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David Dufeux n’est pas inconnu pour les lecteurs du Bulletin Numismatique. Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer la publication de son premier ouvrage, paru l’année dernière, consacré à la Gloire de l’Armée (GLORIA EXERCITVS) sous Constantin Ier dont nous avons rendu compte dans nos colonnes (BN 254, juillet-août 2025, p. 12-13). Nous vous invitons à le découvrir et à l’acquérir pour ceux qui ne l’ont pas encore fait. Il sera utilement suivi par ce nouvel opus qui est en quelque sorte la suite et le complément indispensable du précédent.
Nous sommes d’autant plus heureux de rendre compte de cet ouvrage, que son auteur, membre des Amis des Romaines (ADR), nous a fait l’honneur de nous remercier pour notre aide dans la préparation de ce nouveau volume.
Dans sa préface (p, I), l’auteur rappelle le lien indissociable qui relie ce nouveau volume au précédant, dans la continuité chronologique, le complétant et l’enrichissant. Nous avons déjà évoqué les remerciements qui prennent place à la page III. Une courte introduction p. V justifie la publication de ce livre. Le sommaire se trouve à la page VII et clôt cette partie introductive.
Les pages 1 à 74 constituent la partie explicative et justificative qui précède le catalogue p. 75-214. La dernière partie de l’ouvrage étant consacrée aux annexes avec en particulier les tableaux de correspondance des références (p. 215-218) et l’inventaire, pour chacun des treize ateliers et les deux types monétaires pour Rome & Constantinople (p. 221-247), complété de la bibliographie (p. 249) et d’un rappel à la page 251 du livre déjà publié et toujours disponible ayant pour thème : « la Gloire de l’Armée ».
La première partie s’ouvre sur la réforme monétaire de Constantin Ier (p. 1-2) qui différencie les émissions liées à la réforme monétaire de 335 qui voit la taille des monnaies passer du 1/132 L., masse théorique de 2,46 g au 1/192 L., masse théorique de 1,69 g après cette date qui en réduit aussi la taille (diamètre). La page 3 s’attache à définir l’anatomie des deux grands types : Rome et Constantinople. Un glossaire (p. 4-5) vous permettra de retrouver les principaux termes utilisés dans l’ouvrage. Quelques traductions (p. 6) vous rappellent les principales légendes utilisées pour ces monnaies. S’appuyant sur le Roman Imperial Coinage (RIC) pour les volumes VII période (313-337) et VIII (337-364), p. 9, l’auteur revient sur la révision typologique des bustes, en particulier, pour le volume VII (p. 7) et en dresse une nouvelle typologie utilisée dans la codification de l’ensemble de l’ouvrage (p. 9). Cette partie est complétée par deux tableaux comparatifs des bustes pour les deux entités, très utile (p. 10). Nous trouvons ensuite la description et l’illustration de chacun des deux types, pour Rome (p. 10-11) et pour Constantinople (p. 12-15). À la page 16, vous trouverez la table pour les titulatures des droits et des revers des monnaies concernées, tandis qu’aux pages 17 à 19 vous aurez comme pour les droits, la description et l’illustration des revers.
Très intéressant et totalement inédit, non pas dans sa conception, mais dans sa réalisation, est le travail qu’a mené l’auteur à partir d’une base de plus de 3 500 exemplaires sur le type de Rome, et en particulier sur le médaillon qui se trouve sur le pelage de la louve. Cette partie est accompagnée de la représentation de l’ensemble des variétés dans la mesure du possible complétée par les tableaux de pointages pour chacun des treize ateliers traités d’Alexandrie à Trèves et devrait surprendre le lecteur et le collectionneur que vous pourriez devenir de ce thème si particulier (p. 20-50).
Dans les mêmes conditions et avec la même acuité, mais sans pointage, il s’attaque ensuite aux différents types d’aigrettes du casque romain pour chacun des deux bustes de Rome et de Constantinople (p. 51-52). Il dresse ensuite un inventaire des différents types de boucliers représentés au revers du type de Constantinople (p. 53-54). Dans les mêmes conditions, il s’attache à recenser les différents types d’étoiles pour Rome (p.55).
David se penche ensuite de manière plus générale sur l’étude des différents symboles monétaires rencontrés dans ce monnayage (p. 56-59). Il examine ensuite les grènetis de ces pièces et leur exergue (p. 60). Avec des tableaux, il s’attaque ensuite aux différentes marques d’ateliers, d’officines et d’émissions (p. 61-62) complétés par les tableaux réservés aux différentes combinaisons d’ateliers (p. 63-65). Le tableau de la page 66, réservé à la datation des deux types, sera très utile pour la lecture et la compréhension du catalogue.
L’auteur traite ensuite des monnaies « fautées » et des accidents de frappe (p. 67) avant d’aborder les imitations nombreuses et multiples dans leur réalisation (p. 68-72) sans négliger les hybrides dans les mêmes conditions (p. 70-72).
La page 73 est le résumé des indices rareté et précède une notice explicative afin de faciliter l’utilisation du catalogue à suivre (p. 74).
Le catalogue des treize ateliers suit, classé par ordre alphabétique, avec à chaque fois Rome qui est traité en premier lieu, suivi par Constantinople (p. 75-214). Nous découvrons successivement les ateliers : d’Alexandrie (p. 75-83) ; d’Antioche (p. 8-95) ; d’Aquilée (p. 97-102) ; d’Arles (p. 103-119) ; de Constantinople (p. 121-129) ; de Cyzique (p. 131-142) ; d’Héraclée (p. 143-154) ; de Lyon (p. 155-166) ; de Nicomédie (p. 167-174) ; de Rome (p. 175-191) ; de Siscia (p. 193-198) ; de Thessalonique (p. 199-204) et enfin de Trèves (p. 205-214).
Pour chacun des ateliers, en suivant la classification établie pour les volumes VII et VIII du RIC, David dresse les tableaux des différentes émissions pour chacun des deux types avec de nombreux inédits, des doublons qui ont été créés entre les deux volumes parus à vingt ans de distance. L’ensemble de ces tableaux sont complétés par une iconographie riche et variée toujours agrandie, afin d’en faciliter la lecture et l’identification. Ce catalogue renouvelle complètement notre vision de ce monnayage qui mérite à lui seul d’être étudié et collectionné avec des nouvelles pépites encore à découvrir.
Des tableaux de correspondance de références avec les ouvrages déjà publiés pour les ateliers d’Aquilée de Paolucci et Zub (p. 215), d’Arles avec Ferrando (p. 216-217) de Lyon pour Bastien (p. 218) viennent compléter le travail.
Enfin l’inventaire justificatif, portant sur plus de 7000 monnaies, pour l’ensemble du monnayage, permet de renouveler la vision que nous pouvions avoir de ce monnayage en rétablissant la rareté ou l’abondance de certains types (p. 219-248). Ces pages méritent toute votre attention et risquent de modifier fortement les préjugés que certains pouvaient avoir à propos de ces deux types - Rome et Constantinople - si attachants et qui méritent toute notre attention.
Une bibliographie, sommaire, mais qui ne se limite pas seulement aux ouvrages mais tient compte aussi des sites rencontrés sur Internet (p. 249) referme l’ouvrage.
Nous ne pouvons que vous conseiller d’acquérir cet ouvrage ainsi que le précédent qui vous offriront un panorama complet du monnayage de bronze entre 330 et 341, voire 347-348 pour les seuls types de Rome et de Constantinople. Nous avons avec ces deux ouvrages en français, deux outils pour bien débuter une collection de monnaies du IVe siècle. Nous espérons que David Dufeux ne s’arrêtera pas en si bon chemin et nous livrera dans le futur de nouveaux volumes sur ces monnayages si intéressants, riches d’enseignements et de découvertes à venir !
LE DEMI-ÉCU AUX BRANCHES D’OLIVIER, TÊTE CEINTE
D’UN BANDEAU DE LOUIS XV, FRAPPÉ EN 1757 À BOURGES (Y)
Monsieur Pascal Ribière nous a gentiment adressé la photographie d’un demi-écu aux branches d’olivier, tête ceinte d’un bandeau de Louis XV, frappé en 1757 à Bourges (Y) (13,99 g, 32,5 mm). Cette monnaie était mentionnée d’après les archives dans l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (1610-1794), n° 34 132, p. 978, mais n’était pas retrouvée. D’après nos recherches en archives, 2 demi-écus ont été mis en boîte, permettant d’estimer la production à seulement 830 exemplaires.
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LA NOUVELLE ÉDITION DU MONETE ITIALIANE REGIONALI SUR LA SICILE
La maison Varesi vient de publier une nouvelle édition du volume consacré à la Sicile dans la collection Monete Italiane Regionali. Cette série d'ouvrages est conçue comme une mise à jour pratique du Corpus Nummorum Italicorum, le grand corpus italien de la numismatique, avec des informations et des valeurs actualisées. Chaque volume correspond à une région historique de l'actuelle Italie. Alors que les précédentes éditions étaient rédigées par Alberto Varesi, la maison de Pavie a cette fois choisi deux nouveaux auteurs : Giuseppe Gugliandolo et Pierluigi Baisi.
Le monnayage de la Sicile est à l'image de son histoire, complexe et varié. Depuis la fin de la Pax Romana, l'île est devenue une terre d'invasion avec les Vandales, les Ostrogoths, la conquête musulmane puis la reconquête, puis l'arrivée des Normands, les périodes angevines, impériales, puis espagnole et enfin le rattachement au Royaume d'Italie. On va retrouver toute cette diversité dans ce catalogue qui comprend presque mille types avec en plus les variétés de dates ou de légendes. Comme il est de tradition dans le MIR, les monnayages sont ordonnés selon les ateliers de frappe et selon un ordre chronologique de règne. Sans surprise, les deux principaux ateliers sont Messine et Palerme. Les frappes des autres ateliers - Agrigente, Catane, Entella, Geraci, Syracuse ou Toarmine sont plus limitées.
L'ouvrage commence par une très courte introduction, des explications sur les cotations, une liste des abréviations utilisées, une ample bibliographie, des planches de légendes en arabe et en coufique. Le catalogue est divisé par atelier puis pour chaque atelier par règne. Les types sont illustrés en couleur et minutieusement décrits avec les légendes d'avers et de revers, des commentaires, le poids théorique ou constaté, le niveau de rareté de C à R5 (7 niveaux de rareté) et enfin une cotation pour deux états de conservation qui correspondent à un TB (Molto Bello) et à un SUP (Splendido). Une table des matières détaillée clôt l'ouvrage.
La présentation est claire, sur un joli papier et avec une bonne mise en page. Les illustrations en couleur sont de qualité. Nombre de commentaires et de notes de bas de page enrichissent l'ouvrage. Il ne s'agit pas d'un simple « lifting » des précédentes éditions mais d'un grand travail de refonte et de mise à niveau.
Parmi les point négatifs, on mettra en avant le prix, 100 €, mais c'est sans doute le prix pour se procurer un exemplaire des ouvrages de cette série dont la majorité des titres sont épuisés. Enfin comme beaucoup titres du MIR, je trouve que la finition de la reliure n'est pas au niveau.
Reste que ce livre saura trouver son public intéressé à découvrir et à collectionner ces monnaies siciliennes à la diversité extraordinaire.
L’ÉCU AU PORTRAIT APOLLINIEN DE LOUIS XIV, FRAPPÉ EN 1666
À BAYONNE (L) FRAPPÉ SOUS LE MAÎTRE LOUIS MARTIN (CŒUR)
Monsieur Loïc Lecat nous a adressé la photographie d’un écu au portrait apollinien de Louis XIV frappé en 1666 à Bayonne (L) sous le maître Louis Martin. Ce maître a exercé à Bayonne de 1662 à 1666 et avait pour différent un cœur placé avant le millésime. En 1666, il frappa des écus en janvier et février, mais aucun écu de ses productions n’avait été retrouvé. Cette monnaie est signalée à partir des archives dans l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (1610-1794), n° 33 129, p. 441, mais n’était pas retrouvée. Elle utilise le poinçon de buste LB tel que codifié dans cet ouvrage. D’après nos recherches en archives, il monnaya durant ces deux mois 550 marcs d’argent en écus, demi-écus et douzièmes d’écu. Avec 17 écus en boîte la production est estimée à 2 689 exemplaires. Ces écus furent mis en circulation suite à une unique délivrance faite entre le 22 janvier et le 3 février 1666. Pour l’exercice de Louis Martin en 1666, le demi-écu reste à retrouver.
Résultats de la vente et invendus disponibles jusqu’au 27 septembre
Madame, Monsieur,
Notre Live Auction Septembre 2026 vient de s’achever. Nous remercions l’ensemble des collectionneurs qui ont suivi cette vente, ainsi que les enchérisseurs pour leur participation.
Plusieurs monnaies ont suscité un vif intérêt. Nous vous invitons à découvrir quelques résultats marquants de la vente, ainsi que les lots encore disponibles pendant la phase d’invendus.
Les prix indiqués correspondent aux montants réalisés, frais acheteurs inclus.
Alexandre III le Grand, Statère d’or
bgr_1159601
Estimation : 25 000 €
Vendu : 20 650 €
Sicile - Syracuse, Tétradrachme
bgr_1159592
Estimation : 15 000 €
Vendu : 17 346 €
Philippe VI de Valois, Ange d’or
bry_1145934
Estimation : 18 000 €
Vendu : 15 930 €
Autres résultats notables
Prix indiqués frais acheteurs inclus.
Julia Domna, Aureus
Référence brm_1144718 - Estimation : 10 000 €
13 570 €
Galba, Dupondius
Référence brm_1147772 - Estimation : 2 000 €
12 390 €
Jules César, Denier
Référence brm_1144323 - Estimation : 1 500 €
9 440 €
Invendus disponibles uniquement jusqu’au 27 septembre
Après cette date, les lots restants ne seront plus accessibles dans le cadre de cette vente.
185 lots sont encore disponibles
La phase d’invendus est ouverte pour une durée limitée. Elle permet d’acquérir immédiatement les lots encore disponibles, avant la clôture définitive de la vente le 27 septembre.
La sélection réunit notamment des monnaies grecques, gauloises, romaines, mérovingiennes, carolingiennes, féodales et royales françaises, ainsi que des monnaies modernes, du monde, des jetons et des médailles. Les lots sont proposés dans la limite des disponibilités.
La phase d’invendus offre une nouvelle opportunité aux collectionneurs. Certains lots peuvent avoir été moins disputés pendant la vente tout en conservant un réel intérêt numismatique.
Cette sélection n’étant disponible que jusqu’au 27 septembre, nous vous invitons à la consulter sans tarder.
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