le blog numismatiquele blog numismatique
Dans tout le blogDans ma sélection

Bienvenue sur le portail d'information numismatique de cgb.fr

Le 14 mars dernier s’est tenue l’Assemblée générale des Amis de l’euro.

Outre la trame officielle et les rapports légaux, cette Assemblée générale a mis en évidence un record et quelques raisons de se réjouir.

Un record : celui du nombre de participants pour cette réunion qui, depuis la période Covid, se tient en distanciel. Plus de 40 membres présents, presque 90 membres représentés. Une immense satisfaction pour les personnes qui font vivre l’association au quotidien et pour celles qui avaient le travail ingrat de préparer la réunion.

Les raisons de se réjouir ?

D’abord, la qualité et la courtoisie des échanges entre les participants, dont la plupart se voyaient pour la première fois.

Ensuite, la situation financière saine de l’association.

Puis, une visibilité grandement accrue de l’association de par sa page Facebook, qui recueille chaque jour plus de visiteurs. L’association peut ainsi conquérir bien plus que ses 1 173 adhérents officiels.

Les commandes groupées, qui permettent aux adhérents d’acquérir des pièces aux prix négociés entre les instituts et l’association, prouvent encore et toujours leur succès. 2025 a vu presque 30 000 pièces mises en vente et acquises par des adhérents.

Et finalement, une dynamique très enrichissante qui s’est mise en place pour valoriser davantage le prix CEDA (coupure européenne de l’année). Pour rappel, le prix CEDA Michel Prieur récompense d’une part la plus belle pièce en euros hors 2 EUR, et d’autre part la plus belle pièce de 2 EUR.

Les votants sont uniquement des adhérents de l’association des Ad€.

Cette année, les représentants des Ad€ à Berlin ont eu l’occasion de remettre ce prix au designer italien qui avait dessiné la pièce de 10 EUR destinée à entourer la pièce commémorative de 2 EUR sur le navire-école Amerigo Vespucci.

Les représentants à Berlin ont expliqué à l’assemblée à quel point ce prix avait de la valeur pour celui qui le recevait – leur récit a fait état d’un grand moment d’émotion en cette circonstance.

Le prix CEDA est reconnu, valorisé, recherché, publié sur tous supports. Il constitue une superbe récompense pour le récipiendaire, ainsi que, sans doute, un coup d’accélérateur pour sa carrière.

Mais aussi, et c’est au moins aussi important, le prix CEDA est la voix que les collectionneurs peuvent porter vers les designers. C’est une très belle réussite de l’association. Il faut assurer et développer son avenir, et les adhérents présents à l’Assemblée générale s’y sont engagés.

Il était donc logique que le Conseil d’administration de l’association soit renouvelé à l’unanimité – à cette exception près que le président Jean-François Palmade a souhaité passer la main à Jean Roger, qui se trouve donc le nouveau président, Jean-François étant désormais vice-président. Les autres membres du CA conservent le rôle qu’ils avaient lors de la précédente Assemblée générale.

Comme dit : un record et des raisons pour les collectionneurs d’euros de voir l’avenir avec optimisme.

Françoise HENOUMONT (AD€)

facebooktwitter
L'équipe cgb.fr

LA SOUSCRIPTION POUR L’OUVRAGE SUR LES ESSAIS DE LA 2e RÉPUBLIQUE EST OUVERTE !

Après une année 2025 très intense avec la parution en novembre de l’ouvrage sur Louis-Philippe, les efforts se poursuivent avec en ligne de mire la parution de celui sur la 2e République à l’automne prochain.

L’ouvrage est déjà très avancé. À l’instar des 4 premiers tomes, il sera très richement illustré et ce notamment avec les outils monétaires qui sont inédits et qui raviront aussi les collectionneurs de monnaies circulantes.

Comme pour les précédents, l’ouvrage à venir sera publié en deux versions : une version « standard » au prix de 59 € et une version « prestige » en nombre limité (160 exemplaires) au prix de 150 €.

La version « prestige » possède une couverture différenciée de la version standard, elle est en simili-tissu avec marquage à chaud doré et possède une tranche dorée.

La sortie du « standard » est prévue pour début novembre et celle du « prestige » pour début décembre à l’occasion du salon Monexpo à Bagnolet.

À l’occasion de ce Bulletin Numismatique, nous ouvrons officiellement la souscription pour la version « prestige » de l’ouvrage Le Franc, les Essais, les Archives, 2e République (1848-1852) avec le triple avantage : • Un prix réduit à 100 euros ; • La possibilité d’avoir son nom imprimé dans la page de remerciements des souscripteurs ; • La certitude d’avoir un exemplaire en tirage limité.

Attention : cette souscription prendra fin le vendredi 11 septembre 2026, le livre partant à l’impression mi-septembre. Cela vous parait encore loin mais n’attendez pas cette date limite, les premiers arrivés seront les premiers servis.

Pour les modalités de souscription, contactez-nous à l’adresse mail suivante : tresorier_adan@amisdufranc.org

facebooktwitter
L'équipe cgb.fr

Je vous présente aujourd’hui une variante en argent du jeton de 1760 non répertoriée par M. Georges DEPEYROT dans son catalogue LES JETONS DES ÉTATS DE LANGUEDOC (17e et 18e siècles) - MONETA, WETTEREN 2007.

Appelons cette variante 268 VAR et comparons-la avec le Depeyrot 268 du catalogue :

Avers : LUD. XV. REX. - CHRISTIANISS. (Louis XV Roi très chrétien) non signé

Revers : COMITIA OCCIT. 1760 (Assemblée occitane 1760)

Si les avers du Depeyrot 268 et du 268 VAR sont identiques (buste Guéant-Prieur 612 E), les revers se différencient par la légende, qui est déplacée sur la variante et dont les lettres sont plus petites. Nous connaissons donc à ce jour trois jetons d’argent pour ce millésime : le Depeyrot 268, le 268 VAR et le Depeyrot 270, que je possède également. Ce dernier, dont l’avers est tout à fait différent des deux premiers par le buste lauré (Guéant-Prieur 602 A) signé JCR en lettres cursives monogramme (Joseph Charles Roëttiers), a été frappé en ce qui concerne le revers avec le coin du Depeyrot 268 aux grosses lettres.

variante

Un seul exemplaire du 268 VAR vendu par CGB à une date non précisée.

Merci à CGB pour la publication de ce nouvel article et à bientôt pour de nouveaux inédits ou de nouvelles variantes.

Jean-Luc BINARD jean-luc.binard@orange.fr

facebooktwitter
L'équipe cgb.fr

À vos claviers, tablettes et smartphones ! Début à 14h00 ce mardi de la phase Live (offres en direct) de notre vente Live Auction Billets  – 21 avril 2026. Toutes les 20 secondes, un des 590 lots de cette vente sera présenté et vous pourrez miser ou ajuster votre offre pour obtenir le lot ou les lots que vous souhaitez. Les ordres de passage indicatifs des lots s'afficheront sur la fiche descriptive de chacun à partir de 14h00.

Lot 563345 20 Yuan Chine 1948 P.0819a. PMG 64 Prix de départ : 6 000,00 €

Lot 560698 Épreuve 10000 Francs Victoire 1939 NE.1939. La diminution des stocks de billets a la suite des événements de 1938, conduit la Banque de France a lancer dans l'urgence le développement de coupures de 300 F, 3000 F et d'une coupure de 10000 Francs. Cette urgence conduit le service de la création a reprendre la vignette du 5000 F Victoire et de la transformer en 10000 Francs, en élargissant la vignette avec l'ajout d'une ligne de texte, à gauche et à droite, avec Banque de France. Prix de départ : 4 200,00 €

Lot 561382 100 Nouveaux Francs Bonaparte 1964 F.59.26. État exceptionnel, seulement deux autres exemplaires Z.297 n°72705 et 72706 sont référencés dans l'Inventaire Fayette/Kajacques avec cette même qualité pr.NEUF. Prix de départ : 2 600,00 €

Toute l'équipe de CGB Numismatique Paris vous souhaite une vente agréable et pleine de succès. Les relevés des résultats seront adressés par courriel dès clôture de la vente. Les expéditions s'effectueront comme d'habitude dans les jours suivant la réception des règlements.

facebooktwitter
L'équipe cgb.fr
| 21/04/2026
Annonces

E-auction n° 680 - Cgb.fr

Bonjour,

Cgb.fr vous présente sa nouvelle E-auction, avec des prix de départ à 1 euro, pas de prix de réserve et pas de frais acheteurs. Le collectionneur décide du prix de la monnaie ! 

 

  

  

  

  

  

  

Cliquez ici pour vous inscrire et participer aux e-auctions

Cliquez ici pour accéder aux articles de la vente

La nouvelle e-auction de Cgb.fr vous propose un large choix de monnaies, jetons et billets, quelque soit votre domaine de collection.

Pour obtenir toutes les informations sur le fonctionnement des e-auctions, rendez-vous sur la Foire Aux Questions.

Bonne chasse !

facebooktwitter
Fatima MAHFOUDI

Il vous reste encore quelques heures pour miser ou augmenter votre offre maximum avant la fin de notre E-auction 679 - à partir de 14h00, un article sera attribué au dernier gagnant toutes les 20 secondes.

E-auction 679 ce sont des centaines de monnaies, jetons et billets. C'est vous qui décidez du prix ! 

  

  

 

  

  

  

Vous n'êtes pas encore inscrit ? Rejoignez-nous

A vous de jouer !!

facebooktwitter
Fatima MAHFOUDI

Les Amis du Franc (ADF) sont à la manœuvre. Ils participent activement auprès des auteurs, Philippe Théret et Michel Taillard à la préparation du cinquième volume du Franc, les Essais, les Archives, la 2e République (1848-1852). N’hésitez pas à les rejoindre afin de prendre part à cette grande aventure qu’est la publication d’une série d’ouvrages qui par le cadre de leurs recherches en archives papier et monétaires leur permettent d’avoir une vision inégalée sur le monnayage français pour la période comprise entre 1803-1870, travail qui n’avait pas été revu depuis l’ouvrage de Dewamin, publié à l’occasion du centenaire de la Révolution !

Laurent SCHMITT (président des ADF)

facebooktwitter
L'équipe cgb.fr

ACHILLE HAMEL, TRAJECTOIRE D’UN MÉDAILLEUR OUBLIÉ1

« La gravure en médailles n’a dans notre ville qu’un seul et digne représentant : c’est M. Hamel, qui a, de plus, l’honneur d’avoir implanté à Rouen cet art qu’il ne paraissait guère possible de faire réussir en province. En dépit des nombreuses difficultés que l’artiste rencontre dans l’obligation d’aborder tous les genres, ce qui n’a pas lieu à Paris, où s’explique ainsi la supériorité des spécialistes, M. Hamel a fait preuve d’un talent aussi sûr que varié dans l’exécution d’une grande quantité de médailles depuis quelques années. (…). L’Académie décerne un rappel de médaille d’argent à M. Hamel » (Précis analytique des travaux de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, 1858 p.71)

Éclipsés par les artistes de « l’âge d’or » de la médaille, dans les années 1890-1920, bon nombre de graveurs du milieu du 19e siècle restent encore dans l’ombre, malgré toutes les louanges et prix reçus. C’est tout particulièrement le cas d’un homme qui a connu un succès incontestable, d’abord en Normandie, puis au-delà des frontières régionales, à Paris : Achille Hamel. Pendant près de 50 ans, de 1850 à 1900, la création de nouveaux types de médailles en Seine-Maritime (Seine-Inférieure à l’époque) est presque exclusivement attribuable à cet homme, puis à ses successeurs, Lecomte et Noël. La difficulté d’appréhender la vie, et l’œuvre d’Achille Hamel est telle que son identification a été une quête en elle-même2. En effet, les musées qui conservent pourtant des médailles de ce graveur les ont attribuées à d’autres artistes, dont le champ d’activité et les années d’exercice ne correspondent pas vraiment3. Ainsi, une vingtaine de médailles environ, au nom de « Hamel », sont conservées au musée Carnavalet. D’autres sont visibles dans des établissements aussi divers que le Palais des Beaux-Arts de Lille, le musée national de la Marine ou encore le musée de Bretagne. Des exemplaires sont aussi repérables dans des collections à l’étranger, en particulier au Royaume-Uni4 ou aux Etats-Unis – l’American Numismatic Society possède ainsi au moins deux exemplaires de médailles de l’Exposition internationale du Havre de 1868 de dimensions différentes5.

1848-1860, LES ANNÉES ROUENNAISES, L’ESSOR D’UN GRAVEUR

En 1848, la première trace d’Achille Hamel résonne comme un coup d’éclat – il a alors 28 ans. Il est récompensé d’une grande médaille de bronze pour la qualité de son travail. L’éloge est particulièrement appuyé : il « nous a fait admirer trois médailles qu’il a exécutées pour la Société d’horticulture de Rouen. Il est impossible de rien voir de plus coquet, de plus gracieux, de mieux travaillé ; les fleurs, les fruits, les outils de jardinage sont gravés avec une rare perfection, et de manière à rivaliser avantageusement avec les plus habiles ouvriers de la capitale. Depuis longtemps nous avons suivi avec intérêt les progrès de M. Hamel, dans l’art qu’il exerce, et nous savions d’avance que tôt ou tard, il deviendrait l’un de nos lauréats. »

Figure 1 : avers de la médaille d’horticulture, exemplaire des musées de Rouen 41 mm

Figure 2 : Avers de la médaille d’horticulture, exemplaire du Département des Monnaies et Médailles 36 mm

Veuf en 1850, il se remarie en 1852 avec Angélique Baullier6, en février. Le couple accueille une petite fille fin novembre. Cette union correspond à la croissance rapide de sa production de médailles, qui s’explique sans doute par la profession de son épouse, qui est aussi « graveur en métaux ». En quelques années, de nombreux modèles pour des institutions normandes voient le jour. Leur éclectisme est particulièrement frappant : Caisse d’Epargne et de Prévoyance de Rouen7, Société des Régates rouennaises8, Ville de Rouen9, comptoir d’escompte de Rouen10, sans doute la banque la plus réputée de la place normande au 19e siècle, Conseil central d’hygiène et de salubrité de Seine-Inférieure11, ou encore les assurances La Clémentine12.

En 1854, il est choisi pour la réalisation du nouveau jeton de présence de la société libre d’Emulation du Commerce et de l’Industrie, fusion de la Société du Commerce et de l’Industrie et de la Société d’Emulation13. Cela lui permet d’entrer dans cette société savante, particulièrement influente dans la capitale normande, tant elle rassemble une élite locale, qui se distingue par sa sensibilité progressiste et scientifique. Dès cette date, il devient un notable rouennais.

À cette époque, Achille Hamel bénéficie aussi d’un soutien inattendu : le Journal de Rouen lui assure une promotion assez exceptionnelle. L’attention qui lui est portée permet de bien suivre sa carrière – et c’est particulièrement précieux pour rédiger une biographie. Néanmoins, la lecture des articles laisse parfois songeur, tant le ton est proche du publi-reportage14. Il bénéficie de deux récompenses, des médailles d’argent, décernées par l’académie des Sciences, belles-lettres et arts de Rouen, en 1854 et 58.

1858-59 est une période charnière : Hamel réalise les médailles de récompense et de souvenir de l’Exposition régionale de Rouen, et le concert des louanges dépasse cette fois les frontières normandes, puisque son travail trouve grâce aux yeux de la Gazette des Beaux-Arts dans son numéro du 1er octobre.

Les commandes, aussi, débordent du cadre régional, avec en particulier la Société des régates parisiennes15, L’exposition régionale de Bordeaux16, l’Exposition régionale de Nantes (souvenir et récompense)17.

1861-1879, LES ANNÉES PARISIENNES, LA CONSÉCRATION AVANT LA CHUTE

Sa trace se perd dans un premier temps, alors qu’il déménage avec sa famille à Paris, et qu’il cède son entreprise à Adolphe Lecomte, un graveur lui aussi d’origine normande, mais établi jusque là à Lille.

Cette disparition ne signifie pas qu’il échoue pour autant. Il émerge de nouveau, et de quelle manière, en 1866. Il réalise une médaille pour commémorer les pèlerinages au Saint-Sépulcre18, ce qui lui vaut de recevoir « le titre et les insignes de Chevalier du Saint-Sépulcre »19 en 1867. À cette période, il est choisi pour réaliser la médaille de récompense pour la partie navigation de plaisance à l’occasion de l’Exposition Universelle de Paris, symbole de l’apogée du Second Empire – cette attribution est sans aucun doute la preuve de la reconnaissance de son talent. La médaille est clairement un succès, puisque le Yacht-Club de France se porte acquéreur du coin d’avers pour sa médaille de récompense, et demande à Hamel de produire un nouveau revers20.

Figure 3: Médaille de récompense, navigation de plaisance, diamètre 6,8 cm, 137g, cuivre

Le graveur enchaîne alors plusieurs commandes liées à ces événements particuliers que sont les Expositions. Il conçoit les médailles de récompenses et de souvenirs de l’Exposition internationale maritime du Havre21 en 1868 par exemple.

1869, puis 1870 sont des années d’inflexion dramatique. Hamel continue d’enregistrer les commandes (Exposition industrielle de Beauvais par exemple). Mais alors qu’il s’apprête à sortir des frontières françaises pour participer à l’exposition d’Altona, en Prusse, à la fin août – il lui sera décerné une médaille d’argent à cette occasion, une véritable tragédie survient. À la mi-août, à l’occasion d’un voyage à destination de l’Italie, sa femme et sa fille disparaissent dans le lac du Bourget, victimes d’un chavirage d’embarcation dont lui-même réchappe22,23. Les corps des deux malheureuses ne seront jamais retrouvés. Et puis quelques mois plus tard, son domicile parisien est vraisemblablement sinistré pendant la Commune. Il est très probable qu’il revienne à cette période sur Rouen24, pour quelque temps, avant de s’installer de nouveau à Paris, à une autre adresse, vers 1872-73, jusqu’à sa mort.

Quand il revient dans la capitale, il exécute encore quelques commandes, parfois en provenance de Normandie, à l’instar d’une médaille de récompense pour le compte du Petit Séminaire de Rouen, en 187425. Néanmoins, le rythme s’est considérablement ralenti, puisque seule une dizaine de modèles apparaît au dépôt légal entre 1871 et 1879 – au cours de la seule année 1866, il en avait réalisé 12.

Il décède à Paris le 26 juin 1879, à l’âge de 59 ans, manifestement des suites d’une longue maladie – les remaniements successifs de son testament26 au cours des six derniers mois de sa vie en semblent une indication. Sa mort est déclarée par un ami, Louis Leclerc, qui réside à Rouen, et par son frère cadet, Ulysse. Ce dernier reprendra ponctuellement le flambeau fraternel, en réalisant notamment deux médailles pour Notre Dame de Bonsecours : l’une pour célébrer le couronnement en 1880, l’autre pour commémorer sa consécration en 188527.

Il laisse derrière lui une œuvre riche d’au moins une centaine de modèles originaux – un chiffre clairement sous-estimé au regard des « trous » dans les sources d’informations le concernant à plusieurs périodes.

Son souvenir s’efface bien rapidement alors qu’il bénéfice à son époque d’une reconnaissance de son talent qu’il paraît difficile de contester, mais qui ne nous est pas parvenue en tant que telle. Il ne semble avoir été l’élève, ou le maître d’aucun graveur. Son absence dans les salons et expositions en tant que graveur, pour présenter son travail, est sans doute aussi préjudiciable. Enfin, l’absence de toute descendance familiale directe n’est pas de nature à favoriser l’entretien de sa mémoire.

Pourtant, son activité professionnelle lui survit d’une certaine manière : le commerce qu’il a fondé cours Boieldieu perdure pendant plusieurs décennies28, de manière particulièrement éclatante avec ses deux premiers successeurs : Adolphe Lecomte jusqu’en 1879 puis Adolphe Noël jusqu’au début du 20e siècle. Ces deux graveurs ont également produit des médailles remarquables - leurs deux inventaires combinent une centaine de modèles, mais c’est là une autre histoire.

Guillaume CHASSANITE

ANNEXE – médailles et jetons Hamel

Fig 1 : Société centrale d’horticulture du Département de Seine Inférieure -1848

Fig 2 : Caisse d’épargne et de prévoyance de Rouen - 1852

Fig 3 : Société des régates rouennaises - 1852

Fig 4 : Notre Dame de Bonsecours - 1853

Fig 5 : Ville de Rouen - 1855

Fig 6 : Comptoir d’escompte Rouen – jeton à pan - 1855

Fig 7 : Conseil central d’hygiène et de salubrité Seine Inférieure 1855

Fig 8 : Assurances la Clémentine – secours et dévouement - 1855

Fig 9 : Chambre Consultative des arts et manufactures d’Elbeuf - 1856

Fig 10 : Médaille de Bonsecours - 1857

Fig 11 : Compagnie elbeuvienne d’éclairage - 1857

Figure 12 : Assurances la Normandie 1858 - 59

Fig 13 : Médaille de récompense de la Société d’émulation et de l’Exposition régionale 1859 – 1858 -59

Fig 14 : Entreprise Haussmann Caron - 1859

Figure 15 : Forges Laubenière - 1859

Fig 16 : Société des régates parisiennes - 1858

Fig 17 : Médaille du souvenir – Exposition de Rouen 1859

Fig 18 : Exposition régionale de Bordeaux - 1859

Fig 19 : Exposition régionale de Nantes – médaille de souvenir - 1861

Fig 20 : Exposition régionale de Nantes – médaille de récompense - 1861

Fig 21 : Visite de Napoleon III au concours régional agricole et hippoque de Rouen - 1868

Fig 22 : Mariage Hamel - 1866

Fig 23 : Pélerinage de Terre Sainte - 1866

Fig 24 : Yacht-club de France – médaille de récompense - 1867

Fig 25 : Exposition maritime internationale du Havre – médaille de récompense - 1868

Fig 26 : Exposition maritime internationale du Havre – médaille de souvenir - 1868

Figure 27 : Petit Séminaire de Rouen – médaille de récompense - 1874

Informations relatives aux photographies : 1 - prise par G. C. 2 - Cgb.fr - fjt_751068 3 - prise par G. C. 4 - Monnaie de Paris 5 - prise par G. C. 6 - Cgb.fr - fjt_058549 7 - prise par G. C. 8 - prise par G. C. 9 – prise par G. C. 10 – Monnaie de Paris 11 - prise par G. C. 12 - Cgb.fr - fjt-750994 13 – Cgb.fr - fme_996834 14 – musée Carnavalet 15 – Monnaie de Paris 16 – musée Carnavalet 17 - prise par G. C. 18 – Cgb.fr - fme_873540 19 - Cgb.fr - fme_442551 20 – Cgb.fr - fme_504786 21 - prise par G. C. 22 - Cgb.fr - fme_843449 23 - Cgb.fr - fme_960797 24 - Cgb.fr - fme_898771 25 - Cgb.fr - fme_435085 26 – Cgb.fr - fme_1006406 27 - prise par G. C.


  1. 1 Il s’agit ici d’un grand résumé d’une étude complète accessible à ce lien : https://numisvaldesalm.be/CHASSANITE.pdf

  2. 2 Le dictionnaire Bénézit, qui comprend pourtant 170 000 références, propose 7 entrées au nom de Hamel, mais aucune ne correspond à ce graveur. En revanche, il est bel et bien identifié par Leonard Forrer, qui indique dans son Biographical Dictionary of Medallists, en p. 391 : « Hamel (French.). Die-sinker of the third quarter of the nineteenth century. His name occurs on a medal of Napoleon III commemorating Dr. Jenner. Another medal is signed Hamel et Lecompte (Vide Amer. Journ. Of Num. n° 755-6-1015)

  3. 3 Deux noms ressortent : à titre principal Adolphe-Emile, plus rarement Jacques-Ernest. Le premier se distingue par la gravure sur bois (prix à l’Expo Universelle de Paris 1889). Le début de ses années d’exercice (1887) et nettement postérieur et incompatible par rapport aux œuvres identifiées. Il est domicilié qu’à Paris alors que de nombreuses médailles ont une signature « Hamel à Rouen ».

  4. 4 Par exemple au National Maritime Museum, Greenwich, London : https://www.rmg.co.uk/collections/objects/rmgc-object-38249

  5. 5 https://numismatics.org/collection/1931.999.597?lang=fr ;https://numismatics.org/collection/1936.999.652?lang=fr

  6. 6 La médaille célébrant leur union est présente en annexe, figure 22. Elle est postérieure d’une quinzaine d’années, et nous n’avons aucune certitude quant aux motivations du graveur – et de son épouse.

  7. 7 Figure 2 de l’annexe

  8. 8 Figure 3 de l’annexe

  9. 9 Figure 5 de l’annexe

  10. 10 Figure 6 de l’annexe

  11. 11 Figure 7 de l’annexe

  12. 12 Figure 8 de l’annexe

  13. 13 Bulletin des travaux de la Société libre d’émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Inférieure, 1854-55, p.103. Le jeton est anépigraphe. Sans la presse ou ces publications, il aurait été impossible d’attribuer cette œuvre à Hamel. C’est le cas pour plusieurs autres médailles ou jetons.

  14. 14 Journal de Rouen, 31/12/1857 : « On connaît les jolies médailles gravées par M. Hamel et qui représentent l’église de Bonsecours. On sait que ces médailles de modules divers, sont d’une exécution artistique remarquable qui en fait de véritables bijoux. M. Hamel vient, à ce sujet, de compléter son œuvre en composant une nouvelle médaille destinée à être bientôt en grande faveur, surtout auprès des jeunes personnes. La médaille dont nous parlons et qui est de forme ovale, gravée avec autant de talent que de bon goût, offre, d’un côté, une vue de l’église de Bonsecours, et de l’autre, les attributs du baptême, de la communion et de la confirmation. Une place est réservée auprès de chacun de ces attributs pour l’inscription d’une date, et un gracieux écusson peut recevoir le nom de la personne qui possède cette charmante médaille »

  15. 15 Figure 16 de l’annexe

  16. 16 Figure 18 de l’annexe. Les organisateurs de l’Exposition sont clairs : ils sollicitent Hamel parce qu’ils veulent la même chose qu’à Rouen : Bulletin de la Société philomathique de Bordeaux, 1859, p.141

  17. 17 Figures 19 et 20 de l’annexe

  18. 18 Figure 23 de l’annexe

  19. 19 Bulletin de l’Oeuvre des Ecoles d’Orient du 1er mai 1867

  20. 20 Figure 24 de l’annexe

  21. 21 Figures 25 et 26 de l’annexe

  22. 22 Le Journal de Rouen s’en fait l’écho les 19, 21 et 30 août 1869. Le Journal des baigneurs, un quotidien dieppois, rapporte aussi l’information le 19 août. Ce dernier tient des propos qui montre à quel point Achille Hamel est connu : « (…) M. Hamel, ancien graveur, sur le cours Boieldieu à Rouen. Pendant son séjour en cette ville, il s’était acquis de nombreuses sympathies et le double malheur qui vient de le frapper sera vivement ressenti par tous ceux qui avaient connu cette honorable famille »

  23. 23 Cet accident fait l’objet d’une couverture plutôt significative. Outre le Journal de Rouen, qui reprend en fait des articles d’abord parus dans le journal de l’Ain et le Constitutionnel ; le Courrier des Alpes, une recherche rapide permet d’identifier un article dans : le Messager du Midi (22/08) ; la Petite Presse (21/08) qui est une reprise du Journal de l’Ain ; le Journal des Baigneurs (19/08), le Mémorial de la Loire et de la Haute Loire (23/08), l’Univers Illustré.

  24. 24 Cette réinstallation temporaire explique sans doute la cosignature « Hamel - Lecomte » sur deux modèles qui ne sont pas reproduits ici, « Havrais reconnaissants » et « comité de Vaccine du Département du Nord ».

  25. 25 Figure 27 de l’annexe

  26. 26 Il témoigne d’une aisance matérielle particulièrement significative

  27. 27 À noter que la reprise du flambeau s’incarne aussi par une aventure assez étonnante : le terrain acheté en bord de mer, sur la côte de Nacre, par Achille Hamel au milieu des années 1860, reste nu. Ses héritiers vendent la parcelle en 1880, pour la racheter en 1889 ! Ulysse y fait alors bâtir une maison : le chalet des Glaïeuls, en 1894, vendu ensuite en 1897. Ce bâtiment a disparu, détruit lors du débarquement du 6 juin 1944.

  28. 28 L’activité se transforme au cours du temps, et suit les modes. L’entreprise ferme définitivement en 2022. À cette époque-là, elle affiche sur sa devanture « Gravure industrielle et commerciale, depuis 1860 », au 61 rue des Ours, à Rouen. Même là, il y a une erreur manifeste qui efface Hamel, puisqu’il est certain que l’entreprise remonte plutôt à 1845… 1860 correspond à la cession du fonds de commerce à Lecomte.

 

facebooktwitter
L'équipe cgb.fr
| 20/04/2026
Informations

MONNAIES ROYALES INÉDITES

LE LOUIS D’OR AUX ÉCUS OVALES,  BUSTE HABILLÉ DE LOUIS XV, FRAPPÉ EN 1732 À PAU (VACHE)

   

Dans la boutique internet de CGB, sous le n° bry_1117955 (8,13 g, 23,5 mm, 6 h.) a été mis en ligne un louis d’or aux écus ovales, buste habillé de Louis XV, frappé en 1732 à Pau (vache). Cette monnaie, signalée à partir des archives, n’était pas retrouvée dans l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (1610-1794), n° 34 015, p. 776. D’après nos recherches en archives, 5 765 louis d’or ont été mis en circulation suite à six délivrances entre le 22 février et le 27 décembre 1732. Pour cette production, six louis d’or ont été mis en boîte, chiffre révélateur du nombre de délivrances (une monnaie en boîte par délivrance).

facebooktwitter
Arnaud CLAIRAND

Bonjour ,

Nous avons le plaisir de vous présenter une nouvelle sélection de médailles parmi lesquelles vous pourrez retrouver une jolie série de médailles étrangères, notamment cette médaille pour la première exposition internationale des industries maritimes en Italie à Naples en 1871. Dans la même série, vous retrouverez cette belle médaille de Georges Byron, gravée par Gaspare Galeazzi.

  

Pour découvrir toutes les médailles de cette sélection, cliquez ici.

Par ailleurs, retrouvez quelques jetons en argent, notamment des invendus de la Collection Henri Labouret, comme ce tirage uniface du jeton du Mariage d’Eric de Brunswick et de Dorothée, fille de Nicolas de Lorraine, ou bien des jetons de notaire, comme celui-ci pour Loches.

Pour retrouver tous nos jetons, cliquez ici.

N'oubliez pas de participer à notre e-auction en cours.

Merci de collectionner avec CGB Numismatique Paris !

facebooktwitter
Alice JUILLARD

Chers Collectionneurs,

La BOUTIQUE MODERNES de Cgb.fr vous propose cette semaine une sélection de 50 monnaies modernes françaises comprenant entre autre 1 pièce en or ainsi que 26 en argent :

  

  

  • 23 autres monnaies complètent cette sélection :

  

  

La BOUTIQUE MODERNES, c'est aussi un choix de plus de 12 000 monnaies et, chaque semaine, une sélection de 150 monnaies minimum dans nos e-Auctions au prix de départ 1 euro.

Bonne(s) trouvaille(s) !

Une question ? Des monnaies à vendre ? Une collection à faire estimer ?  N'hésitez pas à prendre contact en nous écrivant à l'adresse laurent.voitel@cgb.fr (pour les monnaies modernes françaises, de 1795 à 2001). Nous sommes également à votre écoute directement par téléphone au 01.42.33.86.89.

 

facebooktwitter
Laurent VOITEL

 Bonjour,

Retrouvez sur la boutique Euro de CGB Numismatique Paris une sélection de monnaies ou séries !

  

Un ensemble de monnaies Euro est également proposé dans notre e-auction hebdomadaire (prix de départ 1 Euro, clôture en direct tous les lundis à partir de 14h00).

 

facebooktwitter
Pauline BRILLANT
La boutique des monnaies et billets cgb.fr
Les boutiques cgb.fr

Des dizaines de milliers de monnaies et billets de collection différents disponibles. Tous les livres et fournitures numismatiques pour classer vos monnaies et billets.
Les live auctions de cgb.fr
Les live-auctions cgb.fr

Découvrez les nouvelles live auctions de cgb.fr !
Les e-auctions de cgb.fr - prix de départ 1
Les e-auctions - cgb.fr

Prix de départ 1 Euro, pas de frais acheteur, les collectionneurs fixent le prix de l'article !
Le Bulletin Numismatique
Le Bulletin Numismatique
Retrouvez tous les mois 32 pages d'articles, d'informations, de photos sur les monnaies et les billets ainsi que les forums des Amis du Franc et des Amis de l'Euro.
Le e-FRANC
Le e-FRANC

Retrouvez la valeur de vos monnaies en Francs. De la 1 centime à la 100 Francs, de 1795 à 2001, toutes les cotations des pièces en Francs.
La boutique des monnaies françaises 1795-2001
cgb.fr - 36,rue Vivienne - F-75002 PARIS - FRANCE - mail: blog@cgb.fr
Mentions légales - Copyright ©1996-2014 - cgb.fr - Tous droits réservés

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de Cookies et autres traceurs afin de vous offrir une expérience optimale.

x