui des légendes (p.195-201). Un appendice traite des deniers serrati (p. 202-204) et de ceux qui sont fourrés ou suberati (p.205-207) complété par des remarques sur les monnaies contremarquées (p. 207) ainsi que celles portant des graffiti (p. 208-209) ainsi qu’un bronze revêtu d’une inscription étrusque. La bibliographie (p. 211-216) referme l’ouvrage.
Nous invitons nos lecteurs à se procurer cet ouvrage, en particulier pour ceux qui s’intéressent au monnayage de bronze de la République romaine.
« Le second volume de cette série poursuit le projet de diffusion du patrimoine numismatique du musée Archéologique national d’Arezzo, en se concentrant sur la collection de monnaies impériales romaines, d’Auguste à Honorius, l’un des derniers souverains de Rome. Le livre a été réalisé par Stefano Bani, avec la contribution du Dr. Fiorenzo Catalli, grâce à la prévoyance des fonctionnaires Dr. Stefano Casciu et Dr. Maria Gatto, respectivement directeur régional des musées nationaux de Toscane et directeur du musée Archéologique national d'Arezzo. »
Si les dix-huit premières pages de ce second volume sont identiques à celles du premier, son contenu différent, débute à la page 19 pour se terminer à la page 245 autour de 822 notices pour les monnaies. Nous avons été un peu surpris par le nombre de copies modernes depuis la Renaissance qui sont incorporées dans le catalogue au lieu, par exemple, d’être rejetées à la fin. Même si ces monnaies font partie intégrante de l’histoire de la collection. Les placer ainsi, dans le corps du catalogue pourrait tromper les moins attentifs de nos lecteurs ou bien ceux qui ne maîtrisent pas l’italien ! Les copies côtoient parfois de manière troublante les originaux, pouvant créer une confusion.
L’ordre du catalogue est chronologique. Nous avons deux aurei pour Néron (n° 112 et 113) dont celui de couverture qui ne respecte pas le classement et un binio (4,07 g) de Gallien (253-268) qui ne figure pas dans les ouvrages de référence dont le Toffanin en italien, consacré au monnayage de l’atelier de Milan, cité dans la notice, mais pas repris dans la bibliographie.
Des tableaux des dynasties sont incorporés au catalogue et se trouvent aux pages 26, 39, 103 et 128. Ils sont empruntés à l’ouvrage de V. Piccozzi, la Monetazione Imperiale Romana, Roma, 1966, bien qu’ancien, toujours utile.
Une bibliographie indigente puisqu’elle ne comporte que deux titres : Cohen et RIC et encore, dans sa version arrêtée en 1994, sans tenir compte des éditions ultérieures jusqu’en 2024. Un peu sommaire pour ce type d’ouvrage (p. 246). Plusieurs index viennent compléter l’ouvrage (p. 247-287) qui ne seront peut-être pas d’une grande utilité car difficiles à utiliser.
Avec des photos de très bonne qualité, même parfois pour des exemplaires de piètre qualité avec des très jolies patines pour les bronzes, cet ouvrage s’intègre parfaitement dans la série des SNGRI, mais nous a laissés un peu plus sur notre faim.
Laurent COMPAROT & Laurent SCHMITT