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L'équipe cgb.fr Bonjour, Découvrez aujourd'hui une nouvelle sélection de 26 monnaies gauloises. Les prix varient de 60 à 450 euros. Nous prenons vos monnaies en dépôt tout au long de l'année, n'hésitez pas à nous confier vos monnaies antiques sur Cgb.fr. Contactez nous à l'adresse suivante : antiques@cgb.fr Bonne journée avec Cgb.fr ! Viviane BÉCLIN Bonjour, Cgb.fr vous présente sa nouvelle E-auction, avec des prix de départ à 1 euro, pas de prix de réserve et pas de frais acheteurs. Le collectionneur décide du prix de la monnaie ! Cliquez ici pour vous inscrire et participer aux e-auctions Cliquez ici pour accéder aux articles de la vente La nouvelle e-auction de Cgb.fr vous propose un large choix de monnaies, jetons et billets, quelque soit votre domaine de collection. Pour obtenir toutes les informations sur le fonctionnement des e-auctions, rendez-vous sur la Foire Aux Questions. Bonne chasse ! Fatima MAHFOUDI Bonjour, Retrouvez sur la boutique Euro de CGB Numismatique Paris une sélection de monnaies ou séries ! Un ensemble de monnaies Euro est également proposé dans notre e-auction hebdomadaire (prix de départ 1 Euro, clôture en direct tous les lundis à partir de 14h00). Pauline BRILLANT LE VINGTIÈME D’ÉCU AUX BRANCHES D’OLIVIER, BUSTE HABILLÉ DE LOUIS XV, FRAPPÉ DURANT LE SECOND SEMESTRE 1735 À PARIS (A) Dans la collection Mathieu Jucquois figure un vingtième d’écu aux branches d’olivier, buste habillé de Louis XV, frappé durant le second semestre 1735 à Paris (A). Cette monnaie était signalée à partir des archives dans l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (1610-1794), n° 34 130, p. 944, mais n’était pas retrouvée. D’après nos recherches en archives, 20 vingtièmes d’écu ont été mis en boîte, permettant d’estimer le chiffre de frappe à 48 865 exemplaires. Arnaud CLAIRAND 1. INTRODUCTION Dans les registres de production de l’atelier de Lille en 1840, il est explicitement fait mention du changement opéré à l’automne de cette année-là (Théret et al., 2019). Alexandre Beaussier est remplacé par Charles Louis Dierickx. Si le premier quitte le poste de directeur de l’atelier le 9 août, il n’est officiellement remplacé que le 19 octobre par le second. La conséquence directe est une modification notable sur les monnaies produites à Lille cette année-là, puisqu’au millésime de 1840 on peut donc trouver les monnaies frappées du caducée (Beaussier) comme celles à la cornue (Dierickx). Quelle est alors la répartition potentielle entre ces deux variantes ? Dans le registre de fabrication des espèces d’or et d’argent pour 1840 (X.Ms 33), on trouve pour l’atelier de Lille, deux lignes distinctes pour les espèces d’argent. La première est notée « Beaussier », la deuxième est notée « Dierickx ». En revanche, une seule ligne est mentionnée au nom de Beaussier pour la pièce de 20 Francs Or. Nous avons donc repris pour cette faciale la répartition des délivrances, en complétant cette information avec la fourniture des coins pour l’administration des monnaies (Y.Ms95 et Y.Ms96). Dans ce contexte, on notera qu’entre le 18 juillet (fourniture de 10 coins pour le revers de la pièce de 5 Francs) et le 6 novembre (fourniture de 2 coins pour le revers de la pièce de 20 Francs), il n’y a eu aucune fabrication d’outils pour l’atelier de Lille. En revanche, dans les deux derniers mois de 1840, entre novembre (soit un mois après la prise de fonction de C.L. Dierickx) et le 19 décembre, des outils pour les pièces de 20 Francs, 5 Francs, 2 Francs, 1 Franc et ½ Franc, ont été fabriqués et fournis. 2. LES TIRAGES DE LA 20 FRANCS La 20 Francs Or est frappée à Lille de 1832 à 1846. Les productions restent limitées à quelques milliers à dizaines de milliers d’exemplaires, pour un total de 294 770 pièces mises en délivrance (Théret et al., 2019). Alexandre Beaussier est le directeur de l’atelier de Lille jusqu’en août 1840. Il est remplacé par Charles-Louis Dierickx à partir du 19 octobre de la même année. Au millésime 1840 il peut donc y avoir les deux cas de figure avec un caducée ou une cornue. Jusqu’à présent seul le tirage total de la pièce de 20 Francs est mentionné dans les différents ouvrages qui collationnent l’information (Théret et al., 2019 ; Franc poche, 2023), en cohérence avec le registre de fabrication (X.Ms33). La fréquence avec laquelle ces monnaies apparaissent aujourd’hui n’est pas cohérente avec les chiffres de fabrication. L’analyse de la base « archives » de Cgb.fr, ainsi qu’une interrogation faite via ACSearch pour ce qui est passé en vente ces dernières années chez différents professionnels (MDC, Palombo ; Künker, Monnaies d’Antan, Gadoury, Elsen, Chaponnière, Ars, Heritage…), renseignent sur la présence de 36 exemplaires 20 F 1840 W caducée pour 5 exemplaires 20 F 1840 W cornue. Ces 41 exemplaires sont à mettre en rapport avec le triple constaté pour Paris, sachant que la production pour Paris est, à ce seul millésime, de plus de 2 millions de pièces quand pour Lille on est voisin de 4 500 pièces, soit dans un rapport de plus de 450 pour les productions quand on est dans un rapport 4 à 5 pour la fréquence d’apparition. Cette sur-représentation d’un millésime rare interroge : thésaurisation, conservation quand les parisiennes auraient été refondues ?… il n’y a pas d’explication à ce stade. En revanche, ce que l’on peut immédiatement noter est la réelle existence de la pièce frappée avec le différent de C.L. Dierickx. 3. UN (RE)COMPTAGE PAR ANNÉE L’étude des archives concernant cette période a permis de détailler à la fois les productions monétaires mais aussi celles des outils, et a donc permis de distinguer les différentes productions et d’en donner les tirages exacts, avec leur date de délivrance. Il a été nécessaire de revenir, autour de cette année 1840, aux productions précédentes et suivantes. Ce sont donc trois millésimes qui ont fait l’objet d’une analyse : 1839, 1840 et 1841 (X.Ms32 ; X.Ms33 ; X.Ms34 ; Y.Ms96). 1839 Le registre de fabrication de 1839 (X.Ms32) rapporte 21 832 frappes, auxquelles il faut soustraire les 51 exemplaires enregistrés le 17 janvier 1839, mais identifiés pour solde des travaux de 1838. On arrive donc à une frappe de 21 781 ex., moins 90 pièces pour essai, soit 21 691 ex. ; en 15 délivrances. 1840 Le registre de fabrication de 1840 (X.Ms33) mentionne 4 550 frappes en une seule ligne identifiée au nom de Beaussier, moins 42 pièces pour essai soit 4 508 ex. En mettant en regard les registres de fabrication et de fourniture des coins, on observe que : - Aucun coin au millésime 1840 n’est fourni avant avril 1840. Les deux premières délivrances de 1840 n’ont en aucune manière pu être réalisées avec des coins de l’année. Elles sont donc à porter au total de 1839, soit 1 001 pièces + 12 pour essai ; - La dernière délivrance de 1840 est datée de septembre, donc juste après le départ de Beaussier, mais bien avant l’arrivée de Dierickx, ce qui explique qu’aucune pièce de 20 Francs ne figure à son chiffre dans le registre de 1840. Il y a 5 délivrances entre mai et septembre 1840 pour un total de 3 507 pièces + 30 pièces pour essai ; différent caducée. Le remplacement de Beaussier (caducée) par Dierickx (cornue), laisse une vacance à la direction de l’atelier entre août et octobre 1840. Dans le registre de fourniture des coins, on trouve 2 revers livrés le 6 novembre, mais sans délivrance enregistrée au dernier trimestre 1840. Cette pièce existe dans un rapport 1 pour 6 par rapport à celle marquée du caducée de Beaussier. La frappe est donc intervenue après le dernier trimestre de 1840… mais avant la fourniture des coins pour 1841. 1841 Le registre de fabrication de 1841 (X.Ms34) mentionne 8 524 exemplaires frappés, moins 42 pièces pour essai soit 8 482 ex. La première délivrance est datée du 26 janvier quand les premiers coins de 1841 ne sont fournis à l’administration que le 11 février (2 revers). Cette toute première délivrance n’a pas pu être faite avec des coins de 1841 pas encore fabriqués, mais avec ceux envoyés en toute fin d’année précédente. Une incertitude concerne la deuxième délivrance datée du 30 mars, postérieure celle-là à la fourniture des coins à l’administration. Nous n’avons toutefois pas la date d’envoi à l’atelier permettant de statuer sur les tirages exacts. La première hypothèse est de considérer que la délivrance du 30 mars, enregistrée un mois et demi après la fabrication des coins, a été réalisée avec les coins qui venaient d’être envoyés. Donc seule la délivrance précédant la fourniture des coins est à mettre au compte de 1840 (cornue). Le tirage total pour 1840 serait alors de 3 507 + 442 = 3 949 pièces. La seconde hypothèse est de considérer les deux premières délivrances soit 442 + 1 117 = 1 559 pièces (+ 12 d’essai) plus en rapport avec la présence de deux coins pour effectuer ce travail. Ce qui pourrait porter le total de 1840 à 3 507 + 1 559 = 5 066 pièces. Ce qui fait pencher la balance vers la première hypothèse est, en plus de la date de fourniture des coins, la fréquence d’apparition des pièces frappées au caducée par rapport à celles frappées à la cornue. Nous avons vu que le rapport était d’environ 6. Dans notre deuxième hypothèse, cette valeur serait plus proche de 2, donc très loin de la fréquence d’apparition présente. Nous retiendrons ainsi une frappe de 3 949 pièces pour la 20 Francs 1840 avec 3 507 frappes marquées du caducée de Beaussier et seulement 442 marquées de la cornue de Dierickx. Le recensement de ces monnaies dans les ventes assurées par les professionnels ces 15 dernières années totalise 41 exemplaires, se répartissant en 36 exemplaires avec un caducée et 5 avec une cornue, soit 88 % marqués au différent de Beaussier contre 12 % à celui de Dierickx, soit à 1 % près, les proportions données par les frappes ! 20 F 1840 W caducée, photo Cgb.fr 20 F 1840 W cornue, photo ACSearch 4. BILAN Le bilan de cette production, qui n’était pas distinguée dans les ouvrages de référence, fait apparaître une monnaie d’une grande rareté, avec la 20 F 1840 W cornue et ses 442 exemplaires. La nouvelle répartition est ainsi de : Xavier BOURBON BIBLIOGRAPHIE X.Ms32 : registre de fabrication or et argent. 1839. Archives de la monnaie de Paris, Centre des Archives Economiques et Financières, Savigny le Temple. X.Ms33 : registre de fabrication or et argent. 1840. Archives de la monnaie de Paris, Centre des Archives Economiques et Financières, Savigny le Temple. X.Ms34 : registre de fabrication or et argent. 1841. Archives de la monnaie de Paris, Centre des Archives Economiques et Financières, Savigny le Temple. Y.MsF96 : Type Louis Philippe Ier roi des Français. Enregistrement des fournitures de coins et coussinets pour toutes les monnaies suivis les récépissés. 2 août 1850. Archives de la monnaie de Paris, Centre des Archives Economiques et Financières, Savigny le Temple. Théret Ph., Bourbon X., Charve Ch. & Perrin F. (2019) Le Franc. Les monnaies les archives. Ed. Les Chevau-légers, Paris. L'équipe cgb.fr
L'équipe cgb.fr Il vous reste encore quelques heures pour miser ou augmenter votre offre maximum avant la fin de notre E-auction 701 - à partir de 14h00, un article sera attribué au dernier gagnant toutes les 20 secondes. E-auction 701 ce sont des centaines de monnaies, jetons et billets. C'est vous qui décidez du prix ! Vous n'êtes pas encore inscrit ? Rejoignez-nous A vous de jouer !! Fatima MAHFOUDI LES TIMBRES-MONNAIE DE LA FRANCOPHONIE, ENTRETIEN AVEC FRANÇOIS HÈDE - Bonjour François Hède. L'ACJM (Association des Collectionneurs de Jetons-Monnaie) vient de publier un nouvel ouvrage sur les timbres-monnaie dont vous êtes l'auteur. On vous connaît pour le site collectiondemonnaie.net qui présente des milliers de monnaies et jetons et pas que. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre passion, votre collection et votre démarche ? - Je collectionne les monnaies depuis ma tendre enfance. Je gardais les monnaies de 1 centime alors que les monnaies de 1 centime en acier cohabitaient avec les 1 Franc Morlon et Francisque. Ensuite, j'ai étendu ma collection à toutes les monnaies de circulation françaises, d'abord avec les petites valeurs, puis les moyens venant, les plus grosses valeurs. Alors apparut Internet. J'ai commencé à créer des petits sites sur divers domaines. J'ai alors mis en ligne ma collection avec l'objectif d'offrir une base de vulgarisation pour un public néophyte. Sur le site d'un autre collectionneur de monnaies de nécessité, j'ai découvert l'existence des timbres-monnaie. Depuis, j'ai étendu ma collection pour en faire sans doute la collection la plus importante au monde. - Pour en revenir, à cet ouvrage qui arrive près de 40 ans après l'ouvrage du Dr Broustine, pouvez-vous nous expliquer ce que sont les timbres-monnaie et à quoi ils servent ? - Les timbres-monnaie sont une subdivision des monnaies de nécessité. L'idée était d'utiliser les timbres postaux pour suppléer au manque de petites monnaies suite à la Première Guerre mondiale. Le procédé permet en plus d'offrir une ample exposition publicitaire aux émetteurs. Ils servaient donc à rendre la monnaie avec toujours cette volonté d'avoir en même temps un aspect publicitaire. La période d'utilisation est très courte car elle court de la fin 1919 à la mi-1923 - Quelles sont les avancées de votre ouvrage sur celui de votre illustre prédécesseur ? - Il y a plusieurs avancées. Il y a déjà les découvertes depuis la publication du Broustine, sur environ 400 types, une dizaine pour les capsules, et sur les pochettes bien plus, sachant qu’il y a potentiellement encore des découvertes à faire car les éventuels possesseurs ne savent pas de quoi il s’agit. Il y a entre autres la découverte d’un timbre-monnaie que je considère comme le plus vieux qui existe pour la France, sans doute entre 1877 et 1902, utilisant le timbre de 2 centimes Sage type 2 et de l’autre côté une représentation de la monnaie de 2 centimes Cérès. J’ai ajouté les timbres-monnaie cousus apparus en lot une dizaine d’années auparavant sans qu’on sache exactement s’ils ont été mis ou en circulation ou confectionnés pour un autre usage - Quels sont les points forts que vous souhaitez mettre en avant ? - Je complète le Broustine. Concernant les colonies françaises, j'ai ajouté la Syrie. J’explore un nouveau domaine, les timbres-pécule, timbres postaux dont on a détourné l'usage pour accroître la masse monétaire. C'est en particulier le cas pour l'Indochine où les textes officiels prévoyaient l’utilisation de timbres fiscaux mais où en fait ce sont des timbres-poste qui furent surchargés. - Au fil de l'ouvrage, vous consacrez une partie aux émissions pour les colonies et autres pays francophones. Y a-t-il une filiation naturelle ou ces objets ont-ils un usage différent de ceux de la France métropolitaine ? - C’est toujours le même objectif, c’est-à-dire pallier l’absence de petite monnaie. La seule nuance est qu’en métropole, il n’y a que des émissions privées. Au contraire, dans les colonies, ce ne sont que des émissions publiques. De plus, on y utilisa des émissions sur support carton. Compte-tenu des conditions climatiques, l’usage du carton dans les colonies est préjudiciable à la conservation. Il a bien été tenté de les vernir à Madagascar mais le procédé n’a pas été concluant. - Pensez-vous que le livre va faire apparaître de nouveaux objets ? - Cela est probable et en tout cas je l’espère. J'ai déjà eu l'occasion de le constater avec le site. - Je vous remercie François Hède et vous souhaite de continuer à trouver beaucoup de ces « ovnis » numismatiques. Laurent COMPAROT DENIERS SÉVÉRIENS : REVERS ET LÉGENDES INÉDITS LORS DE L’ULTIME ÉMISSION DE L’ATELIER DIT « D’EMÈSE » Dans cet article, nous présentons des deniers à revers inédits et proposons d’identifier l’ultime émission de l’atelier dit « d’Emèse » par des légendes de droit abrégées (non signalées dans le RIC). Nous parlerons toujours dans ce qui suit de l’atelier de Périnthe plutôt que d’Emèse (cf notre article dans le BN CGB 260 pp. 26-31). Apparu pour la première fois sur le marché numismatique en 2017 lors de la vente Münzen & Medaillen n°45 (lot 762), acquis à l’époque par M. Curtis Clay, spécialiste reconnu de la période sévérienne, ce denier à revers daté a récemment rejoint notre collection : Septime Sévère, Périnthe, RIC -, ex coll. C. Clay, coll. de l’auteur Un second exemplaire lié au nôtre par ses deux coins s’est vendu en 2024 : Septime Sévère, Périnthe, RIC -, coll. privée https://www.acsearch.info/search.html?id=13609407 Ce denier présente plusieurs singularités : 1- La légende de droit traditionnelle IMP CAE L SEP SEV PERT AVG COS II est ici amputée de 3 lettres : IMP CA L SE SEV PER AVG COS II 2- A contrario, la légende de revers développe l’habituel TR P en TRIB POT 3- Cette légende associe la Ve acclamation impériale (acquise mi-195) avec la IVe puissance tribunicienne, reçue le 1er janvier 196 (sous Sévère, la puissance tribunicienne s’acquiert en début de l’année, et non le 10 décembre comme antérieurement). Or, Sévère a déjà reçu sa VIIe acclamation à cette date et il est sur le point d’en recevoir la VIIIe. 4- Le revers associe deux figures généralement dissociées dans la production de cet atelier : le captif parthe en attitude affligée et le trophée. LEGENDE DE DROIT ABRÉGÉE Le R.I.C. ne recense aucune légende présentant de telles abréviations. Curtis Clay signale dans un sujet de forumancientcoins.com* qu’il connait 6 coins de droit présentant les abréviations CA, SE et PER dans la titulature. Nous en avons même identifié un total de huit au sein de notre collection et en archives internet, dont certains présentent jusqu’à 4 abréviations : - Coin 1 : IMP CA L SE SEV PER AVG COS II, celui de notre denier. Ce coin de droit se trouve aussi associé à 9 autres types de revers : BONA SPES, BONI EVNTVS (sic), IOVI VICTOR, LIBER AVG (assise), MINER VICTRIS (RIC 410var pour les deux légendes), MINER VICTRIC (RIC 410corr pour légende de droit), MONET AVG, VICI (sic) AVG, VICTOR AVG. - Coin 2, IMP CA L SE SEV PER AV (sic) COS II : Septime Sévère, Périnthe, RIC -, ex coll. C. Clay, coll. de l’auteur La fin de titulature est mieux visible sur cet autre exemplaire (ex coll. Curtis Clay également): Septime Sévère, Périnthe, RIC -, stock Harlan J. Berk juillet 2026 (MA-Shops) - Coin 3, IMP CA L SEP SEV PER AVG COS II : Septime Sévère, Périnthe, RIC -, coll. A.N.S. https ://numismatics.org/collection/1944.100.50236 - Coin 4, même légende, coin de droit différent, même coin de revers : Septime Sévère, Périnthe, RIC -, coll. A.N.S. https://numismatics.org/collection/1946.7.29 - Coin 5, même légende, coin de droit différent : Septime Sévère, Périnthe, RIC -, coll. Barry P. Murphy n°SEV_265 https://bpmurphy.ancients.info/images/Severan/Emesa/10594.jpg - Coin 6, IMP CA L SEP SEV PER AVG COS – II : Septime Sévère, Périnthe, RIC -, BM 1980,1126.2 https://www.britishmuseum.org/collection/object/C_1980-1126-2 - Coin 7, IMP CA L SE SEV PEVR (sic) AVG COS I-I : Septime Sévère, Périnthe, RIC -, ex coll. Curtis Clay, coll. de l’auteur Ce coin de droit est également associé avec les revers BONI EVNTVS (sic), FORT REDVC et LIBER AVG (debout). - Coin 8, IMP CA L SE SEV PER AG (sic) COS II: Septime Sévère, Périnthe, RIC -, ex coll. C. Clay, coll. de l’auteur Ce coin de droit est également associé aux revers FORT REDVC (debout) et MONET AVG. On connait aussi ce coin de revers associé à un droit à légende normale (RIC 407) dans la coll. Barry P. Murphy (SEV-282) et les ex coll. Roger Bickford-Smith (BM 1997, 1203.100) et George Richard Arnold (BM 1979, 0614.10). Au total, on recense donc 8 coins de droit à légende abrégée associés à 13 types de revers : L’utilisation du coin de revers n°1 sur pas moins de 10 types de revers est un point très intéressant quant aux pratiques de production de cet atelier. Curtis Clay considère que ces titulatures abrégées sont le marqueur de l’ultime émission de l’atelier. À l’appui de son hypothèse, on notera que les légendes de revers correspondent assez bien avec les circonstances de cette fin d’année 195, où Sévère fait étape à Périnthe : - Chute de Byzance : BONA SPES, IOVI VICTOR, MARTI VICTORI, MINER VICTRIS, VICI AVG, VICTOR AVG et allégorie de victoire du revers IMP V TRIB POT IIII CS II - Probable donativum lié à cette victoire : LIBER AVG (assise et debout) - Poursuite du voyage de Sévère vers Rome : BONI EV(E)NTVS, FORT REDVC TRIB POT La mention TRIB POT est exceptionnelle. Elle se trouve également sur le RIC 436 dont nous connaissons deux exemplaires : celui du BM et celui de la vente Giessener Gorny d’avril 1993 (lot 474), qui présente un revers plus complet que l’exemplaire du BM. Nous n’en disposons malheureusement que d’une reproduction de faible qualité du catalogue Giessener Gorny de l’époque : La légende de droit est longue sur ce type : IMP CAE L SEP SEV PERT AVG COS II La légende de revers IMP V IRTB POT IIII COS II est très maladroite, avec une inversion du T et du I de TRIB. Un arrachement de métal du coin de revers au niveau de l’exergue ne permet pas de distinguer ce qui vient après COS II : ce pourrait être une épée recourbée, comme sur d’autres revers présentant la même allégorie. ASSOCIATION DE LA Ve ACCLAMATION ET DE LA IVe PUISSANCE TRIBUNICIENNE : L’anomalie des légendes de revers de ces deux types demeure inexpliquée : l’erreur vient-elle de l’acclamation, qui devrait être IMP VII, ou de la puissance tribunitienne qui serait TRIB POT III si l’on tenait l’acclamation pour correcte ? Curtis Clay, estimant que cette monnaie fait partie des toutes dernières émissions de l’atelier, tient la puissance tribunicienne pour bonne, situant donc l’émission en janvier 196. Selon lui, le graveur aura reproduit par mégarde le IMP V des RIC 432-435 (TR P III IMP V COS II), n’actualisant que la puissance tribunicienne. On observera d’ailleurs que le RIC 434 présente deux coins de revers fautés où le V de IMP V est omis, visibles sur ces exemplaires du British Museum : https://www.britishmuseum.org/collection/object/C_1997-1203-101 https://www.britishmuseum.org/collection/object/C_1997-1203-55 On connait même un inédit présentant une titulature COS II et une légende de revers COS III, copiant servilement un denier d’Hadrien : Septime Sévère, Périnthe, RIC -, coll. Barry P. Murphy SEV_238 https://bpmurphy.ancients.info/images/Severan/Emesa/10711.jpg Erreur qui semble avoir été corrigée ultérieurement sur le coin de revers : Septime Sévère, Périnthe, RIC -, ex coll. C. Clay, coll. de l’auteur On peut aussi penser que le graveur se sera totalement inspiré des revers des RIC 432-435 en reprenant le IMP V et en combinant le III de TR P et le I de IMP qui suit, inscrivant donc IIII plutôt que III, ce qui nous conduirait plutôt à situer cette dernière émission de Périnthe en décembre 195. Ceci nous montre – s’il en était encore besoin – combien ces émissions orientales de la période 193-195 furent réalisées sans contrôle digne de l’administration monétaire romaine de cette époque… NOUVELLE ALLEGORIE Le captif parthe en attitude affligée au pied d’un trophée est une innovation dans la production de cet atelier, qui s’observe également sur le rare RIC 441 à légende INVICTO IMP de l’atelier oriental itinérant (dit « de Laodicée », cf notre article dans le BN CGB 261) : Septime Sévère, atelier oriental itinérant, RIC 441, coll. privée https://www.acsearch.info/search.html?id=3089189 En synthèse, ce denier daté inédit témoigne d’une courte et ultime émission de l’atelier de Périnthe caractérisée par une légende de droit abrégée dont on connait huit coins, avant sa fermeture consécutive à la chute de Byzance fin 195 ou début 196. Olivier GUYONNET *https://www.forumancientcoins.com/board/index.php?topic=41113.msg682823#msg682823 L'équipe cgb.fr LE LOUIS D’OR AUX ÉCUS OVALES, BUSTE LAURÉ DE LOUIS XV, FRAPPÉ EN 1774 À MONTPELLIER (N) Dans la live auction du 22 septembre 2026 est présenté sous le n° bry_1159358, un louis d’or aux écus ovales, buste lauré de Louis XV, frappé en 1774 à Montpellier (N) (8,11 g, 23,5 mm, 6 h.). Cette monnaie est signalée à partir des archives dans l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (1610-1794), n° 34 021, p. 826, mais n’était pas retrouvée. D’après nos recherches en archives, 5 767 louis d’or ont été mis en circulation suite à cinq délivrances entre le 24 mars et le 23 décembre 1774. Le poids monnayé a été de 191 marcs 7 onces 18 deniers 12 grains. Pour cette production, 31 louis d’or ont été mis en boîte. Arnaud CLAIRAND |
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