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LES TIMBRES-MONNAIE DE LA FRANCOPHONIE, ENTRETIEN AVEC FRANÇOIS HÈDE

- Bonjour François Hède. L'ACJM (Association des Collectionneurs de Jetons-Monnaie) vient de publier un nouvel ouvrage sur les timbres-monnaie dont vous êtes l'auteur. On vous connaît pour le site collectiondemonnaie.net qui présente des milliers de monnaies et jetons et pas que. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre passion, votre collection et votre démarche ?

- Je collectionne les monnaies depuis ma tendre enfance. Je gardais les monnaies de 1 centime alors que les monnaies de 1 centime en acier cohabitaient avec les 1 Franc Morlon et Francisque. Ensuite, j'ai étendu ma collection à toutes les monnaies de circulation françaises, d'abord avec les petites valeurs, puis les moyens venant, les plus grosses valeurs. Alors apparut Internet. J'ai commencé à créer des petits sites sur divers domaines. J'ai alors mis en ligne ma collection avec l'objectif d'offrir une base de vulgarisation pour un public néophyte. Sur le site d'un autre collectionneur de monnaies de nécessité, j'ai découvert l'existence des timbres-monnaie. Depuis, j'ai étendu ma collection pour en faire sans doute la collection la plus importante au monde.

- Pour en revenir, à cet ouvrage qui arrive près de 40 ans après l'ouvrage du Dr Broustine, pouvez-vous nous expliquer ce que sont les timbres-monnaie et à quoi ils servent ?

- Les timbres-monnaie sont une subdivision des monnaies de nécessité. L'idée était d'utiliser les timbres postaux pour suppléer au manque de petites monnaies suite à la Première Guerre mondiale. Le procédé permet en plus d'offrir une ample exposition publicitaire aux émetteurs. Ils servaient donc à rendre la monnaie avec toujours cette volonté d'avoir en même temps un aspect publicitaire. La période d'utilisation est très courte car elle court de la fin 1919 à la mi-1923

- Quelles sont les avancées de votre ouvrage sur celui de votre illustre prédécesseur ?

- Il y a plusieurs avancées. Il y a déjà les découvertes depuis la publication du Broustine, sur environ 400 types, une dizaine pour les capsules, et sur les pochettes bien plus, sachant qu’il y a potentiellement encore des découvertes à faire car les éventuels possesseurs ne savent pas de quoi il s’agit. Il y a entre autres la découverte d’un timbre-monnaie que je considère comme le plus vieux qui existe pour la France, sans doute entre 1877 et 1902, utilisant le timbre de 2 centimes Sage type 2 et de l’autre côté une représentation de la monnaie de 2 centimes Cérès. J’ai ajouté les timbres-monnaie cousus apparus en lot une dizaine d’années auparavant sans qu’on sache exactement s’ils ont été mis ou en circulation ou confectionnés pour un autre usage

- Quels sont les points forts que vous souhaitez mettre en avant ?

- Je complète le Broustine. Concernant les colonies françaises, j'ai ajouté la Syrie. J’explore un nouveau domaine, les timbres-pécule, timbres postaux dont on a détourné l'usage pour accroître la masse monétaire. C'est en particulier le cas pour l'Indochine où les textes officiels prévoyaient l’utilisation de timbres fiscaux mais où en fait ce sont des timbres-poste qui furent surchargés.

- Au fil de l'ouvrage, vous consacrez une partie aux émissions pour les colonies et autres pays francophones. Y a-t-il une filiation naturelle ou ces objets ont-ils un usage différent de ceux de la France métropolitaine ?

- C’est toujours le même objectif, c’est-à-dire pallier l’absence de petite monnaie. La seule nuance est qu’en métropole, il n’y a que des émissions privées. Au contraire, dans les colonies, ce ne sont que des émissions publiques. De plus, on y utilisa des émissions sur support carton. Compte-tenu des conditions climatiques, l’usage du carton dans les colonies est préjudiciable à la conservation. Il a bien été tenté de les vernir à Madagascar mais le procédé n’a pas été concluant.

- Pensez-vous que le livre va faire apparaître de nouveaux objets ?

- Cela est probable et en tout cas je l’espère. J'ai déjà eu l'occasion de le constater avec le site.

- Je vous remercie François Hède et vous souhaite de continuer à trouver beaucoup de ces « ovnis » numismatiques.

Les Timbres-Monnaie de la Francophonie par François Hède, Paris 2026, broché, (21 x 29,70 cm), 264 pages, illustrations en couleur, cotes pour trois états en Euro, référence LT92, prix : 39 €.

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Laurent COMPAROT

DENIERS SÉVÉRIENS : REVERS ET LÉGENDES INÉDITS LORS DE L’ULTIME ÉMISSION DE L’ATELIER DIT « D’EMÈSE »

Dans cet article, nous présentons des deniers à revers inédits et proposons d’identifier l’ultime émission de l’atelier dit « d’Emèse » par des légendes de droit abrégées (non signalées dans le RIC). Nous parlerons toujours dans ce qui suit de l’atelier de Périnthe plutôt que d’Emèse (cf notre article dans le BN CGB 260 pp. 26-31).

Apparu pour la première fois sur le marché numismatique en 2017 lors de la vente Münzen & Medaillen n°45 (lot 762), acquis à l’époque par M. Curtis Clay, spécialiste reconnu de la période sévérienne, ce denier à revers daté a récemment rejoint notre collection :

Septime Sévère, Périnthe, RIC -, ex coll. C. Clay, coll. de l’auteur

Un second exemplaire lié au nôtre par ses deux coins s’est vendu en 2024 :

Septime Sévère, Périnthe, RIC -, coll. privée https://www.acsearch.info/search.html?id=13609407

Ce denier présente plusieurs singularités : 1- La légende de droit traditionnelle IMP CAE L SEP SEV PERT AVG COS II est ici amputée de 3 lettres : IMP CA L SE SEV PER AVG COS II 2- A contrario, la légende de revers développe l’habituel TR P en TRIB POT 3- Cette légende associe la Ve acclamation impériale (acquise mi-195) avec la IVe puissance tribunicienne, reçue le 1er janvier 196 (sous Sévère, la puissance tribunicienne s’acquiert en début de l’année, et non le 10 décembre comme antérieurement). Or, Sévère a déjà reçu sa VIIe acclamation à cette date et il est sur le point d’en recevoir la VIIIe. 4- Le revers associe deux figures généralement dissociées dans la production de cet atelier : le captif parthe en attitude affligée et le trophée.

LEGENDE DE DROIT ABRÉGÉE

Le R.I.C. ne recense aucune légende présentant de telles abréviations. Curtis Clay signale dans un sujet de forumancientcoins.com* qu’il connait 6 coins de droit présentant les abréviations CA, SE et PER dans la titulature. Nous en avons même identifié un total de huit au sein de notre collection et en archives internet, dont certains présentent jusqu’à 4 abréviations :

- Coin 1 : IMP CA L SE SEV PER AVG COS II, celui de notre denier.

Ce coin de droit se trouve aussi associé à 9 autres types de revers : BONA SPES, BONI EVNTVS (sic), IOVI VICTOR, LIBER AVG (assise), MINER VICTRIS (RIC 410var pour les deux légendes), MINER VICTRIC (RIC 410corr pour légende de droit), MONET AVG, VICI (sic) AVG, VICTOR AVG.

- Coin 2, IMP CA L SE SEV PER AV (sic) COS II :

Septime Sévère, Périnthe, RIC -, ex coll. C. Clay, coll. de l’auteur

La fin de titulature est mieux visible sur cet autre exemplaire (ex coll. Curtis Clay également):

Septime Sévère, Périnthe, RIC -, stock Harlan J. Berk juillet 2026 (MA-Shops)

- Coin 3, IMP CA L SEP SEV PER AVG COS II :

Septime Sévère, Périnthe, RIC -, coll. A.N.S. https ://numismatics.org/collection/1944.100.50236

- Coin 4, même légende, coin de droit différent, même coin de revers :

Septime Sévère, Périnthe, RIC -, coll. A.N.S. https://numismatics.org/collection/1946.7.29

- Coin 5, même légende, coin de droit différent :

Septime Sévère, Périnthe, RIC -, coll. Barry P. Murphy n°SEV_265 https://bpmurphy.ancients.info/images/Severan/Emesa/10594.jpg

- Coin 6, IMP CA L SEP SEV PER AVG COS – II :

Septime Sévère, Périnthe, RIC -, BM 1980,1126.2 https://www.britishmuseum.org/collection/object/C_1980-1126-2

- Coin 7, IMP CA L SE SEV PEVR (sic) AVG COS I-I :

Septime Sévère, Périnthe, RIC -, ex coll. Curtis Clay, coll. de l’auteur

Ce coin de droit est également associé avec les revers BONI EVNTVS (sic), FORT REDVC et LIBER AVG (debout).

- Coin 8, IMP CA L SE SEV PER AG (sic) COS II:

Septime Sévère, Périnthe, RIC -, ex coll. C. Clay, coll. de l’auteur

Ce coin de droit est également associé aux revers FORT REDVC (debout) et MONET AVG. On connait aussi ce coin de revers associé à un droit à légende normale (RIC 407) dans la coll. Barry P. Murphy (SEV-282) et les ex coll. Roger Bickford-Smith (BM 1997, 1203.100) et George Richard Arnold (BM 1979, 0614.10).

Au total, on recense donc 8 coins de droit à légende abrégée associés à 13 types de revers :

L’utilisation du coin de revers n°1 sur pas moins de 10 types de revers est un point très intéressant quant aux pratiques de production de cet atelier.

Curtis Clay considère que ces titulatures abrégées sont le marqueur de l’ultime émission de l’atelier. À l’appui de son hypothèse, on notera que les légendes de revers correspondent assez bien avec les circonstances de cette fin d’année 195, où Sévère fait étape à Périnthe : - Chute de Byzance : BONA SPES, IOVI VICTOR, MARTI VICTORI, MINER VICTRIS, VICI AVG, VICTOR AVG et allégorie de victoire du revers IMP V TRIB POT IIII CS II - Probable donativum lié à cette victoire : LIBER AVG (assise et debout) - Poursuite du voyage de Sévère vers Rome : BONI EV(E)NTVS, FORT REDVC

TRIB POT

La mention TRIB POT est exceptionnelle. Elle se trouve également sur le RIC 436 dont nous connaissons deux exemplaires : celui du BM et celui de la vente Giessener Gorny d’avril 1993 (lot 474), qui présente un revers plus complet que l’exemplaire du BM. Nous n’en disposons malheureusement que d’une reproduction de faible qualité du catalogue Giessener Gorny de l’époque :

La légende de droit est longue sur ce type : IMP CAE L SEP SEV PERT AVG COS II

La légende de revers IMP V IRTB POT IIII COS II est très maladroite, avec une inversion du T et du I de TRIB.

Un arrachement de métal du coin de revers au niveau de l’exergue ne permet pas de distinguer ce qui vient après COS II : ce pourrait être une épée recourbée, comme sur d’autres revers présentant la même allégorie.

ASSOCIATION DE LA Ve ACCLAMATION ET DE LA IVe PUISSANCE TRIBUNICIENNE :

L’anomalie des légendes de revers de ces deux types demeure inexpliquée : l’erreur vient-elle de l’acclamation, qui devrait être IMP VII, ou de la puissance tribunitienne qui serait TRIB POT III si l’on tenait l’acclamation pour correcte ? Curtis Clay, estimant que cette monnaie fait partie des toutes dernières émissions de l’atelier, tient la puissance tribunicienne pour bonne, situant donc l’émission en janvier 196. Selon lui, le graveur aura reproduit par mégarde le IMP V des RIC 432-435 (TR P III IMP V COS II), n’actualisant que la puissance tribunicienne. On observera d’ailleurs que le RIC 434 présente deux coins de revers fautés où le V de IMP V est omis, visibles sur ces exemplaires du British Museum :

https://www.britishmuseum.org/collection/object/C_1997-1203-101 https://www.britishmuseum.org/collection/object/C_1997-1203-55

On connait même un inédit présentant une titulature COS II et une légende de revers COS III, copiant servilement un denier d’Hadrien :

Septime Sévère, Périnthe, RIC -, coll. Barry P. Murphy SEV_238 https://bpmurphy.ancients.info/images/Severan/Emesa/10711.jpg

Erreur qui semble avoir été corrigée ultérieurement sur le coin de revers :

Septime Sévère, Périnthe, RIC -, ex coll. C. Clay, coll. de l’auteur

On peut aussi penser que le graveur se sera totalement inspiré des revers des RIC 432-435 en reprenant le IMP V et en combinant le III de TR P et le I de IMP qui suit, inscrivant donc IIII plutôt que III, ce qui nous conduirait plutôt à situer cette dernière émission de Périnthe en décembre 195.

Ceci nous montre – s’il en était encore besoin – combien ces émissions orientales de la période 193-195 furent réalisées sans contrôle digne de l’administration monétaire romaine de cette époque…

NOUVELLE ALLEGORIE

Le captif parthe en attitude affligée au pied d’un trophée est une innovation dans la production de cet atelier, qui s’observe également sur le rare RIC 441 à légende INVICTO IMP de l’atelier oriental itinérant (dit « de Laodicée », cf notre article dans le BN CGB 261) :

Septime Sévère, atelier oriental itinérant, RIC 441, coll. privée https://www.acsearch.info/search.html?id=3089189

En synthèse, ce denier daté inédit témoigne d’une courte et ultime émission de l’atelier de Périnthe caractérisée par une légende de droit abrégée dont on connait huit coins, avant sa fermeture consécutive à la chute de Byzance fin 195 ou début 196.

Olivier GUYONNET

*https://www.forumancientcoins.com/board/index.php?topic=41113.msg682823#msg682823

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L'équipe cgb.fr
| 21/09/2026
Informations

MONNAIES ROYALES INÉDITES

LE LOUIS D’OR AUX ÉCUS OVALES, BUSTE LAURÉ DE LOUIS XV, FRAPPÉ EN 1774 À MONTPELLIER (N)

 

Dans la live auction du 22 septembre 2026 est présenté sous le n° bry_1159358, un louis d’or aux écus ovales, buste lauré de Louis XV, frappé en 1774 à Montpellier (N) (8,11 g, 23,5 mm, 6 h.). Cette monnaie est signalée à partir des archives dans l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (1610-1794), n° 34 021, p. 826, mais n’était pas retrouvée. D’après nos recherches en archives, 5 767 louis d’or ont été mis en circulation suite à cinq délivrances entre le 24 mars et le 23 décembre 1774. Le poids monnayé a été de 191 marcs 7 onces 18 deniers 12 grains. Pour cette production, 31 louis d’or ont été mis en boîte.

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Arnaud CLAIRAND

Depuis 2011, la Principauté de Monaco fait frapper chaque année, conformément à la réglementation européenne concernant les émissions de monnaies libellées en euros, une pièce de 2€ commémorative évoquant des moments, des événements ou des personnages importants et significatifs de l’histoire de Monaco.

Deux exceptions seulement. En 2014, pas de pièce de 2€ en raison de la frappe d’une monnaie d’argent de 10€ évoquant le monnayage du prince Louis II pour commémorer le centenaire de la guerre 1914-1918 que le futur Louis II fit en entier comme officier volontaire dans l’armée française. Capitaine à son engagement en 1914, il termina lieutenant-colonel et fut promu général de brigade à son avènement en 1922 (général de division en 1939).

L’an dernier en 2025 où les voyages des enfants jumeaux princiers, Gabriella et Jacques, dans les anciens fiefs des Grimaldi dont ils portent les titres (comtesse de Carladez pour Gabriella et marquis des Baux pour Jacques) ont donné lieu à la frappe de deux pièces de 2€ consacrées respectivement au comté de Carladez et au marquisat des Baux.

En 2026, les autorités de la Principauté ont décidé de revenir à une seule pièce de 2€ avec un motif de continuité mettant en valeur les anciens fiefs des Grimaldi. Le plus important était le duché-pairie de Valentinois, titre réservé au prince de Monaco.

Le duché de Valentinois, assorti de la pairie, était le fief français le plus important que le roi de France Louis XIII donna en 1641, au prince Honoré II, dans le cadre du traité de Péronne (septembre 1641) qui demeure la pierre angulaire des relations privilégiées franco-monégasques toujours en vigueur aujourd’hui. En choisissant de nouer ces relations privilégiées avec la France, ce qui mettait fin à plus d’un siècle de relations privilégiées entre l’Espagne et Monaco, Honoré II suscita le violent courroux du roi d’Espagne Philippe III alors en guerre avec la France depuis 1635. Philippe IV décida alors de confisquer les fiefs qu’Honoré II possédait en Italie du Sud et Louis XIII s’engagea, par le traité de Péronne, à indemniser Honoré II en lui donnant des fiefs français en compensation. Ces fiefs français furent le duché-pairie de Valentinois, le marquisat des Baux, le comté de Carladez, la baronnie des Buis (aujourd’hui Buis-les-Baronnies dans la Drôme) et la seigneurie de Saint-Rémy de Provence pour les principaux fiefs, avec quelques petites terres complémentaires.

Le duché-pairie de Valentinois était le plus important des fiefs donnés par Louis XIII. Contrairement aux apparences, la ville de Valence ne faisait pas partie de ce duché car elle était une possession de l’évêque de Valence qui y battit monnaie. La ville plus importante du duché de Valentinois était Montélimar, aujourd’hui ville du nougat, autrefois siège d’un atelier monétaire. La pièce de 2€, dont la diffusion a commencé par le musée des Timbres et des Monnaies de Monaco, montre donc comme motif un bâtiment de Montélimar.

Ce bâtiment est l’église Sainte-Croix de Montélimar, dont on peut admirer le clocher. Cette église, où Honoré II fut accueilli en 1646 lorsqu’il prit possession de son duché de Valentinois en entrant de manière solennelle dans Montélimar, capitale de son duché de Valentinois. On remarquera que cette église est entourée de la légende MONACO et DUCHÉ DE VALENTINOIS, ainsi que du millésime 2026, des fusées des Grimaldi (présentes sur les monnaies de Monaco, spécifiées « de collection », depuis 2003). Un dernier élément est visible : c’est un « monde croisé » appelé également « globe crucigère » qui était le différent de l’atelier monétaire royal de Montélimar au XVIe siècle.

Comme toutes les pièces de 2€ commémoratives monégasques frappées depuis 2011, cette monnaie est très belle et très soignée. Elle a été frappée en BE (Belle Épreuve) à 15 000 exemplaires. On peut l’acquérir au prix de départ de 150€ auprès du musée des Timbres et des Monnaies de Monaco.

Rappelons que ce musée, situé sur les Terrasses de Fontvieille à 98000 Monaco, a accueilli en novembre 2023 une magnifique exposition numismatique intitulée : « le duché-pairie de Valentinois ancien fief des Grimaldi. Préhistoire numismatique ». Cette exposition s’est tenue sous la direction de son commissaire, le professeur Jean-Louis Charlet, membre de la Commission consultative des collection princières de timbres et de monnaies, ainsi que membre du comité de gestion du musée des Timbres et des Monnaies.

Des exemplaires du beau catalogue de cette exposition sont encore disponibles au musée des Timbres et des Monnaies où on peut les acquérir. Les monnaies exposées étaient celles de l’ancienne collection Régis Chareyron, décédé en 2015, acquises par S. A. S. le prince de Monaco pour la collection princière.

Cette collection vient de s’enrichir d’un très rare et magnifique exemplaire du demi-écu d’argent de Charles II de Gonzague, duc de Mantoue frappé à Arches-Charleville en 1653. Cet exemplaire, qui est le plus beau connu après celui (extraordinaire et FDC) du Cabinet des Médailles de France (BnF Paris), provient de la collection Bastien Mikolajack. Il a été présenté à la Société française de numismatique en février 2023 et publié dans le BSFN n°81/02 de février 2026. Il s’agit d’un don très généreux de la société monégasque MDC (Nicolas Gimbert, Maxime Tobola, Stephan Sombart) à la collection princière déjà riche en monnaies des Gonzague, ducs de Rethel, frappées à Charleville.

Christian CHARLET

N.B. Dans mon article précédent sur les médailles franco-algériennes de P.-R. Bauquis, l’absence d’une ligne a mélangé les médailles photos nos 9, 10 et 11. La photo 11 est bien celle de la médaille de Paul Belmondo tandis que la médaille photo n°10 est celle de la création de l’OCRS et la médaille photo n°9 celle du centenaire de l’Algérie française, seconde médaille de cet anniversaire.

 

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Clôture live dans 48 heures
La Live Auction Septembre 2026 se clôturera mardi 22 septembre 2026 à partir de 14:00 (Paris).
Il reste 48 heures pour consulter les lots de la Live Auction Septembre 2026 et préparer vos derniers ordres sur cgb.fr.
Cette vente réunit 763 lots, avec une sélection couvrant les monnaies grecques, gauloises, romaines, provinciales, byzantines, mérovingiennes, carolingiennes, féodales, royales françaises, modernes françaises, coloniales, les monnaies du monde, les jetons, les euros, ainsi que les médailles. Nous vous invitons à vérifier vos ordres en cours, à contrôler votre compte et à placer vos derniers ordres avant le début de la clôture live progressive.
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Clôture live mardi 22 septembre 2026 à partir de 14:00
La clôture live débutera à partir de 14:00 (Paris), avec une phase de vente live (offres en direct). Les lots se clôtureront progressivement, selon leur ordre de passage. Pour éviter toute difficulté de dernière minute, pensez à vous connecter en amont et à finaliser vos ordres avant le début de la clôture live.
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LE FRANC, LES ESSAIS, LES ARCHIVES, VOLUME 4

Philippe Théret & Michel Taillard, Le Franc, les Essais, les Archives, volume 4, Louis-Philippe (1830-1848), Éditions Chevau-légers, Paris, 2025, relié cartonné, (16,5 x 24 cm), 800 pages, illustrations en couleur, cotes en Euro pour 4 ou 5 états de conservation. Code : Lf 32 ; Prix : 59€.

Quatrième opus de la série Le Franc, les Essais, les Archives, l’ouvrage consacré au règne de Louis-Philippe est articulé autour des mêmes grandes parties que les 3 autres livres : introduction, archives, catalogue, galerie et bibliographie. Son originalité est ailleurs. C’est le plus long – et de manière significative (800 pages, contre 544 pour Napoléon ou Charles X et 576 pour Louis XVIII). Cette dimension remarquable s’explique essentiellement par la richesse des événements monétaires qui caractérisent cette époque, et pour lesquels les auteurs proposent une lecture inédite, fondée exclusivement sur l’examen des archives.

Autant le dire : amatrices et amateurs d’envolées lyriques, passez votre chemin. Le contenu s’articule autour de l’exploitation d’un grand nombre de documents d’archives, dont de larges extraits sont proposés in extenso. Ils permettent de comprendre la chronologie des faits. À partir de cette matière, chacun pourra forger son opinion, et construire son interprétation.

On peut ainsi lire les échanges entourant l’adoption du modèle provisoire, qui voit Tiolier supplanter Galle, puis l’organisation du concours fin 1830, qui correspond au triomphe de Domard. Dans ces deux circonstances, il semble bien que les considérations esthétiques, parfois du souverain lui-même, ont supplanté le droit…

Il est également possible de comprendre l’enchaînement et les raisons des retouches apportées successivement, alors même que le visage du souverain reste fondamentalement identique.

Sur un plan technique, le règne de Louis-Philippe constitue un pivot dans l’histoire de la fabrication monétaire française. Il est ainsi marqué par la généralisation de la virole brisée en lieu et place d’une inscription en creux, en français et non en latin.

Changement technologique et évolutions des coins se combinent et achèvent de complexifier la situation en 1831-32, expliquant ainsi l’émergence de monnaies hybrides, qui font la joie des collectionneurs. Cette anomalie irrite, et fait l’objet d’échanges épistolaires, de convocations et demandes d’explications.

Par ailleurs, les auteurs ont pu reconstituer le parcours de l’homme qui a convaincu le pouvoir central de l’intérêt de sa technique de virole brisée: Jacques Moreau. On peut suivre son périple au long cours, dans les douze ateliers monétaires. Suscitant tour à tour critiques, doutes, mais aussi enthousiasme, adhésion, le procédé lui ouvre les portes du contrôle du monnayage de la Monnaie de Bordeaux, mais il ne reçoit guère d’attention de la part de l’État, et finit sa vie manifestement ruiné.

L’ouvrage fait le récit d’une autre saga : la « révolution technologique » de la presse monétaire, autour d’un duel entre l’Allemand Uhlhorn et le Français Thonnelier. Environ 70 pages sont nécessaires pour cette aventure qui compte de bien nombreuses péripéties, tout au long de 18 années du règne de Louis-Philippe, des prémices jusqu’à l’adoption du procédé. Comme Moreau, son inventeur ne bénéficie que d’une bien faible reconnaissance de son pays. 

Ces deux histoires sont, de fait, assez troublantes, tant elles partagent des traits communs : autorités pusillanimes, pugnacité des inventeurs notamment.

La dernière grande affaire du règne de Louis-Philippe réside dans le long serpent de mer de la refonte des monnaies en cuivre – un projet qui ne se concrétisera jamais. On envisage tour à tour de refrapper, mais surtout de refondre. Pas moins de 5 commissions se succèdent, donnant l’occasion de concevoir et frapper différents essais.

Comme dans les ouvrages précédents, une section assez étoffée est consacrée aux monnaies de visite, qui clôt le récit des événements numismatiques, avant la partie catalogue d’environ 300 pages. La taille est imposante, et s’explique naturellement par la richesse de la première partie. Bon nombre de collectionneurs seront sans doute particulièrement intéressés par cette section, puisque des cotations sont proposées. Les auteurs y ont inclus les monnaies de prétendant d’Henri V – quelques pages leurs sont dédiées dans la partie des événements monétaires.

Certains modèles sont introuvables, d’autres sont difficilement abordables pour le commun des numismates, mais la bonne nouvelle réside dans la possibilité de pouvoir s’offrir, malgré tout, quelques modèles ! À plus forte raison grâce aux pages, indispensables, consacrées aux reproductions et faux, qui doivent aider les amateurs à s’y retrouver…

L’ouvrage s’achève sur une riche galerie imagée de monnaies et de coins. Au final, voilà un livre remarquable, et qui peut se découvrir de bien des manières : on peut avoir envie de le lire d’une traite, ou bien de l’aborder par partie, en fonction de ses interrogations ou du temps dont on dispose. C’est en tout état de cause un objet référence, que les numismates consulteront régulièrement, à l’occasion de projets d’achats, ou encore à titre de documentation pour des recherches.

Guillaume CHASSANITE

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L'équipe cgb.fr

L’« Euro » est créé en 1999, monnaies et billets furent mis en circulation en 2002 comme chacun s’en souvient. Le premier thème choisi pour illustrer ces nouveaux « Euro billets » fut « Époques et Styles d’Europe » pour montrer l’unité des peuples au sein de l’Europe. Aucun portrait ou monument ne devait figurer sur ces billets. Un concours fut organisé par l’Institut Monétaire Européen. L’Autrichien Robert Kalina le remporta en septembre 1996.

Une seconde série « Europa » fut lancée en 2013 avec la reprise des graphismes d’origine modernisés avec des éléments de sécurisation renforcés.

Aujourd’hui, la BCE souhaite la création d’une troisième gamme en coopération avec le public. En juillet, elle dévoile 10 propositions pré-sélectionnées par un jury et invite tous les Européens à participer à une enquête en ligne où chacun peut donner son avis jusqu’au 21 septembre.

Deux thèmes sont retenus : • « la Culture Européenne avec des figures majeures des arts et de la science »  • « la Nature avec des fleuves et des oiseaux »

Découvrir les propositions retenues https://www.ecb.europa.eu/euro/banknotes/future_banknotes/html/design-proposals.fr.html Participer au vote : https://surveys.ecb.europa.eu/10b/neweuro/

Source du ministère de l’Economie : https://www.economie.gouv.fr/actualites/votez-pour-les-nouvelles-illustrations-des-billets-en-euros

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Fabienne RAMOS

Chers Collectionneurs,

La BOUTIQUE MODERNES de Cgb.fr vous propose cette semaine une sélection spéciale composée exclusivement de 134 piéforts modernes français :

La BOUTIQUE MODERNES, c'est aussi un choix de plus de 12 000 monnaies et, chaque semaine, une sélection de 200 monnaies minimum dans nos e-Auctions au prix de départ 1 euro.

Et bien entendu, n'oubliez pas de placer vos ordres sur la Live-Auction qui clôture le mardi 22 Septembre 2026 (mardi prochain !).

Bonne(s) trouvaille(s) !

Une question ? Des monnaies à vendre ? Une collection à faire estimer ?  N'hésitez pas à prendre contact en nous écrivant à l'adresse laurent.voitel@cgb.fr (pour les monnaies modernes françaises, de 1795 à 2001). Nous sommes également à votre écoute directement par téléphone au 01.42.33.86.89.

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Laurent VOITEL

 Bonjour,

Retrouvez sur la boutique Euro de CGB Numismatique Paris une sélection de monnaies ou séries !

  

Un ensemble de monnaies Euro est également proposé dans notre e-auction hebdomadaire (prix de départ 1 Euro, clôture en direct tous les lundis à partir de 14h00).

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Pauline BRILLANT
| 18/09/2026
Annonces

Nouvelles monnaies du Monde !

Bonjour,

Aujourd'hui découvrez sur la boutique des monnaies du monde un ensemble de nouvelles monnaies étrangères. Dans cet ensemble vous découvrirez des monnaies de tous pays et toutes époques !

  

La BOUTIQUE MONDE, c'est aussi un choix de plus de 14 000 monnaies et, chaque semaine, une sélection de 500 monnaies dans nos e-Auctions au prix de départ 1 euro.

Nous prenons vos monnaies en dépôt tout au long de l'année, n'hésitez pas à nous confier vos monnaies étrangères sur Cgb.fr.    

Merci de collectionner avec Cgb.fr !

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Pauline BRILLANT

Bonjour, 

Découvrez aujourd'hui une jolie sélection de 29 monnaies carolingiennes, féodales et royales avec des prix variants de 100 à 3500 Euros :       

  

Cliquez ici pour accéder aux monnaies carolingiennes

Cliquez ici pour accéder aux monnaies féodales

Cliquez ici pour accéder aux monnaies royales

Un ensemble de monnaies royales et féodales est également proposé dans notre e-auction hebdomadaire avec un prix de départ 1 Euro (clôture en direct tous les lundis à partir de 14h00).

Bonne journée avec Cgb.fr !

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Ophélie LE DEZ

Déposez vos monnaies, billets, jetons et médailles auprès de CGB samedi 19 septembre 2026 lors du 76e Salon numismatique de Paris, organisé par le SNENNP, au cœur du quartier de l’Odéon.

Pour cette 76e édition, le salon organisé par le SNENNP (Syndicat National des Experts Numismates et Numismates Professionnels) se tiendra de nouveau dans le 6e arrondissement de Paris, au Réfectoire du Couvent des Cordeliers.

Notre équipe sera ravie de vous accueillir dans ce cadre prestigieux pour échanger avec vous et vous accompagner dans vos projets numismatiques.

Vous souhaitez recevoir une invitation pour le salon ? Contactez-nous rapidement par courriel à contact@cgb.fr. Compte tenu des difficultés de circulation et de stationnement dans le centre de Paris, nous vous recommandons de privilégier les transports en commun.

Comme depuis plus de 35 ans, notre comptoir parisien du 36 rue Vivienne vous accueillera également samedi 19 septembre, aux horaires habituels : de 9h00 à 17h45, en continu.

Vous pourrez y retirer vos commandes, rencontrer nos experts et effectuer vos dépôts dans un cadre dédié, en toute sérénité.

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L'équipe cgb.fr
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Prix de départ 1 Euro, pas de frais acheteur, les collectionneurs fixent le prix de l'article !
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