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Fatima MAHFOUDI

Les Amis du Franc (ADF) sont à la manœuvre. Ils participent activement auprès des auteurs, Philippe Théret et Michel Taillard à la préparation du cinquième volume du Franc, les Essais, les Archives, la 2e République (1848-1852). N’hésitez pas à les rejoindre afin de prendre part à cette grande aventure qu’est la publication d’une série d’ouvrages qui par le cadre de leurs recherches en archives papier et monétaires leur permettent d’avoir une vision inégalée sur le monnayage français pour la période comprise entre 1803-1870, travail qui n’avait pas été revu depuis l’ouvrage de Dewamin, publié à l’occasion du centenaire de la Révolution !

Laurent SCHMITT (président des ADF)

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L'équipe cgb.fr

ACHILLE HAMEL, TRAJECTOIRE D’UN MÉDAILLEUR OUBLIÉ1

« La gravure en médailles n’a dans notre ville qu’un seul et digne représentant : c’est M. Hamel, qui a, de plus, l’honneur d’avoir implanté à Rouen cet art qu’il ne paraissait guère possible de faire réussir en province. En dépit des nombreuses difficultés que l’artiste rencontre dans l’obligation d’aborder tous les genres, ce qui n’a pas lieu à Paris, où s’explique ainsi la supériorité des spécialistes, M. Hamel a fait preuve d’un talent aussi sûr que varié dans l’exécution d’une grande quantité de médailles depuis quelques années. (…). L’Académie décerne un rappel de médaille d’argent à M. Hamel » (Précis analytique des travaux de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, 1858 p.71)

Éclipsés par les artistes de « l’âge d’or » de la médaille, dans les années 1890-1920, bon nombre de graveurs du milieu du 19e siècle restent encore dans l’ombre, malgré toutes les louanges et prix reçus. C’est tout particulièrement le cas d’un homme qui a connu un succès incontestable, d’abord en Normandie, puis au-delà des frontières régionales, à Paris : Achille Hamel. Pendant près de 50 ans, de 1850 à 1900, la création de nouveaux types de médailles en Seine-Maritime (Seine-Inférieure à l’époque) est presque exclusivement attribuable à cet homme, puis à ses successeurs, Lecomte et Noël. La difficulté d’appréhender la vie, et l’œuvre d’Achille Hamel est telle que son identification a été une quête en elle-même2. En effet, les musées qui conservent pourtant des médailles de ce graveur les ont attribuées à d’autres artistes, dont le champ d’activité et les années d’exercice ne correspondent pas vraiment3. Ainsi, une vingtaine de médailles environ, au nom de « Hamel », sont conservées au musée Carnavalet. D’autres sont visibles dans des établissements aussi divers que le Palais des Beaux-Arts de Lille, le musée national de la Marine ou encore le musée de Bretagne. Des exemplaires sont aussi repérables dans des collections à l’étranger, en particulier au Royaume-Uni4 ou aux Etats-Unis – l’American Numismatic Society possède ainsi au moins deux exemplaires de médailles de l’Exposition internationale du Havre de 1868 de dimensions différentes5.

1848-1860, LES ANNÉES ROUENNAISES, L’ESSOR D’UN GRAVEUR

En 1848, la première trace d’Achille Hamel résonne comme un coup d’éclat – il a alors 28 ans. Il est récompensé d’une grande médaille de bronze pour la qualité de son travail. L’éloge est particulièrement appuyé : il « nous a fait admirer trois médailles qu’il a exécutées pour la Société d’horticulture de Rouen. Il est impossible de rien voir de plus coquet, de plus gracieux, de mieux travaillé ; les fleurs, les fruits, les outils de jardinage sont gravés avec une rare perfection, et de manière à rivaliser avantageusement avec les plus habiles ouvriers de la capitale. Depuis longtemps nous avons suivi avec intérêt les progrès de M. Hamel, dans l’art qu’il exerce, et nous savions d’avance que tôt ou tard, il deviendrait l’un de nos lauréats. »

Figure 1 : avers de la médaille d’horticulture, exemplaire des musées de Rouen 41 mm

Figure 2 : Avers de la médaille d’horticulture, exemplaire du Département des Monnaies et Médailles 36 mm

Veuf en 1850, il se remarie en 1852 avec Angélique Baullier6, en février. Le couple accueille une petite fille fin novembre. Cette union correspond à la croissance rapide de sa production de médailles, qui s’explique sans doute par la profession de son épouse, qui est aussi « graveur en métaux ». En quelques années, de nombreux modèles pour des institutions normandes voient le jour. Leur éclectisme est particulièrement frappant : Caisse d’Epargne et de Prévoyance de Rouen7, Société des Régates rouennaises8, Ville de Rouen9, comptoir d’escompte de Rouen10, sans doute la banque la plus réputée de la place normande au 19e siècle, Conseil central d’hygiène et de salubrité de Seine-Inférieure11, ou encore les assurances La Clémentine12.

En 1854, il est choisi pour la réalisation du nouveau jeton de présence de la société libre d’Emulation du Commerce et de l’Industrie, fusion de la Société du Commerce et de l’Industrie et de la Société d’Emulation13. Cela lui permet d’entrer dans cette société savante, particulièrement influente dans la capitale normande, tant elle rassemble une élite locale, qui se distingue par sa sensibilité progressiste et scientifique. Dès cette date, il devient un notable rouennais.

À cette époque, Achille Hamel bénéficie aussi d’un soutien inattendu : le Journal de Rouen lui assure une promotion assez exceptionnelle. L’attention qui lui est portée permet de bien suivre sa carrière – et c’est particulièrement précieux pour rédiger une biographie. Néanmoins, la lecture des articles laisse parfois songeur, tant le ton est proche du publi-reportage14. Il bénéficie de deux récompenses, des médailles d’argent, décernées par l’académie des Sciences, belles-lettres et arts de Rouen, en 1854 et 58.

1858-59 est une période charnière : Hamel réalise les médailles de récompense et de souvenir de l’Exposition régionale de Rouen, et le concert des louanges dépasse cette fois les frontières normandes, puisque son travail trouve grâce aux yeux de la Gazette des Beaux-Arts dans son numéro du 1er octobre.

Les commandes, aussi, débordent du cadre régional, avec en particulier la Société des régates parisiennes15, L’exposition régionale de Bordeaux16, l’Exposition régionale de Nantes (souvenir et récompense)17.

1861-1879, LES ANNÉES PARISIENNES, LA CONSÉCRATION AVANT LA CHUTE

Sa trace se perd dans un premier temps, alors qu’il déménage avec sa famille à Paris, et qu’il cède son entreprise à Adolphe Lecomte, un graveur lui aussi d’origine normande, mais établi jusque là à Lille.

Cette disparition ne signifie pas qu’il échoue pour autant. Il émerge de nouveau, et de quelle manière, en 1866. Il réalise une médaille pour commémorer les pèlerinages au Saint-Sépulcre18, ce qui lui vaut de recevoir « le titre et les insignes de Chevalier du Saint-Sépulcre »19 en 1867. À cette période, il est choisi pour réaliser la médaille de récompense pour la partie navigation de plaisance à l’occasion de l’Exposition Universelle de Paris, symbole de l’apogée du Second Empire – cette attribution est sans aucun doute la preuve de la reconnaissance de son talent. La médaille est clairement un succès, puisque le Yacht-Club de France se porte acquéreur du coin d’avers pour sa médaille de récompense, et demande à Hamel de produire un nouveau revers20.

Figure 3: Médaille de récompense, navigation de plaisance, diamètre 6,8 cm, 137g, cuivre

Le graveur enchaîne alors plusieurs commandes liées à ces événements particuliers que sont les Expositions. Il conçoit les médailles de récompenses et de souvenirs de l’Exposition internationale maritime du Havre21 en 1868 par exemple.

1869, puis 1870 sont des années d’inflexion dramatique. Hamel continue d’enregistrer les commandes (Exposition industrielle de Beauvais par exemple). Mais alors qu’il s’apprête à sortir des frontières françaises pour participer à l’exposition d’Altona, en Prusse, à la fin août – il lui sera décerné une médaille d’argent à cette occasion, une véritable tragédie survient. À la mi-août, à l’occasion d’un voyage à destination de l’Italie, sa femme et sa fille disparaissent dans le lac du Bourget, victimes d’un chavirage d’embarcation dont lui-même réchappe22,23. Les corps des deux malheureuses ne seront jamais retrouvés. Et puis quelques mois plus tard, son domicile parisien est vraisemblablement sinistré pendant la Commune. Il est très probable qu’il revienne à cette période sur Rouen24, pour quelque temps, avant de s’installer de nouveau à Paris, à une autre adresse, vers 1872-73, jusqu’à sa mort.

Quand il revient dans la capitale, il exécute encore quelques commandes, parfois en provenance de Normandie, à l’instar d’une médaille de récompense pour le compte du Petit Séminaire de Rouen, en 187425. Néanmoins, le rythme s’est considérablement ralenti, puisque seule une dizaine de modèles apparaît au dépôt légal entre 1871 et 1879 – au cours de la seule année 1866, il en avait réalisé 12.

Il décède à Paris le 26 juin 1879, à l’âge de 59 ans, manifestement des suites d’une longue maladie – les remaniements successifs de son testament26 au cours des six derniers mois de sa vie en semblent une indication. Sa mort est déclarée par un ami, Louis Leclerc, qui réside à Rouen, et par son frère cadet, Ulysse. Ce dernier reprendra ponctuellement le flambeau fraternel, en réalisant notamment deux médailles pour Notre Dame de Bonsecours : l’une pour célébrer le couronnement en 1880, l’autre pour commémorer sa consécration en 188527.

Il laisse derrière lui une œuvre riche d’au moins une centaine de modèles originaux – un chiffre clairement sous-estimé au regard des « trous » dans les sources d’informations le concernant à plusieurs périodes.

Son souvenir s’efface bien rapidement alors qu’il bénéfice à son époque d’une reconnaissance de son talent qu’il paraît difficile de contester, mais qui ne nous est pas parvenue en tant que telle. Il ne semble avoir été l’élève, ou le maître d’aucun graveur. Son absence dans les salons et expositions en tant que graveur, pour présenter son travail, est sans doute aussi préjudiciable. Enfin, l’absence de toute descendance familiale directe n’est pas de nature à favoriser l’entretien de sa mémoire.

Pourtant, son activité professionnelle lui survit d’une certaine manière : le commerce qu’il a fondé cours Boieldieu perdure pendant plusieurs décennies28, de manière particulièrement éclatante avec ses deux premiers successeurs : Adolphe Lecomte jusqu’en 1879 puis Adolphe Noël jusqu’au début du 20e siècle. Ces deux graveurs ont également produit des médailles remarquables - leurs deux inventaires combinent une centaine de modèles, mais c’est là une autre histoire.

Guillaume CHASSANITE

ANNEXE – médailles et jetons Hamel

Fig 1 : Société centrale d’horticulture du Département de Seine Inférieure -1848

Fig 2 : Caisse d’épargne et de prévoyance de Rouen - 1852

Fig 3 : Société des régates rouennaises - 1852

Fig 4 : Notre Dame de Bonsecours - 1853

Fig 5 : Ville de Rouen - 1855

Fig 6 : Comptoir d’escompte Rouen – jeton à pan - 1855

Fig 7 : Conseil central d’hygiène et de salubrité Seine Inférieure 1855

Fig 8 : Assurances la Clémentine – secours et dévouement - 1855

Fig 9 : Chambre Consultative des arts et manufactures d’Elbeuf - 1856

Fig 10 : Médaille de Bonsecours - 1857

Fig 11 : Compagnie elbeuvienne d’éclairage - 1857

Figure 12 : Assurances la Normandie 1858 - 59

Fig 13 : Médaille de récompense de la Société d’émulation et de l’Exposition régionale 1859 – 1858 -59

Fig 14 : Entreprise Haussmann Caron - 1859

Figure 15 : Forges Laubenière - 1859

Fig 16 : Société des régates parisiennes - 1858

Fig 17 : Médaille du souvenir – Exposition de Rouen 1859

Fig 18 : Exposition régionale de Bordeaux - 1859

Fig 19 : Exposition régionale de Nantes – médaille de souvenir - 1861

Fig 20 : Exposition régionale de Nantes – médaille de récompense - 1861

Fig 21 : Visite de Napoleon III au concours régional agricole et hippoque de Rouen - 1868

Fig 22 : Mariage Hamel - 1866

Fig 23 : Pélerinage de Terre Sainte - 1866

Fig 24 : Yacht-club de France – médaille de récompense - 1867

Fig 25 : Exposition maritime internationale du Havre – médaille de récompense - 1868

Fig 26 : Exposition maritime internationale du Havre – médaille de souvenir - 1868

Figure 27 : Petit Séminaire de Rouen – médaille de récompense - 1874

Informations relatives aux photographies : 1 - prise par G. C. 2 - Cgb.fr - fjt_751068 3 - prise par G. C. 4 - Monnaie de Paris 5 - prise par G. C. 6 - Cgb.fr - fjt_058549 7 - prise par G. C. 8 - prise par G. C. 9 – prise par G. C. 10 – Monnaie de Paris 11 - prise par G. C. 12 - Cgb.fr - fjt-750994 13 – Cgb.fr - fme_996834 14 – musée Carnavalet 15 – Monnaie de Paris 16 – musée Carnavalet 17 - prise par G. C. 18 – Cgb.fr - fme_873540 19 - Cgb.fr - fme_442551 20 – Cgb.fr - fme_504786 21 - prise par G. C. 22 - Cgb.fr - fme_843449 23 - Cgb.fr - fme_960797 24 - Cgb.fr - fme_898771 25 - Cgb.fr - fme_435085 26 – Cgb.fr - fme_1006406 27 - prise par G. C.


  1. 1 Il s’agit ici d’un grand résumé d’une étude complète accessible à ce lien : https://numisvaldesalm.be/CHASSANITE.pdf

  2. 2 Le dictionnaire Bénézit, qui comprend pourtant 170 000 références, propose 7 entrées au nom de Hamel, mais aucune ne correspond à ce graveur. En revanche, il est bel et bien identifié par Leonard Forrer, qui indique dans son Biographical Dictionary of Medallists, en p. 391 : « Hamel (French.). Die-sinker of the third quarter of the nineteenth century. His name occurs on a medal of Napoleon III commemorating Dr. Jenner. Another medal is signed Hamel et Lecompte (Vide Amer. Journ. Of Num. n° 755-6-1015)

  3. 3 Deux noms ressortent : à titre principal Adolphe-Emile, plus rarement Jacques-Ernest. Le premier se distingue par la gravure sur bois (prix à l’Expo Universelle de Paris 1889). Le début de ses années d’exercice (1887) et nettement postérieur et incompatible par rapport aux œuvres identifiées. Il est domicilié qu’à Paris alors que de nombreuses médailles ont une signature « Hamel à Rouen ».

  4. 4 Par exemple au National Maritime Museum, Greenwich, London : https://www.rmg.co.uk/collections/objects/rmgc-object-38249

  5. 5 https://numismatics.org/collection/1931.999.597?lang=fr ;https://numismatics.org/collection/1936.999.652?lang=fr

  6. 6 La médaille célébrant leur union est présente en annexe, figure 22. Elle est postérieure d’une quinzaine d’années, et nous n’avons aucune certitude quant aux motivations du graveur – et de son épouse.

  7. 7 Figure 2 de l’annexe

  8. 8 Figure 3 de l’annexe

  9. 9 Figure 5 de l’annexe

  10. 10 Figure 6 de l’annexe

  11. 11 Figure 7 de l’annexe

  12. 12 Figure 8 de l’annexe

  13. 13 Bulletin des travaux de la Société libre d’émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Inférieure, 1854-55, p.103. Le jeton est anépigraphe. Sans la presse ou ces publications, il aurait été impossible d’attribuer cette œuvre à Hamel. C’est le cas pour plusieurs autres médailles ou jetons.

  14. 14 Journal de Rouen, 31/12/1857 : « On connaît les jolies médailles gravées par M. Hamel et qui représentent l’église de Bonsecours. On sait que ces médailles de modules divers, sont d’une exécution artistique remarquable qui en fait de véritables bijoux. M. Hamel vient, à ce sujet, de compléter son œuvre en composant une nouvelle médaille destinée à être bientôt en grande faveur, surtout auprès des jeunes personnes. La médaille dont nous parlons et qui est de forme ovale, gravée avec autant de talent que de bon goût, offre, d’un côté, une vue de l’église de Bonsecours, et de l’autre, les attributs du baptême, de la communion et de la confirmation. Une place est réservée auprès de chacun de ces attributs pour l’inscription d’une date, et un gracieux écusson peut recevoir le nom de la personne qui possède cette charmante médaille »

  15. 15 Figure 16 de l’annexe

  16. 16 Figure 18 de l’annexe. Les organisateurs de l’Exposition sont clairs : ils sollicitent Hamel parce qu’ils veulent la même chose qu’à Rouen : Bulletin de la Société philomathique de Bordeaux, 1859, p.141

  17. 17 Figures 19 et 20 de l’annexe

  18. 18 Figure 23 de l’annexe

  19. 19 Bulletin de l’Oeuvre des Ecoles d’Orient du 1er mai 1867

  20. 20 Figure 24 de l’annexe

  21. 21 Figures 25 et 26 de l’annexe

  22. 22 Le Journal de Rouen s’en fait l’écho les 19, 21 et 30 août 1869. Le Journal des baigneurs, un quotidien dieppois, rapporte aussi l’information le 19 août. Ce dernier tient des propos qui montre à quel point Achille Hamel est connu : « (…) M. Hamel, ancien graveur, sur le cours Boieldieu à Rouen. Pendant son séjour en cette ville, il s’était acquis de nombreuses sympathies et le double malheur qui vient de le frapper sera vivement ressenti par tous ceux qui avaient connu cette honorable famille »

  23. 23 Cet accident fait l’objet d’une couverture plutôt significative. Outre le Journal de Rouen, qui reprend en fait des articles d’abord parus dans le journal de l’Ain et le Constitutionnel ; le Courrier des Alpes, une recherche rapide permet d’identifier un article dans : le Messager du Midi (22/08) ; la Petite Presse (21/08) qui est une reprise du Journal de l’Ain ; le Journal des Baigneurs (19/08), le Mémorial de la Loire et de la Haute Loire (23/08), l’Univers Illustré.

  24. 24 Cette réinstallation temporaire explique sans doute la cosignature « Hamel - Lecomte » sur deux modèles qui ne sont pas reproduits ici, « Havrais reconnaissants » et « comité de Vaccine du Département du Nord ».

  25. 25 Figure 27 de l’annexe

  26. 26 Il témoigne d’une aisance matérielle particulièrement significative

  27. 27 À noter que la reprise du flambeau s’incarne aussi par une aventure assez étonnante : le terrain acheté en bord de mer, sur la côte de Nacre, par Achille Hamel au milieu des années 1860, reste nu. Ses héritiers vendent la parcelle en 1880, pour la racheter en 1889 ! Ulysse y fait alors bâtir une maison : le chalet des Glaïeuls, en 1894, vendu ensuite en 1897. Ce bâtiment a disparu, détruit lors du débarquement du 6 juin 1944.

  28. 28 L’activité se transforme au cours du temps, et suit les modes. L’entreprise ferme définitivement en 2022. À cette époque-là, elle affiche sur sa devanture « Gravure industrielle et commerciale, depuis 1860 », au 61 rue des Ours, à Rouen. Même là, il y a une erreur manifeste qui efface Hamel, puisqu’il est certain que l’entreprise remonte plutôt à 1845… 1860 correspond à la cession du fonds de commerce à Lecomte.

 

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L'équipe cgb.fr
| 20/04/2026
Informations

MONNAIES ROYALES INÉDITES

LE LOUIS D’OR AUX ÉCUS OVALES,  BUSTE HABILLÉ DE LOUIS XV, FRAPPÉ EN 1732 À PAU (VACHE)

   

Dans la boutique internet de CGB, sous le n° bry_1117955 (8,13 g, 23,5 mm, 6 h.) a été mis en ligne un louis d’or aux écus ovales, buste habillé de Louis XV, frappé en 1732 à Pau (vache). Cette monnaie, signalée à partir des archives, n’était pas retrouvée dans l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (1610-1794), n° 34 015, p. 776. D’après nos recherches en archives, 5 765 louis d’or ont été mis en circulation suite à six délivrances entre le 22 février et le 27 décembre 1732. Pour cette production, six louis d’or ont été mis en boîte, chiffre révélateur du nombre de délivrances (une monnaie en boîte par délivrance).

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Arnaud CLAIRAND

Bonjour ,

Nous avons le plaisir de vous présenter une nouvelle sélection de médailles parmi lesquelles vous pourrez retrouver une jolie série de médailles étrangères, notamment cette médaille pour la première exposition internationale des industries maritimes en Italie à Naples en 1871. Dans la même série, vous retrouverez cette belle médaille de Georges Byron, gravée par Gaspare Galeazzi.

  

Pour découvrir toutes les médailles de cette sélection, cliquez ici.

Par ailleurs, retrouvez quelques jetons en argent, notamment des invendus de la Collection Henri Labouret, comme ce tirage uniface du jeton du Mariage d’Eric de Brunswick et de Dorothée, fille de Nicolas de Lorraine, ou bien des jetons de notaire, comme celui-ci pour Loches.

Pour retrouver tous nos jetons, cliquez ici.

N'oubliez pas de participer à notre e-auction en cours.

Merci de collectionner avec CGB Numismatique Paris !

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Alice JUILLARD

Chers Collectionneurs,

La BOUTIQUE MODERNES de Cgb.fr vous propose cette semaine une sélection de 50 monnaies modernes françaises comprenant entre autre 1 pièce en or ainsi que 26 en argent :

  

  

  • 23 autres monnaies complètent cette sélection :

  

  

La BOUTIQUE MODERNES, c'est aussi un choix de plus de 12 000 monnaies et, chaque semaine, une sélection de 150 monnaies minimum dans nos e-Auctions au prix de départ 1 euro.

Bonne(s) trouvaille(s) !

Une question ? Des monnaies à vendre ? Une collection à faire estimer ?  N'hésitez pas à prendre contact en nous écrivant à l'adresse laurent.voitel@cgb.fr (pour les monnaies modernes françaises, de 1795 à 2001). Nous sommes également à votre écoute directement par téléphone au 01.42.33.86.89.

 

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Laurent VOITEL

 Bonjour,

Retrouvez sur la boutique Euro de CGB Numismatique Paris une sélection de monnaies ou séries !

  

Un ensemble de monnaies Euro est également proposé dans notre e-auction hebdomadaire (prix de départ 1 Euro, clôture en direct tous les lundis à partir de 14h00).

 

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Pauline BRILLANT
| 17/04/2026
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Nouvelles monnaies du Monde !

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Aujourd'hui découvrez sur la boutique des monnaies du monde un ensemble de nouvelles monnaies étrangères. Dans cet ensemble vous découvrirez des monnaies de tous pays et toutes époques ! 

  

  

  

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Pauline BRILLANT
| 17/04/2026
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180 monnaies antiques en ligne

Bonjour, 

Découvrez aujourd'hui une sélection de 180 monnaies antiques : grecques, romaines, byzantines et provinciales.

Les prix varient de 25 à 5 800 euros.

  

  

 

  

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Marie BRILLANT

Bonjour, 

Découvrez aujourd'hui une jolie sélection de 31 monnaies carolingiennes, féodales et royales avec des prix variants de 40 à 6000 Euros : 

 

  

   

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Un ensemble de monnaies royales et féodales est également proposé dans notre e-auction hebdomadaire avec un prix de départ 1 Euro (clôture en direct tous les lundis à partir de 14h00).

Bonne journée avec Cgb.fr !

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Ophélie LE DEZ

Le Groupe Numismatique du Comtat et de Provence (GNCP) est l’une des plus anciennes et prestigieuses sociétés savantes régionales dédiées à la numismatique en France.

Voici ce que l’on peut retenir de son historique et de son évolution depuis sa création :

1. FONDATION ET FIGURES HISTORIQUES 

• Création : Le groupe a été fondé en 1931 à Avignon (initialement GNC : Groupe Numismatique du Comtat de 1931 à 1940) • Le fondateur : L’initiative revient à Me Pierre-Carlo Vian, un huissier de justice avignonnais passionné, qui fut également l’un des piliers de la Société d’Études Numismatiques et Archéologiques (SENA). • Parrainage prestigieux : À sa naissance, le groupe est placé sous le patronage d’Adrien Blanchet, membre de l’Institut et figure monumentale de la numismatique française. • Rayonnement initial : Dès ses premières décennies, le groupe s’impose au niveau national. Parmi ses membres illustres, on compte Jean-Baptiste Colbert de Beaulieu (spécialiste des monnaies gauloises), qui en fut le président d’honneur. • À partir de 1971, le GNCP se développe largement. En particulier sous les présidences d’Antonin Deroc puis d’Alain Maureau (qui fut également président de l’Académie de Vaucluse). • Membre de la CIN : le GNCP fait partie des toutes premières sociétés françaises de numismatique à avoir adhéré, en 1975, à la Commission Internationale de Numismatique.

2. MISSIONS ET ACTIVITÉS

Le GNCP n’est pas un simple club de collectionneurs, mais une société académique dont le but est l’étude scientifique des monnaies, médailles, jetons, poids de ville, intailles et camées pour tous domaines et époques confondus avec un intérêt particulier pour la numismatique liée à l’histoire du comtat Venaissin et d’Avignon (monnayage pontifical) ainsi que de la Provence et de la vallée du Rhône.

• Les Annales du GNCP : C’est la publication phare du groupe. Elle regroupe des articles de recherche de haut niveau, souvent cités par les chercheurs et les experts en ventes publiques. En pleine progression, cet organe a été largement optimisé ces dernières années à la fois dans ses contenus, sa taille et sa forme et bénéficie aujourd’hui d’une excellente réputation. S’y rajoutent désormais, des suppléments publiés sous la forme d’ouvrages orientés sur des thèmes particulièrement spécialisés. • Événements : Le groupe organise des colloques en relation avec les grandes autres sociétés nationales ainsi que des cycles de conférences réguliers. Elle participe, à travers la mise à disposition de ses divers spécialistes, aux programmes nationaux de recherche.

3. DYNAMIQUE CONTEMPORAINE (DEPUIS LES ANNÉES 2010)

Sous l’impulsion de présidents comme Jean-Albert Chevillon, le groupe a connu un regain d’activité notable : • Internationalisation : Le GNCP a attiré de nouveaux membres de renommée mondiale, tels que le professeur Pere Pau Ripollès (Espagne), Clive Stannard (Grande-Bretagne) ou Andreas Furtwängler (Allemagne). • Effectifs : En 2026, le groupe a franchi le cap symbolique des 120 membres actifs, confirmant sa place de «société majeure» dans le paysage numismatique français. • Siège actuel : L’association est basée à Avignon et tient régulièrement ses séances à l’Hôtel de Forbin la Barben qui lui a été gracieusement proposé par l’Institut Calvet.

mail du GNCP : gncp84@gmail.com blog du GNCP : https://gncp-avignon.blogspot.com/

Pierre-Carlo Vian à son bureau à Paris

Jean-Albert CHEVILLON

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| 17/04/2026
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MONNAIES ROYALES INÉDITES

L’ÉCU AUX BRANCHES D’OLIVIER, TÊTE CEINTE D’UN BANDEAU  DE LOUIS XV, FRAPPÉ EN 1759 À GRENOBLE (Z)

Monsieur L.G. nous a signalé un écu aux branches d’olivier, tête ceinte d’un bandeau de Louis XV, frappé en 1759 à Grenoble (Z). Cette monnaie est totalement absente de l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (1610-1794), n° 34 131, p. 961. Les chiffres de frappe de l’année 1759 pour la Monnaie de Grenoble ne sont pas connus. Cette monnaie ayant été trouée, nous pourrions penser à une monnaie fausse qui par cette perforation aurait été retirée de la circulation. Sa masse de 26,86 g est toutefois normale compte tenu de l’usure de la monnaie et du trou. La tranche présente bien des inscriptions.

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Arnaud CLAIRAND
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