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Réponses à M. Marc MEINIER concernant ses questionnements du BULLETIN NUMISMATIQUE n°198

Commençons par le jeton en argent 1681. Après examen minutieux, il s'agit sans aucun doute possible de l'avers du Daniel 23 (les 24 et 25 ayant en outre un avers à légende française).

Celui décrit dans l'inventaire du musée Dobrée est bien un D24 (avers à légende française et revers avec une moucheture de plus au troisième quartier de l'écu). Daniel se trompe en effet en attribuant le même revers aux 23 et 24. Bien que son ouvrage soit le reflet d'un travail de bénédictin que tout jetonophile digne de ce nom se doit de posséder, il est bon de l'interpréter avec précautions car les erreurs n'y sont pas rares (descriptions hasardeuses, photos inadéquates, attribution de deux numéros à deux jetons qui s'avèrent être les mêmes). Voir les 26 et 27 (erreur photo), 42 et 43 (erreur photo), 55 et 57 (description douteuse), 127 et 128 (doublons)… En outre, les numismates du musée Dobrée ont accès aux archives et à la collection de coins conservés à la Monnaie de Paris. Il est donc de bon aloi de faire confiance à leur classification.

Le jeton de M. Meinier est donc bien une variante du D23 frappée avec le coin de revers du D24. Cette variante n'apparaît pas dans les archives du CGB. Collectionneurs, à vos loupes !

En ce qui concerne le jeton daté 1756, l'abeille + ARGENT frappée sur la tranche ainsi que l'axe 12 heures nous indiquent clairement qu'il s'agit d'une refrappe du 1er octobre 1860 à 1880. Ce genre de refrappe est relativement courant et on en connaît des dizaines différentes, qui furent frappées à un très petit nombre d'exemplaires. J'en possède personnellement plusieurs. Certaines sont des refrappes « hybrides » et d'autres la réplique exacte de l'original. En effet, citons M. Georges Depeyrot dans son catalogue « Les jetons des Etats de Languedoc (17 et 18e siècle, 2007) » : « Nous pouvons penser qu'entre 1820 et 1900 environ la refrappe des jetons était libre et que les coins historiques étaient employés pour ces refrappes. Dans de nombreux cas, lorsqu'un coin historique manquait, ces refrappes employaient d'autres coins, ce qui explique la multiplicité des associations ».

En effet, la frénésie de certains collectionneurs les poussaient à faire fabriquer à leurs frais les jetons qui leur manquaient, quitte à ce que l'avers ou le revers ne correspondent pas exactement à l'original. C'est ce qui fait aujourd'hui le bonheur des collectionneurs comme moi. La valeur de ces refrappes est la valeur qu'on veut bien leur donner, mais je les considère personnellement au même titre que les originaux, car leur prix unitaire, supporté par le demandeur, devait être particulièrement élevé, même si les numismates de cette époque se groupaient avant de passer commande. Ce qui fait que ces refrappes en argent existent pour la plupart à quelques exemplaires, voire à l'unité. Elles sont toujours d'une insigne rareté. C'est le cas de cet exemplaire hybride « GP670A/D103 ».

La refrappe de M. Meinier, comme toutes les autres, est donc tout à fait digne d'intérêt.

Merci au CGB de faire avancer la recherche sur les jetons des Etats.

Jean-Luc BINARD jean-luc.binard@orange.fr

 

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L'équipe cgb.fr

Le demi-louis d’or dit « à la mèche courte » de Louis XIV frappé en 1651 à Lyon (D)

Parmi les photographies prises par Gérard Crépin au musée de l’Ardennes figure celle d’un demi-louis d’or dit « à la mèche courte » de Louis XIV frappé en 1651 à Lyon (D) (6,76 g). Cette monnaie est totalement absente des différentes éditions du Répertoire de Frédéric Droulers, cet auteur signalant pour Lyon des exemplaires aux millésimes 1644-1645, 1649-1650 et 1652, celui de 1652 n’ayant pas été retrouvé. D’après nos recherches en archives, la frappe de demi-louis d’or à Lyon en 1651 est pourtant bien attestée mais avec quelques discordances parmi les sources. Le registre AN, Z1b 321 donne en effet 43 demi-louis d’or mis en boîte, alors que le registre AN, Z1b 297 n’en donne que 36. Il est probable que les exemplaires frappés durant les deux premiers mois de 1652, l’aient été au millésime 1651. De fait son existence est plus que douteuse. Le millésime 1651 serait donc le plus tardif pour les demi-louis d’or dits à la mèche courte.

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Arnaud CLAIRAND

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Fatima MAHFOUDI
| 01/08/2020
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Bonne journée avec Cgb.fr

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Marie BRILLANT

En 1779, sous l’égide du prince-évêque François Charles de Velbrück, le chirurgien Ramoux, le physicien Villette, l’horloger Sarton, trois écrivains Bassenge, Henkart et Reynier fondent dans Liège une société littéraire et scientifique, la société d’émulation. Le prince-évêque va jusqu’à acheter la salle des redoutes pour servir de local à cette académie. Cet espace est dédié aux rencontres et aux discussions en tout genre. Ecrivains, penseurs, savants, artistes, peintres, musiciens, architectes, médecins, industriels, officiers, sous la présidence du prince-évêque partagent en ce lieu leurs idées et leurs œuvres. Liège, Athènes du Nord, ouverte à l’esprit des Lumières, recueillait le fruit de cette activité intellectuelle et se dirigeait vers le progrès matériel et intellectuel.

Médaille : Liège, musée d’Archéologie et d’Arts décoratifs, Cabinet des médailles (Réf. : G. 78) RECTO : Au centre, un dessin représentant une déesse, coiffée d’une colonne murale, assise à côté du perron liégeois (sans doute personnifie-t-elle la Cité de Liège) ; à sa droite, à ses pieds, en médaillon, une tête d’homme barbu ; le perron porte deux écus ovales, aux armes de Velbrück et de Hoensbroek ; au pourtour, une inscription : « ARTIUM FAVORE »  « LEODII ANNO MDCCLXXXV »  (1785). VERSO : au centre, un caducée tenu par deux mains serrées ; une inscription périphérique : « ACADEMIA PICTURAE SCULPTURAE SOCIETASQ EMULA REGNANTE ET AUSPICANTE CONSTANTINO FRANCISCO » (Constantin François, comte de Hoensbroeck) http://www.slemul.ulg.ac.be/historique/220_ans.html

La Principauté depuis 1316 avait su se distinguer en matière de droit et de liberté, sa contribution à l’évolution des idées ne fut pas moins négligeable. La paix de Fexhe comme la Magna Carta jalonnent dans l’histoire le chemin qui conduit les peuples à s’émanciper de la tyrannie. La cité ardente diffuse son esprit. Le 1er février 1777 paraissait à Liège le premier journal quotidien de la Belgique, la Feuille sans titre. Plus tard, les patriotes liégeois fondèrent le Journal général de l’Europe dirigé par Lebrun, dévoué à la revendication des libertés. Entre 1789 et 1791 devaient encore paraître le Journal patriotique, le Publiciste Eburon, l’abeille politique, la nouvelle Correspondance, le Journal philosophique et chrétien, l’Ami des hommes, le Vengeur…

Après la mort de Velbrück en 1784, le nouveau prince de Liège, Hoensbroeck, abusa du droit et de son pouvoir dans l’affaire dite des « casino de Spa ». Le monopole des jeux de Spa était accordé par le prince à une société dont il partageait les bénéfices… À la hauteur des antiques traditions de Liège, les ardents citoyens se soulevèrent. Le 17 aout 1789, de Chestret et de Donceel élus par des acclamations populaires imposaient au prince-évêque une organisation politique plus encline à respecter le droit et les libertés…

1789. Révolution liégeoise - Alliance des bonnes villes. D/ Le perron autour duquel s’enroule une banderole. R/ Le bonnet de la Liberté sur une branche de laurier, entourée par une banderole inscrite FEXHIAE/PAX. Chestret, RBN (1883), 290, 23 ; Dengis R10. 46 x 33 mm 19,45 g. Avec l’amicale autorisation de la maison Jean Elsen & ses Fils s.a.

Hoensbroek feint de reconnaître l’heureuse révolution et accepte de porter la cocarde liégeoise, rouge et jaune avant de s’échapper pour trouver refuge dans une abbaye près de Trêves. L’Empire germanique décide de réprimer, par la force des armes, la révolution liégeoise.

Le 27 avril 1790, les Liégeois sont appelés aux armes. Au son du « Valeureux Liégeois » quatre régiments sont formés et armés. Une population enthousiaste mobilise toutes ses énergies pour chasser l’étranger du pays. Reynier et Henkart allèrent en vain demander à l’Assemblée constituante de France des secours effectifs. Franz Karl von Velbrück, César Constantijn Frans von Hoensbroeck, d’aucuns pensaient à Paris que les Liégeois étaient en fait des Allemands qui parlaient français. Il était donc difficile de nous reconnaître comme un peuple frère… En 1791 une armée allemande restaure le prince-évêque et l’absolutisme en terre de Liège. Entre-temps, le comte de Méan succède à son oncle Hoensbroeck décédé en 1792, avant de s’expatrier à son tour, chassé par l’armée française commandée par Dumouriez qui devait libérer Liège le 28 novembre 1792, après la victoire de Jemappes le 6 novembre.

Dans une lettre au ministre de la Guerre du 28 novembre 1792, Dumouriez écrit : « Notre entrée dans Liège est une vraie récompense. Un peuple spirituel, sensible et fier, nous a reçus avec cette fraternité républicaine que notre exemple et nos victoires propageront bientôt dans toute l’Europe. Cette nation vraiment digne de la liberté est une seconde nation française. J’espère sous peu de jours la voir organisée comme la nôtre ».

Bas-relief de la bataille de Jemappes sur l’arc de triomphe de l’Etoile, par Carlo Marochetti.

Au suffrage universel des citoyens, le peuple de Liège nomme une Convention nationale qui élit pour président Fabry, pour vice-président Bassenge. Le 20 janvier 1793, 9660 électeurs liégeois sur 9700 plébiscitent l’annexion de Liège à la République française. Au 1er janvier 1790, la population de Liège était de 50.260 habitants, la banlieue en comptait 37.877.

En février 1793, les Liégeois décrètent le renversement de la cathédrale Saint-Lambert comme si la chute de ces pierres devait entrainer l’anéantissement d’une autorité dont on détruirait le siège. Comme un drapeau, comme un hymne, comme une devise qu’on abat, la perte du monument reçu des pères créera une plaie plus qu’un vide, au cœur de Liège et manquera à jamais à sa splendeur perdue, scellant la perte de son identité souveraine.

Gravure du XVIe siècle. Université de Leyde.

On ne se doute pas des dimensions de la cathédrale Liégeoise. Quatre mille personnes pouvaient s’y recueillir en même temps. De la place du Marché à la place de la République française actuelle, la cathédrale et ses encloîtres mesuraient 173 mètres. Le bâtiment gothique en lui-même sans ses annexes, avec ses 97 mètres, était aussi long que la cathédrale Saint-Mammès de Langres, sa largeur (37 m) était comparable à celle de Notre-Dame de Paris. Sous la clé-de-voûte, Notre-Dame-et-Saint-Lambert s’élevait à 30 mètres. On racontait qu’à Liège, chaque jour, on disait autant de messes qu’à Rome. Liège était la capitale d’un état prestigieux au passé glorieux et sa cathédrale était avec ses deux tours de sable, sa grande tour, ses deux chœurs, ses deux transepts, ses trois nefs, le circuit de ses chapelles absidiales et collatérales, son cloître et ses annexes, sa flèche de 135 mètres, le plus grand vaisseau du pays et un des plus grands du monde chrétien. En 1615, dans son Voyage à Liège, le Français Philippe de Hurges écrit de Saint-Lambert qu’elle « doibt estre réputée entre les belles de l’Europe » et qu’elle « est de superbe apparence ».

Le 5 mars 1793, le sort des armes rend Liège aux « Germaniques » qui rétablissent le prince-évêque. La ville est frappée d’une contribution de guerre de 600 000 florins, payable dans les neuf jours.

collection privée. Dgs.1195. Ducat or 1792 D/ Buste, à gauche, de saint Lambert mitré vêtu du superhuméral ; légende : S•LAMBERTUS / PATRO•LEOD• et 1792 en dessous. R/ Ecu ovale aux armes écartelées de la principauté (Bouillon, Looz, Franchimont, Hornes, Liège sur le tout), orné, sommé du bonnet électoral et placé sur un manteau fourré d’hermine ; légende : rosette à 5 pétales •DEC•ET•CAPLI•LEOD•SEDE•VACANTE• Atelier : Liège - Millésime : 1792 - Or - frappé au balancier - Tranche cordonnée - Diamètre : de 23,2 à 24,0 mm Frappé à 150 exemplaires au poids de 2 esterlins 9 as, au remède d’un as. Les coins furent gravés par Léonard Jéhotte qui obtint la charge de graveur du prince et du Chapitre au décès de Jacoby (1792), c’est lui qui grava les dernières monnaies de la principauté.

Jean-Luc Dengis m’apprend dans son ouvrage Les monnaies de la principauté de Liège, III, qu’immédiatement après le décès de Constantin de Hoensbroek, le Chapitre prit en main l’administration de la principauté. La direction de la Monnaie fut rendue à Melchior Dartois qui prêta serment le 7 septembre 1792 et s’engagea à livrer : 1°- 150 ducats ad legem imperii, au prix de 10 florins Brabant-Liège pièce ; 2°- 150 écus (pareils aux derniers), à 4 francs (sic pour florins) soit 14½ sous pièce ; 3°- 500 escalins (pareils aux derniers), à 13 sous pièce.

collection privée Escalin 1792 Sede Vacante D.M. : 308 CH. : 704 Dengis : 1197. On observe au droit le buste de St Lambert à gauche avec mitre et superhuméral. Le revers figure un lion couronné debout, tenant l’écusson ovale de Bouillon avec bonnet ducal, en bas la date,1792. Cette pièce frappée au balancier à 500 exemplaires, seulement, est achevée le 12 novembre 1792 et sera en circulation en Belgique jusqu’au 17 février 1840 sous Léopold 1er. Sa tranche cordonnée rend visibles l’usure et le rognage de la pièce. Ø : 25,0 à 26,2 mm Masse : 4,30 à 4,87 gr Axe : 06 Hr Métal : Argent.

L’achèvement de ces monnaies fut annoncé au Chapitre le 12 novembre. Jacoby décéda le 23 septembre 1794 et fut remplacé, comme graveur, par Léonard Jéhotte, né à Herstal le 1er août 1772. Les monnaies dites provinciales : ducat, florin d’or, double et simple escalin, plaquette, sols de Liège (4 liards), demi-sol de Liège (double liard) et liard, eurent encore cours sous les régimes français et hollandais ainsi que sous le règne de Léopold I. La circulation de ces monnaies avait été autorisée par la loi monétaire du 5 juin 1832, n° 442 (Art. 21). En 1809, le ducat était estimé 6 florins 6 sols argent courant de Brabant, soit 11,4286 francs. L’analyse au microscope électronique à balayage révèle une teneur moyenne en or de 99% en alliage avec de l’argent. Plusieurs résultats d’analyse ont révélé un or pur. Le titre théorique s’élève à 986/1000, chiffre auquel les résultats d’analyse correspondent.

Médaille allégorique en l’honneur de la bataille de Fleurus, 1794, musée Carnavalet, Paris.

Le 26 juin 1794, la victoire de Fleurus ramène la cocarde tricolore sur le Perron, mais cette fois les troupes française prennent possession du pays, c’en est fini de notre existence indépendante. L’annexion à la République française, proclamée en 1795 par la Convention nationale, fut fatale à nos monuments, dépouilla Liège de ses œuvres d’art, les églises furent pillées, les objets de valeur furent enlevés… pour remonter la Meuse vers la France. On brisa la statue du patron de Liège, jadis posée sur le faîte de l’hôtel de ville. On arracha le plomb qui couvrait le toit de la cathédrale pour en faire des munitions. Les cloches furent emportées ou fondues ; certains de leurs débris servirent à fabriquer des décimes.

Un décime Dupré, grand module, An 7/5 (1798-1799), Paris Ø 32,76 mm, masse 20 g. Tranche maclée Avers /REPUBLIQUE FRANÇAISE. Tête de la République aux cheveux longs à gauche, drapée et coiffée d’un bonnet phrygien (Mesdames Tallien ou Récamier) ; au-dessous Dupré* en cursif. Titulature revers : UN / DÉCIME. Revers /En deux lignes dans le champ, au-dessus de L’AN 7/5 suivi d’un point et de la lettre d’atelier A encadrés des différents, dans une couronne fermée composée de deux branches de chêne opposées nouées à leur base par un ruban. Avec l’aimable autorisation de Cgb.fr

Le décime est une dénomination monétaire utilisée en France entre 1793 et 1815. Elle apparaît uniquement sur des pièces de bronze ou de métal de cloche (MDC) et est l’équivalent de 10 centimes. Le terme est issu du système décimal, mis en place par la Convention nationale et par la loi du 18 germinal an III établissant le franc divisé en 100 centimes. Ce monnayage n’eut pas un grand succès et son destin prit fin en 1815. J’ai été amusé par cette recette numismatique que je vous soumets : Pour fondre ce mélange avec facilité, il ne faut d’abord mettre au creuset que la moitié de la matière qu’il doit contenir ; et lorsque cette moitié sera en pleine fusion, on doit jeter sur la surface du bain environ deux onces d’un flux composé de deux livres de sel ammoniac, et quatre livres de résine, bien pilés ensemble, auxquels on ajoutera huit onces environ de poussier de charbon bien pilé et bien sec. L’effet de ce flux est de rendre la matière ductile, en empêchant la calcination qui auroit lieu, sans cet intermède, par le seul contact de l’air sur la surface du métal en fusion. On remettra ensuite l’autre moitié de la fonte préparée, et lorsque le tout sera en parfaite fusion, on réitérera la même dose du flux indiqué ; après quoi on brassera avec célérité et on coulera dans les moules.

Cet alliage permettra la frappe des monnaies de 3, 6, 12 deniers et des pièces de 1 et 2 sols aux balances jusqu’à la création du système décimal. Les nouvelles monnaies de 1 et 5 centimes, 1 et 2 décimes seront alors réalisées en cuivre ou en bronze.

Toute la finesse du pays prit le chemin de Paris. Comme Grétry, les musiciens, les artistes, les savants, les médecins, les chirurgiens, les officiers quittèrent les bords de Meuse pour ceux de la Seine. Liège subit une crise terrible. Le 1er janvier 1803, la ville ne comptait plus que 45 496 habitants. Ce fut une grande souffrance de découvrir dans les généreux libérateurs des maîtres avides. L’ancienne glorieuse capitale devint un simple chef-lieu de département, celui dit de l’Ourthe… Faisant fi de ses libertés séculaires, de son histoire prestigieuse, de ses traditions, refoulant jusqu’à son nom, la République française s’attira rapidement la haine de la nation liégeoise. L’administration française jeta, initialement, le désarroi dans nos exploitations de houille. La guerre contre l’Angleterre, le blocus continental ruinaient notre commerce d’exportation. Les familles riches quittaient Liège. La conscription emmenait les forces vives du pays sur des champs de batailles où elles devaient mourir, en grand nombre, pour un drapeau qui ne devenait pas le leur. Pourtant on compte 25 généraux belges de la République et de l’Empire dont 14 wallons. Nommons Jean Joseph Fyon et surtout Dumonceau, Lahure et Jardon, leurs noms sont gravés sur l’Arc de Triomphe. Dans un contexte d’effondrement économique, l’effervescence industrielle se maintenait tant bien que mal dans bien des secteurs et tentait de poursuivre son génie. Relevons que le gouvernement français organisa une manufacture d’armes de guerre, en mesure de livrer 27 000 fusils en une année (cette fabrique se trouvait là où se trouve maintenant l’Athénée « Liège-atlas »). Dans cette période, en 1807, Cockerill transporte à Liège ses ateliers où il fabrique les machines les plus nouvelles pour l’industrie drapière.

Napoléon viendra à Liège. Il y séjourne à deux reprises, du 1er au 3 août 1803. Le consul est accompagné de son épouse Joséphine. Les 7 et 8 novembre 1811, l’Empereur présente la toute fraîche impératrice Marie-Louise. Chaque fois, il a dormi à l’hôtel de Hayme de Bomal, sur l’actuel quai de la Batte. En 1800, le préfet du département de l’Ourthe s’y était installé, transformant le lieu en préfecture, tandis que les services départementaux prenaient leurs quartiers à l’hôtel Curtius. Le bâtiment nous est bien connu, surtout parce qu’il a longtemps abrité le musée des Armes. Le musée du Grand Curtius, expose toujours avec fierté la chambre où a dormi le grand homme et son épouse du moment.

Une foule immense et enthousiaste s’était massée pour acclamer Bonaparte, on s’agenouillait à son passage. Les foules voyaient en lui comme un messager de la providence, destiné à rétablir l’ordre et la paix et avec cette dernière la prospérité. De la terrasse de l’hôtel van de Steen de Jehay, hôtel particulier du Mont-Saint-Martin le Premier consul admira notre belle cité. Il proposa la construction d’un clocher pour les collégiales Saint-Paul et Saint-Jacques. Le militaire ne manqua pas d’approuver l’emplacement du fort de la Chartreuse. Il s’émut du sort fait à notre bonne cathédrale et proposa selon la formule : « l’agrandissement de Saint-Martin comme cathédrale et un réaménagement de l’abbaye de Saint-Laurent, le tout sans exagération ». Napoléon se rendit dans le quartier d’Amercoeur, ce quartier avait été ravagé et incendié par les bombardements autrichiens en 1794. Battus et chassés de la ville par l’armée française appuyée par la population liégeoise, les soldats autrichiens, en rage, cherchaient vengeance. À partir du 28 juillet, pendant trois longues journées, l’artillerie impériale écrase sous son feu le faubourg d’Amercoeur et une partie d’Outremeuse, détruisant près de 200 maisons et tuant près de 20 personnes. Profondément ému par la misère des habitants, le Premier consul décréta que 300 000 francs seraient sur-le-champ mis à disposition du préfet de l’Ourthe, le baron Micoud d’Umons, afin d’accélérer la reconstruction du faubourg. Le financement des travaux se fit partie aux frais du trésor, partie à charge de la caisse communale, partie enfin au moyen des sommes réalisées par la vente du trésor de la cathédrale (alors en voyage et en dépôt à Hambourg)… Il semblerait que les habitants de l’endroit, chaque 15 août, jour de naissance de l’empereur, perpétuent leur reconnaissance au bienfaiteur, « al binamée ».

0 mes concitoyens, que ne devons-nous pas au Héros Consul d’avoir visité les ruines d’Amercoeur ! Quel tribut d’amour et de reconnaissance pourra le payer d’avoir versé un baume consolateur dans les plaies que nous avait faites la tyrannie. Nous ne pouvons qu’implorer l’Etre Suprême pour la conservation de ses jours précieux ; il vivra dans les cœurs de nos derniers neveux. Tribut de Reconnaissance adressé au Premier consul par un incendié d’Outre-Meuse.

Lors de son premier séjour en nos murs, Napoléon s’exprima en ces termes : « je suis extrêmement content de l’esprit des habitants de Liège ». À son retour à Paris, Napoléon, très agréablement impressionné par les Liégeois, voulut offrir un cadeau à la ville. Il demanda à Ingres, de réaliser un portrait de lui à Liège.

Remise de la croix de la Légion d’honneur à Hubert Goffin, mineur liégeois (22 mars 1812) - Jacques Charles BORDIER DU BIGNON (1774-1846). Liège, musée des Beaux-Arts (BAL). Photo de Marc Verpoorten.

Par un rideau entrouvert, on aperçoit notre belle cité ou plus exactement la cathédrale Saint-Lambert. Au moment de la réalisation du tableau, la cathédrale démolie par deux révolutions n’est déjà plus qu’un tas de décombres. Napoléon, promené en ville, n’aura pu manquer le désolant spectacle. Il semble qu’il ait jugé cette destruction vraiment stupide ! Quoi qu’il en soit, la cathédrale, symbole de la Principauté de Liège, est encore bien là, contemporaine de la visite du Premier consul de la République française, le tableau en attestant ! Même si plus rien n’existe hormis la France, ses lois, son administration et son armée. Napoléon en pied et en bas de soie désigne - tiens ! - un acte portant sur la reconstruction du faubourg d’Amercoeur. L’homme n’est plus le général de feu de la République qui, les cheveux au vent, sabre au clair, pourfendait la tyrannie, du pont d’Arcole aux pyramides. Les cheveux coupés courts, l’épée au fourreau, le consul posé en bel habit rouge plonge sa main gauche sous son veston en signe de sagesse à l’image du philosophe grec…

Il existe un autre tableau à Liège qui se réfère à la période française. Dans le grand hall de l’hôtel de ville de Liège se trouve un énorme tableau qui montre le premier ouvrier décoré de la Légion d’honneur.

Légions d’honneur sous le Premier empire, différents types. http://inmf.org/ducourtiallegion.htm

Modeste Grétry, Médaille, Jéhotte, 51mm, Avers : A. E. MODESTE / GRETRY. Buste à gauche. Revers : 1842 / LIEGE A GRETRY. Tranche lisse Masse 60.2 bronze.

Ce tableau de Bordier du Bignon figure Hubert Goffin, un maître-mineur au charbonnage de Beaujonc, à Ans de 45 ans. En février 1812, une inondation isole 127 mineurs à une profondeur de 170 mètres. Goffin refuse de remonter. Avec son fils de 12 ans, il creuse pendant cinq jours pour sauver la vie de 70 ouvriers. Un autre Liégeois avait été, en 1802, à l’âge de 61 ans, un des premiers Liégeois à recevoir la Légion d’honneur : le compositeur André-Modeste Grétry. Ce grand musicien était monté à Paris cherchant gloire et fortune. Son opéra « Zémire et Azor » présenté en 1771 devant Louis XV à Fontainebleau avait été un grand succès. Napoléon qui découvre l’œuvre en 1799 est fasciné. Un soir où il était pourtant préoccupé, après la représentation, il demande plusieurs fois à notre compatriote : « Rappelez-moi votre nom… » La cinquième fois, le Liégeois lui répond : « Mon nom, Sire, est toujours Grétry. » Napoléon lui demandera de remonter cet opéra-là où il l’avait créé, au château de Fontainebleau, et lui accordera le double de la pension consentie par Louis XV. À Liège, la maison natale de Grétry, se trouve au 34, rue des Récollets en Outremeuse.

En 1804, Liège était devenue Bonne Ville de l’Empire et avait adapté ses armoiries.

Lors de sa seconde visite officielle à Liège, le 8 novembre 1811, Napoléon et l’impératrice Marie-Louise visitent la fonderie impériale de canons de Liège. La fabrique avait été fondée par Napoléon en 1803. L’homme nourrissait un grand besoin d’artillerie… À ce stade de mes recherches, je découvre les salaires dont se contentaient les ouvriers d’élite formant le personnel de la fonderie. Le chef principal, qui portait le titre d’inspecteur, avait un traitement annuel de 3 916 francs. Le maître fondeur recevait 1 800 francs. Il avait sous ses ordres douze ouvriers fondeurs ou mouleurs payés chacunà raison de 1 fr. 50 par jour, plus sept manœuvres à 1 fr. 10. Les ouvriers foreurs, les forgerons et les chaudronniers percevaient chacun 1 fr. 40. Les maîtres tourneurs avaient 2 fr. 40 et les maçons et briquetiers 1 franc. Les garçons de bureau touchaient 250 francs.

Parcourant le centre-ville, Napoléon est contrarié par la persistance de ce chancre en plein cœur de la ville qu’est la cathédrale en ruine. Il espérait trouver une place publique aménagée où aurait trôné une statue monumentale de sa personne. L’empereur avait cessé d’être populaire. Son ambition insatiable, les levées de troupes continuelles, les impositions de guerre, tout le régime impérial avec sa censure et sa police de fer pesait terriblement sur la population liégeoise… Cependant dans la gazette de Liège du 29 octobre 1811 on pouvait lire : « Le bruit se répand que nos vœux seront exaucés, que nous aurons enfin le bonheur de recevoir Sa Majesté Impériale « noss binamé » ! (sic).

Quoi qu’il en soit, la place Napoléon le grand trouvera Waterloo sur son chemin, et la place prendra du temps, beaucoup de temps… avant de faire le plaisir… de ses concitoyens…

La loi française, un préfet, un maire, quatre adjoints, trente membres du Conseil réglaient l’organisation municipale de Liège et administraient un budget dont les ressources n’atteignaient que 341 240 francs, tandis que la rente de la dette constituée réclamait à elle seule 141 280 francs… L’introduction des lois françaises amena une réorganisation de l’autorité judiciaire, avec l’instauration du Tribunal de commerce (1798), du Tribunal de première instance et de la Cour impériale (1811) ; ces entités eurent à appliquer le Code napoléon.

Liège comprenait alors 236 rues, 11 places, 12 portes et 17 ponts. Sous le « temps français », on rétablit un certain niveau de sécurité en pays de Liège, on se débarrassa des garotteurs, des chauffeurs, des malfaiteurs qui désolaient la région. L'éclairage des rues fut augmenté, on réorganisa le corps des pompiers et le service de la police. On entreprit de diminuer le nombre des bras du fleuve qui parcouraient la ville. À l’aide des décombres de la cathédrale, dont il fallut treize années pour démolir entièrement, on élargit le quai de la Sauvenière, resserrant le cours d’eau. On prit des mesures pour enlever les immondices et les débris de démolitions qui entravaient la circulation. L’enseignement public fut réorganisé selon le programme de l’Université de France. Napoléon fonda également à Liège un lycée en novembre 1807. Il était situé sur l’emplacement de l’université actuelle. Les lycéens étaient embrigadés, exercés et conduits en soldats. Ils sortaient précédés d’un tambour. Ils portaient un uniforme et un chapeau claque à deux pointes. La société pastorale, le conseil d’agriculture, d’arts et de commerce, l’association pour le progrès des sciences physiques et médicales intégrèrent la société d’Emulation sous le contrôle de monsieur le préfet.

En 1814, Liège est occupée par les armées alliées. Selon Eugène Dognée, l’annexion à la France avait laissé de trop pénibles souvenirs pour que la joie la plus grande ne se manifestât point hautement. On espérait voir reparaître l’antique indépendance nationale sous l’égide de lois nouvelles conquises par le progrès… Le Congrès de Vienne anéantit ces espérances : le pays de Liège fut incorporé, bien contre sa volonté et au mépris de ses aspirations, dans le royaume des Pays-Bas en 1815… Janvier 1814, la France évacue Liège. Nous n’étions plus français, pas encore belges certainement pas hollandais. Depuis 1789, notre région s’est inscrite avec force dans le principe des droits de l’homme et du citoyen. Dans un contexte de guerre permanente, de blocus commercial, l’aventure tricolore aura montré des difficultés inhérente. Pourtant, la loi, une administration structurée, la réorganisation et la modernisation des « services » et des « secteurs », la régularisation, l’ouverture des frontières et des marchés avaient concédé au « savoir-faire principautaire » des espaces jamais pratiqués, jamais imaginés qui seraient le lit d’un développement et d’une prospérité formidables. Le dessin des neuf départements « belges » et la francisation, imposée par le décret du 2 thermidor an II, de l’administration, de l’enseignement et des élitessignent le destin de notre pays, décantant les têtes et les cœurs, les esprits et les volontés, les « pro. » et les « anti. », les « contre » et les « pour ». De toute évidence, l’engagement de la République avait été sincère et désormais en France les Liégeois étaient des frères ! (pas les Belges, pas les Belges, pour eux du boudin, il n’y en avait plus car…).

BELGIQUE, Royaume, AE médaille, 1830, Jehotte. Charlier dit « La jambe de bois ». Droit : B. à droite, en uniforme d’artilleur. Revers : REGENERATION DE LA BELGIQUE Charlier pointant son canon vers la gauche. En dessous, BRUXELLES/ 23,24,25,26/ SEPTEMBRE. Ref. : Guioth, Rév. belge, 31 ; Tourneur, 27. Dim : 39 mm. Avec l’amicale autorisation de la maison Jean Elsen & ses Fils s.a. https ://www.numisbids.com/n.php?p=lot&sid=931&lot=1548

Si j’ai dédié cette modeste approche d’une histoire de ma ville « au temps français »… à mon ami Thierry Lentz, nous ne pouvons manquer d’avoir une pensée pour le plus célèbre des canonniers liégeois. Charlier jambe de bois, l’illustre capitaine, avait perdu une jambe à Waterloo. Le décoré de la médaille de Sainte-Hélène, le grognard de l’empereur, soldat au 4e bataillon de la 1re compagnie du 69e régiment de ligne incorporé à Liège en 1813 devait s’illustrer dans les journées de 1830 qui portèrent les Liégeois vers un nouveau destin.

Charlier dit jambe de bois

Médaille de Sainte-Hélène

Donc, si par quelques « tout petits aspects » le 15 août pourrait apparaître « mariale » en Outremeuse ; chaque année, depuis très longtemps… l’ombre de la République à jamais enfermée en notre magique citée explose chaque 14 juillet à Liège.

à Thierry Lentz.

Agostino SFERRAZZA

Sources et liens

Remerciement

à Philippe Elsen, à Jean-Luc Dengis, à René et Bernard Wilkin.

 

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ALEXANDER THE GREAT. A LINKED OPEN WORLD

Alexander the Great. A linked Open World, Edited by Simon GLEEN, Frédérique DUYRAT and Andrew MEADOW, Bordeaux, 2018, Ausonius, Scripta Antiqua 116, (17 x 24 cm), 267 pages, nombreuses illustrations en N&B et en couleur dans le texte. Code : La76. Prix : 25€.

Cette série qui a déjà publié près de 130 ouvrages est maintenant bien connue des numismates puisque plusieurs de ses opus ont été consacrés à la numismatique. En revanche, c’est la première fois qu’un ouvrage consacré à ce sujet est publié totalement en anglais, même quand les auteurs sont francophones. Il faut reconnaître que depuis longtemps, l’anglais est devenu « le latin des modernes » et que le public apte à découvrir ce type d’ouvrage est largement « gymnastiqué » avec la langue de Shakespeare. Il est le résultat d’un colloque qui s’est tenu à Oxford en 2017.

Douze contributions sont réparties sur trois grandes parties : que la technologie peut-elle faire pour nous ? (p. 17-52) ; nouvelles données sur le monnayage d’Alexandre (p. 55-178) ; enfin l’héritage d’Alexandre (p. 181-259). L’ouvrage est précédé d’une introduction des trois éditeurs (p. 9-14) et se termine par un index des noms (p. 261-267).

Cet ouvrage nous ouvre les portes des traitements de l’information appliquée au monnayage d’Alexandre le Grand et de ses successeurs grâce à l’informatique, en particulier dans sa première partie avec les contributions d’Ethan Grueber portant sur le « Linked Open data and Hellenistic numismatic » (p. 17-33), assortie d’une bibliographie informatique. Le second article de cette partie de Sebastian Heath, « SPARQL as a first step for querying and transforming numismatic data: Examples for nomisma.org » (p. 35-52) vise à mettre en lumière l’utilisation de langage informatique associée à l’utilisation de bases de données comme « nomisma.org ». La bibliographie de cet article repose encore une fois sur de nombreuses contributions de « la toile ».

L’article d’Andrex Meadows qui inaugure la deuxième partie de l’ouvrage avec le titre « Qu’est ce qu’un Alexandre ? À partir de la base informatique PELLA avec la classification et l’interprétation du monnayage au nom d’Alexandre le Grand », (p. 56-74) permet à partir de l’ouvrage de Martin Price consacré à ce sujet et publié en 1991 de revisiter ce monnayage si riche à partir de graphes et de camemberts grâce à un échantillon portant sur 19 950 exemplaires se trouvant dans la base PELLA, répartis sur les trois métaux.

Julien Olivier, conservateur, chargé des monnaies grecques au Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France, s’est intéressé aux nouvelles pistes de recherches offertes par la base PELLA sur l’étude du monnayage d’Alexandre le Grand (p. 75-89).

Simon Gleen s’est penché sur un cas pratique : « une étude de coins des Alexandres de l’atelier de Damas » (p, 92-126) portant sur 493 tétradrachmes avec 59 coins de droit et 251 coins de revers. Il est remarquable de signaler que l’American Numismatic Society dans l’AJA 29 (2017) a publié l’article de Llyod. W. H Taylor consacré au même sujet (p, 47-99, pl, 6-14) avec 456 tétradrachmes et 54 coins de droit. Ces deux études publiées de manière concomitante fournissent des résultats différents, mais complémentaires !

Frédérique Duyrat, Julien Olivier, Caroline Carrier et Maryse Blet-Lemarquand se sont penchés sur l’argent monnayé dans l’empire d’Alexandre avec les différents apports de métal, ancien et nouveau (p. 127-146) à l’aide d’analyses effectuées au centre Ernest Babelon d’Orléans (IRAMAT-CEB).

L’article de Karsten Dahmen (p, 147-161) permet de revenir sur l’apport historique et numismatique des collections, en particulier celle du Cabinet numismatique de Berlin qui repose en autre sur la collection Anton Prokesh von Asten, mais aussi sur l’ouvrage précurseur de L. Müller publié en 1851. La collection du musée de Berlin intégrée dans le projet PELLA permet de découvrir la richesse de ce fonds numismatique.

Caroline Carrier et Simon Gleen se sont penchés sur les Alexandres de Syrie (p. 163-178) en particulier sur les dépôts et les apports dus aux bouleversements politiques et militaires intervenus dans la région depuis la fin du premier conflit mondial et qui se sont accélérés depuis une cinquantaine d’année renforcé depuis le début du troisième millénaire avec le pillage systématique de sites archéologiques de première importance.

La troisième partie de l’ouvrage débute avec la contribution de Peter von Alfen qui s’est penché sur la destruction et la recréation de zones monétaires dans le cas d’Alexandre le Grand (p. 181-193. Quant à François de Callataÿ, il a pris le parti d’étudier les monnayages d’Alexandre le Grand et la République de Médailles (XVIe – XVIIIe siècles) (p, 185-233). L’article de Pierre Briant (p. 235-247) est un excellent témoin pour faire un aller-retour entre le présent et le passé et se projeter dans le futur autour d’un thème de réflexion autant méthodologique qu’historique, numismatique et économique.

L’ouvrage, en guise de conclusion, se referme sur un article de Robin Lane Fox, « Alexander : Loot, Debt and the Missing Coinage », (p. 249-259).

Ceux qui feront l’effort de dépasser leur aversion pour l’anglais découvriront un ouvrage qui opère une refondation complète d’un monnayage qui semblait si bien connu de tous, surtout depuis la publication de l’ouvrage de Martin Price en 1991, consacré à ces monnayages d’Alexandre le Grand, publication qui se trouve renouvelée grâce au développement de l’outil informatique et des bases de données dans le cadre d’une coopération internationale mondialisée.

Laurent SCHMITT

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Chers Collectionneurs,

La BOUTIQUE MODERNES de Cgb.fr vous propose cette semaine une sélection de 150 monnaies modernes françaises comprenant entre autres 90 pièces en or ainsi que 29 en argent :

  • 31 autres monnaies complètent cette sélection :

La BOUTIQUE MODERNES, c'est aussi un choix de plus de 9 000 monnaies et, chaque semaine, une sélection de 150 monnaies minimum dans nos e-Auctions au prix de départ 1 euro.

Bonne(s) trouvaille(s) !

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Laurent VOITEL

Chers numismates,

Toute l'équipe de CGB Numismatique Paris est heureuse de vous retrouver en son comptoir numismatique parisien du 36 rue Vivienne (2e arrondissement) aux horaires ante-covid19, à savoir 9h00 - 18h00 en continu du lundi au samedi. Comme chaque année, le comptoir sera ouvert sans interruption en juillet et août (exception faite du samedi 15 août 2020).

***

Il en est de même pour notre comptoir de transaction or / argent d’investissement qui sera ouvert aux mêmes horaires durant la période estivale. N’hésitez pas à nous contacter dès à présent sur contact@argent.fr pour obtenir votre devis personnalisé.

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Nous vous proposons tout au long de l'été des solutions sécurisées d’acheminement des monnaies, billets, médailles ou jetons que vous souhaitez nous confier. La demande actuelle des acheteurs est particulièrement soutenue, c’est donc le moment de valoriser vos doubles ou l’intégralité de votre collection. Vous pouvez faire retirer les lots directement sur le lieu de votre choix (domicile / travail) par un transporteur Express ou faire la demande d'envoi d'un kit d'expédition Valeur déclarée.

La procédure est simple et vous permet de nous adresser en toute sécurité les lots que vous souhaitez déposer pour vente via notre transporteur spécialisé, DHL Express. Un simple email à notre adresse générale contact@cgb.fr ou auprès de la personne en charge de vos dépôts habituels (https://www.cgb.fr/equipe.html) suffit. Si vous souhaitez qu’un de nos spécialistes se déplace à votre domicile pour évaluer votre collection en vue de la déposer à CGB, n’hésitez pas à prendre contact avec Joël Cornu : j.cornu@cgb.fr

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Outre nos e-auctions hebdomadaires (prix de départ 1 Euro, clôture Live tous les lundis à partir de 14h00), l'été 2020 sera rythmé par diverses ventes :

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La lecture du numéro double juillet/août du Bulletin Numismatique, ainsi que celle de nos derniers catalogues de vente à prix marqués vous accompagneront tout l'été. Le traditionnel catalogue estival de vente à prix marqués dédié exclusivement aux monnaies en or (de l'Antiquité à nous jours), OR 8, paraîtra à la rentrée.

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Sachez que nous mettons tout en œuvre pour vous assurer les meilleurs délais de livraison et les meilleures conditions d’accueil et de dépôt possibles pendant la période estivale. À très bientôt sur notre site www.cgb.fr et en notre comptoir numismatique !

#PrenezSoinDeVous #PortezVousBien #EngagésEnsemble

Joël Cornu, Président-Directeur Général de CGB Et toute l’équipe de CGB

 

 

 

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Suite à l’étude d’Arnaud Clairand sur les monnaies royales inédites publiée dans le Bulletin Numismatique n° 195 (mars 2020), je voudrais apporter deux précisions :

1) J’ai publié en 1998 dans le Bulletin de la Société Française de Numismatique, p. 36, un liard hybride inédit de Louis XIV, non daté, frappé à Metz (AA) entre 1693 et 1700.

Voici à nouveau cette pièce qui ne peut pas être datée puisqu’elle associe un carré d’avers de douzième d’écu d’argent par lequel le millésime est apposé au revers, à un carré de revers de liard pour lequel le millésime figure à l’avers en fin de légende.

2) Voici un autre liard hybride, frappé à Lille (L couronné) avec le millésime 1696 ou 1698. Pour graver le carré d’avers de ce liard on a utilisé un poinçon d’effigie de douzième d’écu aux palmes ou du seizième d’écu de Flandre aux palmes. Cette effigie est plus mince que celle des liards frappés à Lille à Paris de 1693.

Christian CHARLET

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Le double sol de billon de Louis XV frappé en 1738 à Limoges (I)

Jacques Saint-Arnaud nous a aimablement envoyé la photographie d’un double sol de billon de Louis XV frappé en 1738 à Limoges (I) (1,91 g). Cette monnaie est absente des différentes éditions du Répertoire de Frédéric Droulers et manquait au site de la Société Numismatique du Limousin. Frédéric Droulers signale une frappe de 10 732 exemplaires. Nous avons retrouvé le même chiffre de frappe en archives. Le poids monnayé fut de 94 marcs 6 onces 15 deniers et 2 exemplaires ont été mis en boîte.

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Arnaud CLAIRAND

Retrouvez la liste complète des résultats de la vente Internet Auction du 28 juillet 2020 en cliquant sur le lien suivant : résultats Internet Auction - Juillet 2020. Bien entendu comme dans toute vente certains lots sont restés invendus (notamment en poids monétaires et royales françaises). Ceux-ci sont disponibles (prix de départ +10% HT de frais acheteurs)  jusqu'au dimanche 2 août 2020.

Vous pouvez réserver les lots invendus (jusqu'au dimanche 2 août 2020) au prix de départ + 10% HT de commission acheteur : 

À noter dès à présent les dates de nos ventes à venir :

  • Live Auction Septembre  2020 : début de la vente (phase des pré-ordres) mi-août 2020
  • Internet Auction Octobre 2020 : dépôt des monnaies possible jusqu'au 26 septembre 2020

Nous pouvons vous proposer des solutions d’acheminement des monnaies, billets, médailles ou jetons que vous souhaitez nous confier, depuis votre domicile jusqu'à nous, sans sortir de chez vous. Il ne faut donc pas hésiter à nous solliciter dès à présent si vous souhaitez mettre en vente des monnaies, billets, médailles ou jetons afin que nous arrangions avec vous l'enlèvement par un coursier DHL ou vous adressions un pack Valeur Déclarée. Vous pouvez nous adresser un email à contact@cgb.fr ou vous renseigner directement auprès du responsable de votre dépôt (https://www.cgb.fr/vendre-monnaies-billets-collection.html).

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Bonjour ,

Aujourd'hui découvrez sur la boutique des monnaies du monde un ensemble de nouvelles monnaies étrangères uniquement en or. Dans cet ensemble vous découvrirez des monnaies de tous pays !

Merci de collectionner avec Cgb.fr !

 

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Matthieu DESSERTINE
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