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Un pavé de plus de 50 millimètres de diamètre et de plus de 50 grammes d’argent. Nous ne sommes pas en présence d’une monnaie courante ! Frappé au rouleau comme la plupart des monnaies du Saint-Empire Romain Germanique. Ce double thaler est fabriqué pour la province de Styrie, et la ville de Graz qui se trouve en haut, en chef du revers de l’écu couronné composite, partie intégrante de l’empire des Habsbourg, constitué d’une multitude de territoires que rappelle la légende de droit et de revers de ce double thaler qui étale les titres et les armes héraldiques. Ferdinand III fut marié trois fois, la première à Marie-Anne (1606-1646) en 1631, la seconde à Marie-Léopoldine (1632-1649) qui lui amena le Tyrol en dot, et enfin à Éléonore de Gonzague (1630-1686) en 1651, fille de Charles II de Gonzague, duc de Rethel. De sa première épouse, il eut Ferdinand IV (1633-1654) et Léopold Ier (1640-1705).
AUTRICHE – STYRIE – FERDINAND III DE HABSBOURG (1637-1657)
Ferdinand III (1608-1657) est le fils de Ferdinand II et de Marie Anne de Bavière. Il est né le 13 juillet 1608 à Graz et est couronné roi de Hongrie en 1625 et de Bohème en 1627. Il succède à son père le 15 février 1637 et meurt le 2 avril 1657. Il monte sur le trône en pleine guerre de Trente Ans. La paix est signée en 1648 au traité de Westphalie et l’Autriche en sort amoindrie. Son fils Léopold Ier lui succède.
Double Thaler, Styrie, Graz, 1641/39
(Ar, 56,21 g, 56 mm, 12 h) poids théorique : 57,60 g, 87,5 %, 240 kreutzer
A/ FERDINAND. III. D: G: ROM: IMP: SEM: AV: GER: HVNG: BO: REX
« Ferdinandus III Dei Gratia Romæ Imperator Semper Augustus Germaniæ, Hungariæ, Bohemiæ Rex », (Ferdinand III par la grâce de Dieu empereur romain toujours auguste roi de Germanie de Hongrie et de Bohème).
Buste lauré, drapé et cuirassé à droite avec le bijou de la Toison suspendu à son cou.
R/ ARCHI: AVSTRIAE: DVX. - BVRGVNDIAE: STYRIÆ. (ET)c:
« Archidux Austriæ Dux Burgundiæ Styriæ Etcetera », (Archiduc d’Autriche duc de Bourgogne, de Styrie etc.).
Écu ovale festonné et décoré, composite, coiffé de la couronne impériale, entouré du collier de la Toison d’or en cœur : en haut écu festonné aux armes de la Styrie.
Herinek 341 - Davenport 291 – KM 876.1
Monnaie anciennement nettoyée mais très agréable avec des reliefs nets.
Rare. TTB+ 3 000€
Notre exemplaire présente une date regravée, avec le 41 de 1641 refait sur 39 pour 1639, ce qui arrive parfois pour ce type de pièce quand les coins n’avaient pas été utilisés ou n’étaient tout simplement pas usés.
Ce type de monnaie est toujours spectaculaire. Notre exemplaire est particulièrement bien venu à la frappe et n’a pas dû circulé beaucoup. Ces objets de prestige constituaient des réserves monétaires et de métal précieux, conservés pieusement par leurs propriétaires.
Pauline BRILLANT & Laurent SCHMITT
L'équipe cgb.fr
POUR L’OUVRAGE SUR LES ESSAIS DE LA DEUXIÈME RÉPUBLIQUE
La série d’ouvrages sur les essais monétaires couvrant la période de 1803 à 1870 se poursuit. Après le volume sur Napoléon 1er sorti en novembre 2023, celui sur Louis XVIII en juin 2024 et celui sur Charles X en novembre 2024, celui sur Louis-Philippe en novembre 2025, celui sur la Deuxième République est prévu pour cet automne 2026.
La partie « Archives » est déjà rédigée et sa mise en page va débuter prochainement. Cette partie comporte près de 250 pages, soit 60% de plus que les ouvrages sur Napoléon 1er, Louis XVIII et Charles X ! Nous sommes toutefois en dessous du tome sur Louis-Philippe, qui compte 325 pages. Mais les durées des deux périodes ne sont pas équivalentes : 19 ans pour Louis-Philippe (1830-1848) contre seulement 5 ans pour la Deuxième République (1848-1852). Au-delà de la durée, il s’est surtout passé, durant la Deuxième République, beaucoup de choses intéressantes concernant le monétaire français mais pas uniquement. En effet, la France, au travers de ses ateliers de Paris et Strasbourg, a produit les premières monnaies fédérales suisses. Et c’est au sein même de la Monnaie de Paris que les premiers timbres français ont été conçus et produits ! Aussi nous avons consacré un chapitre à chacun de ces deux thèmes connexes.
La partie « Catalogue » est en cours de recensement et nous avons une projection de plus de 1 000 variantes d’essais, soit beaucoup plus pour cette période que dans les anciens ouvrages de référence pour les essais : Guilloteau, Mazard ou Gadoury.
Ce recensement bénéficie fortement des collections publiques (Monnaie de Paris, BnF, Carnavalet, KBR Museum, Banque de France…) mais également de l’apport de collectionneurs spécialisés que nous remercions, et tout particulièrement Thomas Forni.
Dans vos médailliers, dans votre collection, vous avez peut-être des variantes inédites qui mériteraient d’être mises en lumière. Venez contribuer à l’amélioration des connaissances sur le Franc, venez soumettre vos essais inédits de la 2e République.
Pour ce faire contactez-nous sur l’adresse mail suivante :
essais@amisdufranc.org.
De même des variantes ont été signalées par les anciens ouvrages de référence mais pour lesquelles nous souhaiterions avoir une confirmation et une illustration de bonne qualité.
Dans les prochains numéros du Bulletin Numismatique nous publierons des listes de ces variantes recherchées.
Si vous avez une des monnaies décrites dans ces listes, n’hésitez pas à nous contacter pour contribuer au contenu du futur volume sur le monnayage et les essais de la 2e République !
Ce mois-ci nous commençons par une liste de variantes utilisant les gravures du concours de 1848 en 10 Centimes. Officiellement les graveurs du Concours ont pu récupérer leurs outils d’avers mais pas ceux de revers qui ont été détruits. Pour autant certains revers ont été refaits (ou n’avaient pas été livrés) et ont permis de faire des frappes commerciales non officielles (en dehors de la Monnaie de Paris) et n’hésitant pas à mélanger l’avers d’un graveur et le revers d’un autre. Parmi ces frappes on trouve des piéforts. Tout nous porte à croire que ces frappes ne sont pas d’époque et ont été produites sous le second empire. Il est à noter que ces coins ont été ensuite acquis par de Liesville qui en a fait don au musée Carnavalet-Histoire de Paris.
Voici la liste de ces 10 Centimes que nous recherchons en particulier :
- Frappe en argent avers Alard/revers Alard en tranche inscrite qui ne soit pas un piéfort ;
- Frappe en argent avers Alard/revers Gayrard poids normal ;
- Piéfort en argent avers Alard/revers Gayrard ;
- Piéfort en cuivre avers Alard/revers Gayrard ;
- Frappe en étain avers Alard/revers Gayrard ;
- Frappe en argent avers Alard/revers Moullé poids normal ;
- Piéfort en argent avers Alard/revers Moullé ;
- Piéfort en cuivre avers Alard/revers Moullé ;
- Frappe en cuivre avers Alard/revers métrique ;
- Piéfort en cuivre avers Alard/revers métrique ;
- Frappe en or avers Alard (avec étoiles et mains)/revers Alard ;
- Piéfort en cuivre, avers Alard (avec étoiles et mains)/revers métrique ;
- Frappe en cuivre, avers de Domard (bonnet au sommet de la pique)/revers métrique ;
- Piéfort en argent, avers de Gayrard (tête de face)/revers de Gayrard ;
- Piéfort en cuivre, avers de Gayrard (tête de face)/revers de Moullé ;
- Frappe en étain, avers de Gayrard (tête de face)/revers de Moullé ;
- Piéfort en argent, avers de Gayrard (tête de profil coiffée tête de lion)/revers de Moullé ;
- Frappe en bronze, avers de Magniadas/revers de Gayrard ;
- Piéfort en bronze, avers de Magniadas/revers métrique ;
- Frappe en bronze, avers de Montagny (buste habillé et signature à droite)/revers de Montagny ;
- Frappe en bronze, avers de Montagny (buste nu)/revers d’Alard ;
- Frappe en bronze, avers de Montagny (buste nu)/revers de Gayrard ;
- Frappe en bronze, avers de Montagny (buste nu)/revers de Moullé ;
- Piéfort en bronze, avers de Montagny (buste nu)/revers de Moullé ;
- Piéfort en bronze, avers de Moullé/revers de Moullé ;
- Piéfort en argent, avers de Moullé/revers d’Alard ;
- Frappe en étain, avers de Pillard (sans les mains)/revers de Gayrard ;
- Frappe en étain, avers de Pillard (sans les mains)/revers de Moullé ;
- Frappe en argent, avers de Rogat (tête avec chignon)/revers métrique ;
- Piéfort en argent, avers de Rogat (tête avec chignon)/revers métrique ;
- Frappe en bronze, avers de Rogat (tête avec voile sur chignon)/revers de Rogat ;
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Coins de revers de refrappe par Gayrard
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Coin de revers de refrappe par Moullé
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Coin de revers métrique
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Collections du musée Carnavalet-Histoire de Paris / photos ADF
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Philippe THÉRET
L'équipe cgb.fr Bonjour,
Découvrez aujourd'hui une nouvelle sélection de 38 monnaies gauloises. Les prix varient de 30 à 2700 euros.
Nous prenons vos monnaies en dépôt tout au long de l'année, n'hésitez pas à nous confier vos monnaies antiques sur Cgb.fr. Contactez nous à l'adresse suivante : antiques@cgb.fr
Bonne journée avec Cgb.fr ! Viviane BÉCLIN
LE DOUZIÈME D’ÉCU, PORTRAIT À LA MÈCHE LONGUE DE LOUIS XIV,
FRAPPÉ EN 1653 À DIJON (P)
Rudy Coquet nous a aimablement signalé un très rare douzième d’écu, portrait à la mèche longue de Louis XIV, frappé en 1653 à Dijon (P). Cette monnaie est mentionnée à partir des archives dans l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (1610-1794), n° 33 118, p. 420, mais n’était pas retrouvée. D’après nos recherches en archives, 31 marcs d’argent ont été monnayés en douzièmes d’écu donnant une production d’environ 3 317 douzièmes d’écu. Ces monnaies furent mises en circulation suite à deux délivrances des 22 août et 18 septembre 1653. Pour cette production 3 douzièmes d’écu ont été mis en boîte. À noter que le douzième d’écu n’a été frappé à Dijon que pour ce millésime. Arnaud CLAIRAND
À vos claviers, tablettes et smartphones ! Début à 14h00 ce mardi 14 avril 2026 de la phase Live (offres en direct) de notre vente Internet Auction Monnaies – Avril 2026. Les lots présentés couvrent l'ensemble de l'histoire numismatique, des antiques aux monnaies royales et modernes françaises en passant par les monnaies du monde, ou encore les médailles.
Toutes les 20 secondes, un des 874 lots de cette vente sera présenté et vous pourrez miser ou ajuster votre offre pour obtenir le lot ou les lots que vous souhaitez. Les ordres de passage indicatifs des lots s'afficheront sur la fiche descriptive de chacun à partir de 14h00.
Toute l'équipe de CGB Numismatique Paris vous souhaite une vente agréable et pleine de succès. Les relevés des résultats seront adressés par courriel dès clôture de la vente. Les expéditions s'effectueront dans les jours suivant la réception des règlements. L'équipe cgb.fr
LES BILLETS DES UNIONS ÉCONOMIQUES
par Jacques Dutang
auto-édition, disponible sur le blog :
https://www.kajacques.fr/livre-unions-economiques/
Réaliser un « vrai » livre avec de l’encre et du papier, c’est un vrai travail. Les contraintes sont beaucoup plus importantes que les publications virtuelles, le coût aussi.
Jacques Dutang, comme le Dr Kolsky qui vient malheureusement de nous quitter, ou Jean Pirot à son époque, se lance désormais dans cet exercice difficile. Ce type d’ouvrage spécialisé est imprimé à très peu d’exemplaires et nous conseillons toujours d’en avoir un dans sa bibliothèque.
Le thème des Unions Économiques est assez confidentiel et concerne un public restreint, mais les billets sont intéressants car liés à l’histoire du début du XXe et au régionalisme. La fin de l’ouvrage est consacrée aux quelques monnaies « fondantes » ayant été émises.
Comme M. Dutang aime les chiffres, en voici donc : 1,25 kilos, 315 pages, format A4, 35 euros port inclus (Mondial Relay) ou 38 par la Poste.
Plus de 500 billets présentés, peu de descriptions mais des images de bonne qualité. Ce n’est pas un livre de cotes ou d’étude, mais plus un recensement des exemplaires rencontrés, le classement basique (ville/valeur) est suffisant pour le moment.
Le problème d’un tel ouvrage est qu’il va provoquer - espérons-le - la sortie d’autres billets, nombre d’entre eux n’étant connus qu’à quelques exemplaires, les quantités indiquées sont donc à prendre avec beaucoup de précautions.
On regrettera la mise en page « à l’ancienne » sur grand format, très loin de ce qu’a su faire M. Hénon avec les Billets d’urgence de 1940 ou les émissions de la Régie des Chemin de Fer. Comme Yves Jérémie ou Gilbert Doreau, MM. Dutang et Hénon sont membres du même club (le très sérieux Club Auvergne Papier-Monnaie de Chamalières), celui-ci pourrait fusionner ces talents pour réaliser des collections d’ouvrages pratiques et les diffuser au plus grand nombre.
Jean-Marc DESSAL L'équipe cgb.fr
Une drachme d’Antonin le Pieux pour l’atelier d’Alexandrie a retenu notre attention et nous a amenés à lui consacrer cet article. La monnaie outre sa rareté présente la particularité d’avoir été percée à 10 heures et 4 heures au revers, et comme la drachme est frappée en axe à 12 heures, la monnaies pouvait être utilisée comme talisman aussi bien au droit qu’au revers. Mais ce n’est pas un cas unique, nous rencontrons ce type sur plusieurs exemplaires du monnayage d’Alexandrie, en particulier des drachmes (Dattari 281, pl. I & XXV (Néron), 4040, pl. IV & XXIV (Julia Domna). Néanmoins ce système de suspension semble beaucoup plus rare que les monnaies percées à 12 heures ou à 6 heures suivant l’orientation des coins. Il est probable que ce soit le type du revers avec le signe zodiacal des Poissons (20 février au 20 mars) accompagné ici d’un buste de Zeus, qui doit avoir compté dans l’opération, qui loin de détériorer l’exemplaire en sacralise la détention pour son propriétaire.
ANTONIN LE PIEUX
(25 février 138 – 7 mars 161)
AUGUSTUS (10 juillet 138 – 7 mars 161)
Titus Aurelius Fulvus Boionius Arrius Antoninus
Tétradrachme, Égypte, Alexandrie, an 8 = 144-145
(Æ, 20,72 g, 34,50 mm, 11)
A/ AYT K T AIΛ AΔP - - ANτωNεINOΣ ΣεB - εYΣ
(Aυτοκρατοροσ Kαισαροσ Tιτοσ Aιλιοσ Aδριανοσ Aντωνεινοσ Σεβαστοσ Eυσεβησ).
(L’empereur César Titus Aelius Hadrien Antonin Auguste Pieux).
Tête laurée d’Antonin à droite (O*)
R/ [L H]
(an 8).
(Jupiter en Poissons) Deux poissons opposés et superposés, surmontés d’un buste de Zeus (Jupiter) à droite lauré et drapé, un sceptre sur l’épaule.
Dattari 2981, pl. XXVI (revers) – Milne 1825 – Emmet AC 1692/8 – MRKA 601 – MRMA 35/ 260 var.
Monnaie centrée, trouée à deux endroits. Joli revers. Portrait agréable. Patine marron.
Très rare. TTB 1 200€
Ce type de drachme appartient à la grande émission du zodiaque datée de l’an 8 qui comprend les douze signes du zodiaque et qui est toujours rare. Dans l’ouvrage de Keith Emmet, Alexandrian Coins, Lodi, Wisconsin, 2001, 74A, nous avons une magnifique représentation de l’ensemble de cette émission avec les douze signes complétée par une treizième drachme avec l’ensemble des signes avec un buste d’Hélios (le Soleil) et de Séléné (la Lune) en cœur dans un médaillon. Cette série exceptionnelle dans le monnayage gréco-romain s’accompagne d’une autre émission tout aussi rare avec les douze travaux d’Hercule, mais qui a été frappée à l’occasion de plusieurs années régnales d’Antonin le Pieux (an 4, 5, 8 et 10).
Ce monnayage n’a été frappé que pour l’an 8 du règne d’Antonin le Pieux (144/5). Faut-il rappeler que l’année égyptienne, depuis la réforme d’Auguste, débutait le 29 août (1er Thout) (30 août pour les années avec un jour intercalaire) pour prendre fin le 28 août (Epagomenai). Antonin succède à Hadrien le 10 juillet. En Égypte son année 1 est comprise entre le 10 juillet et le 28 août 138. La huitième année de règne débute le 29 août 144 pour prendre fin le 28 août 145.
Pour le troisième signe du zodiaque (les Poissons) avec Jupiter (Dattari 2980 et 2981), nous avons une variante de buste (tête laurée à droite (O*) ou buste lauré, drapé et cuirassé à droite (A* ou A*2) associée à une légende plus ou moins développée. Il existerait aussi une variété avec un buste lauré et pan de paludamentum sur l’épaule gauche (MRKA 35/260).
Exemplaire provenant de la vente Gorny & Mosch, Auktion 308, lot n° 3375.
Les drachmes d’Antonin le Pieux associées aux signes du Zodiaque sont toutes et toujours recherchées des collectionneurs. Dès leur mise en circulation, sorte d’émission commémorative, elles ont dû être collectionnées et retirées rapidement de la circulation bien que certaines portent des signes évidents de circulation prolongée. Posséder une telle pièce, en particulier si vous êtes du signe astrologique des Poissons pourrait bien en faire votre « sou fétiche ».
Marie BRILLANT & Laurent SCHMITT L'équipe cgb.fr
IRON AGE & ROMAN COIN HOARDS IN BRITAIN
Roger Bland, Adrian Chadwick, Eleanor Ghey, Colin Haselgrove, David J. Mattingly, Adam Rogers and Jeremy Taylor, Iron Age & Roman Coin Hoards in Britain (IARCHB), Oxford 2020, relié (22 x 29 cm), XVII + 384 pages, graphiques et tableaux, illustrations en couleur, importante bibliographie et index. Code : Li 23. Prix : 80€.
Cet ouvrage publié en 2020 n’est pas une nouveauté, mais nous pouvons enfin vous le proposer à la vente. Il suit la publication de deux autres ouvrages publiés plus anciennement. Le premier, sous la plume de Philip de Jersey se dresse l’inventaire des trésors celtiques trouvés en Bretagne, Coins Hoards in Iron Age Britain (CHIAB), Spink, London, 2014, XV + 474 p., 307 trésors et le second paru en 2018, chez le même éditeur, cette fois-ci par Roger Bland, dresse l’inventaire des trésors de la Bretagne romaine, Coins Hoards ans Hoarding in Roman Britain AD 43 – c. 498 (CHHRB), XIV + 392 p., 33pl. Couleur, 3426 trésors 270-215 avant J.-C. et 602 après J.-C.
Ce nouveau livre n’aurait pas pu voir le jour sans la réalisation des deux précédents que nous venons d’évoquer précédemment. En effet, autour d’une équipe pluridisciplinaire, au travers de ces pages les différents auteurs et leurs collaborateurs Stewart Bryant, Nicky Garland, Sam Moorhead, et Katherine Robbins se sont livrés à un travail de recensions et d’analyses de l’ensemble des trouvailles effectuées sur le territoire de la Grande Bretagne entre les périodes celtiques et romaines.
Plus de trésors monétaires ont été recensés en Grande-Bretagne romaine que dans toute autre province de l’Empire. Cet ouvrage complet et richement illustré présente une étude de plus de 3 260 trésors monétaires datant de l’âge de fer et de l’époque romaine découverts en Angleterre et au Pays de Galles, accompagnée d’une analyse et d’une discussion détaillées. Les théories sur la constitution et le dépôt des trésors sont examinées, les schémas nationaux et régionaux dans les paysages où se trouvent les trésors monétaires sont présentés, ainsi qu’une analyse des trésors dont les lieux de découverte ont été étudiés et de ceux trouvés lors de fouilles archéologiques. Il comprend également un examen sans précédent des récipients dans lesquels les trésors monétaires ont été enterrés et des objets trouvés avec eux. Les schémas de constitution des trésors en Grande-Bretagne de la fin du IIe siècle avant J.-C. au Ve siècle après J.-C. sont discutés. Le volume fournit également une étude de la Grande-Bretagne au IIIe siècle après J.-C., période qui a connu un pic de plus de 700 trésors entre 253 et 296 après J.-C. Ce sujet a fait l’objet d’une attention particulière dans le cadre du projet, qui est un projet de recherche collaboratif entre l’université de Leicester et le British Museum, financé par l’AHRC. L’objectif était de comprendre les raisons qui ont motivé l’enfouissement et la non-récupération de ces découvertes. Une base de données en ligne complète (https://finds.org.uk/database) soutient le projet, qui a également entrepris une analyse SIG complète de tous les trésors et des enquêtes sur le terrain d’un échantillon de ceux-ci.
L’ouvrage après la table des matières (p. IV-V), se poursuit avec une liste des 265 figures (p. V-X) et 27 tableaux (p. XI) répartis sur l’ensemble des chapitres de l’ouvrage, une liste des abréviations utilisées dans le livre (p. XIII), une courte préface (p. XV) et une importante liste de remerciement de tous les participants qui ont permis la réalisation de ce projet (p. XVII).
Le plan de l’ouvrage est construit autour de neuf chapitres, dont le premier est une introduction présentant une approche méthodologique nécessaire à la préparation d’un travail d’une telle ampleur (p. 1-15) et justifiant la nécessité d’un tel ouvrage, sa portée et son utilisation. Il suffit de regarder la carte de la page 15 pour se faire une idée de la profondeur du travail réalisé. Le deuxième chapitre (p. 17-54) est un vue d’ensemble de l’inventaire qui a donné lieu à l’enquête et à son exploitation. Les diagrammes et les tableaux s’enchaînent tel un orchestre symphonique où chacun joue sa partition avant d’exploser dans un final qui nous saute aux yeux et nous submerge. Il suffit de jeter un coup d’œil aux deux tableaux de la page 19 (géographique et chronologique) en se basant pour le second sur la classification, déjà ancienne, mais toujours d’actualité de R. Reece. Le total de 2764 trésors n’est qu’un chiffre qui prend tout sons sens avec sa répartition entre les vingt-quatre périodes comprises entre avant la conquête de la Bretagne et la fin de l’empire romain d’Occident, fixée ici à 498, début de la réforme monétaire d’Anastase. Les diagrammes qui suivent ne sont que l’illustration de ces chiffres qui occupent parfois jusqu’à trois pages continues (p. 23-25) suivies de leur expression cartographique (p. 26-48) qui n’est que l’expression criante, mais véridique des chiffres. Le troisième chapitre aborde les conditions d’enfouissement de ces dépôts (p. 55-70). Chaque point est traité d’une manière dense et ramassée, presque chirurgicale en insistant à chaque fois sur les conditions et les raisons de l’enfouissement, mais en examinant la validité et la « vérité » sur l’identité des trésors, considérés, à la manière d’une véritable enquête, comme l’entendait Hérodote afin de reconstituer un récit, une Histoire remplie de sens. Le quatrième chapitre est une introspection géographique (p. 71-136) avec une analyse, parfois fine du paysage et des particularités régionales de certains dépôts et de leurs conditions d’enfouissement où encore une fois les cartes s’entremêlent avec les diagrammes et camemberts en tous genres, figeant les résultats, parfois dans une froide réflexion. Des photos de lieux viennent parfois compléter ces données. Le cinquième chapitre aborde ensuite les contextes archéologiques de ces trésors (p. 137-207). C’est un approfondissement des éléments déjà abordés où aux cartes nationales ou régionales déjà présentées viennent se substituer les cartes des cités, voire de zones encore plus précises, in fine.
Le sixième chapitre aborde les trésors en lien avec leur contenants et contenus, associés parfois aux « artefacts » (p. 209-233). Nous sommes dans un ouvrage de numismatique, consacré aux trésors et aux monnaies qui les composent. Cependant, c’est seulement au cours de ce chapitre, en dehors de la couverture (Frome Hoard) que des photos des trésors font leur apparition (à partir de la p. 212). Le chapitre suivant est une synthèse chronologique des sujets abordés, déjà entrevus dans le deuxième (p. 235-280). Le lecteur, après avoir digéré les précédents, devra revenir souvent sur cette partie ou bien débuter par ce chapitre avant de commencer, tel un archéologue, à étudier les couches successives de l’ouvrage en débutant par le résultat final, ce qui ne se produit jamais en archéologie, le tout, encore une fois éclairé par des diagrammes de tous poils. Le huitième chapitre a une portée plus spécialisée, remettant en jeu la crise du IIIe siècle à laquelle on oppose la continuité, réflexion fort intéressante dans un contexte où le matériel peut faire parler les faits (p. 281-317). Nous invitons le lecteur, en guise de réflexion, à jeter un œil à l’inscription de Carlisle de la page 306, milliaire à double sens, au propre comme au figuré (fig. 8. 21). L’ultime et neuvième chapitre se referme sur la conceptualisation de l’ensemble de ces trésors et sert de conclusion à un ouvrage, vous l’aurez compris, qui n’est pas un roman et ne peut en aucun cas se lire d’un seul trait, mais dont la patiente lecture vous livre les résultats de la Bretagne, principalement à l’époque romaine, le « Roman », vivant témoignage, par le biais d’une province romaine bien particulière, de sa vie quotidienne, au travers du prisme des trésors.
Une importante bibliographie vient compléter l’ouvrage (p. 331-348), suivie d’un index général (p. 355-366) auquel il manque peut-être un index des trésors.
Laurent COMPAROT & Laurent SCHMITT
L'équipe cgb.fr Il vous reste encore quelques heures pour miser ou augmenter votre offre maximum avant la fin de notre E-auction 678 - à partir de 14h00, un article sera attribué au dernier gagnant toutes les 20 secondes.
E-auction 678 ce sont des centaines de monnaies, jetons et billets. C'est vous qui décidez du prix !
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A vous de jouer !! Fatima MAHFOUDI
C’est parti ! Le lancement des souscriptions pour le prochain volume, le cinquième de la série du Franc, les Essais, les Archives, la 2e République (1848-1852) est sur le métier et est en cours de rédaction. Comme d’habitude, les deux versions seront disponibles pour la première, en novembre et pour sa version « prestige » début décembre pour le salon MONEXPO, le 5 décembre 2026.
Nous profitons de ce message pour remercier tous ceux qui nous accompagnent et nous soutiennent depuis le premier volume ou qui nous ont rejoints au cours de cette aventure.
Attendez-vous à des surprises dans ce cinquième volume, dans les Archives en premier lieu avec un chapitre consacré à la naissance des monnaies fédérales suisses qui ont été frappées en 1850-1851 à Paris et à Strasbourg ainsi qu’un dossier traitant de la naissance du premier timbre français le 1er janvier 1849 qui a été créé et réalisé intégralement dans les locaux de la Monnaie de Paris sous la direction de Jacques Jean Barre (1793-1855), graveur général depuis 1843.
D’autre part, la partie catalogue sera l’une des plus importantes réalisées depuis le premier volume de la série et va permettre au lecteur et au collectionneur sans oublier les professionnels de faire le tri entre ce qui est authentique et toutes les refrappes qui ont été réalisées à partir du Concours et qui n’ont justement rien d’officiel. Attendez-vous à des surprises de taille, tant au niveau de l’information fournie que des cotes qui seront à la hauteur des vraies raretés de la série !
Laurent SCHMITT (président de l’ADAN) L'équipe cgb.fr
LE DOUZIÈME D’ÉCU, PORTRAIT À LA MÈCHE LONGUE DE LOUIS XIV,
FRAPPÉ EN 1654 À TOULOUSE (M)
Monsieur Christian Fouet nous a adressé la photographie d’un douzième d’écu, portrait à la mèche longue de Louis XIV, frappé en 1654 à Toulouse (M) absent de l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (1610-1794), n° 33 118, p. 421. Les mises en boîte de la Monnaie de Toulouse pour l’année 1654 ne mentionnent pas de douzièmes d’écu, mais seulement des louis d’or, des demis et des quarts d’écu d’argent frappés entre le 26 septembre et le 31 décembre 1654 sous l’exercice d’Alexandre Belleguise, maître et fermier particulier. Ce dernier avait pour différent un oiseau à droite, or ce douzième d’écu porte une palme au-dessus du buste se rencontrant jusqu’en 1653. La palme est en effet le différent de Jean Baccarisse, ayant les droits de Louis Montilz, maître et fermier particulier. Faut-il y voir un douzième d’écu frappé au début de l’année 1654 et dont les productions auraient été comptabilisées avec celles de 1653 ? Il faut noter que sur ce douzième d’écu, le différent du graveur, une coquille, est doublé et se trouve à la fois sous le buste du roi et en début de légende du revers. Arnaud CLAIRAND |

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