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Une semaine, une médaille ! - N° 27.

| 20/03/2017
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Revenons aujourd'hui sur une médaille proposée sur notre Boutique Médaille depuis quelques mois sans qu'elle ait trouvé preneur alors que le dernier exemplaire passé en vente en mai 2014 avait réalisé 2.500€ (plus les frais) à Drouot :

fme_372437 - Médaille de visite d’Ahmad Pasha bey à Paris.

Cette médaille a effectivement été frappée sous le règne de Louis-Philippe ; elle est signée et datée A. FEART SC 1846 sous le buste au droit, signée une seconde fois ADRIEN FAERT dans la couronne de fleurs au droit et une troisième fois FEART au revers.   

Hyacinthe Louis Jules Adrien Féart est né le 11 avril 1813 à Sedan, et mort le 27 décembre 1879 à Paris (16e arrondissement). C' est un sculpteur, dessinateur et médailleur français de l'époque romantique. Dès 1838, Adrien Féart se fait un nom dans le milieu de l'édition d'ouvrages cartonnés et ornementés. Il travaille aux côtés de Claude-Aimé Chenavard, Antoine Laurent Dantan, ou Tony Johannot notamment pour Alfred Mame ou Léon Curmer. Sculpteur sur acier, il s'inscrit dans la vogue néogothique qui imprègne les arts décoratifs, jusqu'en 1848. Les ouvrages auxquels participe Féart sont considérés comme extrêmement rares. Au cours des années suivantes, il reproduit à l'identique quelques pièces d’orfèvrerie datant de la Renaissance (aiguière, plats) ; on connaît aussi de lui onze croquis d'après Poussin (1850), conservés à la chalcographie du Louvre.
Outre de nombreuses médailles de personnalités françaises et étrangères, il exécute une importante somme d'illustrations pour la Description des antiquités éditée par François Lenormant en 1867..

Arrivée du duc de Montpensier à La Goulette en juin 1846,
reçu par une garde d'honneur de l'armée beylicale avec,
à gauche, une partie du palais d'été d'El Sharfiya, aujourd'hui disparu.

Ahmed Ier Bey, né le 2 décembre 1806 à Tunis et mort le 30 mai 1855 à La Goulette, est bey de Tunis de la dynastie des Husseinites de 1837 à sa mort.
Il succède à son père, Moustapha Bey, le 10 octobre 1837. Jeune prince, il a pour son pays de grandes ambitions : il veut posséder une armée nombreuse, une marine de guerre redoutable, un arsenal moderne, une école polytechnique, un hôtel de monnaie, une résidence royale, etc. Mais ni lui ni son jeune ministre des Finances, Mustapha Khaznadar, qui est devenu son beau-frère, n'ont une idée exacte des ressources économiques à utiliser pour mener à bien ces grands travaux, de sorte que la plupart des initiatives beylicales aboutissent à des échecs coûteux de même qu'à une baisse des ressources financières de la régence.

Lors d'un traité signé en 1830, le bey consent à la cession d'un terrain à Carthage pour l'érection d'un monument au roi Louis IX de France. La pose de la première pierre de la cathédrale au sommet de la colline de Byrsa a lieu le 25 août 1840. Signe de la tolérance religieuse du bey, il permet également en février 1845, à la communauté chrétienne de Tunis essentiellement composée de commerçants européens, d'agrandir leur petite église située près de Bab El Bhar.
En juin-juillet 1846, le duc de Montpensier, fils du roi Louis-Philippe, visite Tunis et Carthage. Il est reçu avec beaucoup de solennité par le bey. Au cours d'entretiens officiels s'amorce le projet du voyage d'Ahmed Bey à Paris.
Ce voyage a lieu en novembre 1846 et le roi Louis-Philippe réserve au bey une réception splendide à laquelle celui-ci est très sensible. Ce voyage, au cours duquel Ahmed Bey voit beaucoup de choses, renforce le souverain dans ses projets d'imiter les nations européennes. Un article paru en 1897 dans La Revue tunisienne décrit ainsi l'effet qu'a eu cette visite sur la volonté modernisatrice du bey :
« Parmi toutes les merveilles qu'il eut l'occasion d'admirer, son esprit demeura plus particulièrement frappé par les ingénieuses applications du génie industriel ; il conçut dès lors le noble projet de tirer l'industrie indigène hors de la routine où elle était plongée en l'encourageant à entrer dans la voie du progrès et de doter son pays d'établissements spéciaux, armés des moyens de production dont les avantages économiques lui avaient été révélés. »
La visite du bey en France, organisée par son conseiller Giuseppe Raffo avec le consul de France, et le fait que le pays le reçoit avec les honneurs réservés habituellement à un souverain indépendant déplaît aux autorités de l'Empire ottoman car le bey reste, du moins théoriquement, sous la suzeraineté du sultan.

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